‹ Singularités historiques; contenant ce que l'historie de Paris et de ses environs offre de plus piquant et de plus extraordinaireChapitre 208 sur 219 · CHAPITRE LXXXIV · texte numérisé non relu

CHAPITRE LXXXIV

vent fournir les différens monastères de France. Maintenant que le contraste entre les mœurs * monacales, et le respect qu'on accorde aux moines, est beaucoup moins frappant, que leur influence dans le monde est presque nulle, et qu'à leur égard l'opinion publique est absolument fixée; les anecdotes qu'offriraient leurs fréquentes contraventions aux vœux qu'ils ont juré d’observer, les détailssde leurs bachiques ou amoureuses fredaines , seraient également inutiles à la société, et indifférens aux lecteurs.

Seulement on observera que les moines d’à présent sont moins querelleurs, moins arrogans, moins turbulens; moins fanatiqués-que ceux des siècles passés : ils sont aussi moins studieux, moins instruits ét moins respectés ".

En province , ce caractère est moins sensible que dans la capitale, car on voit encore dans de petites villes des moines intrigans et débauchés, qui joignent à ces vices le ridicule du bel esprit et de la fatuité ; qui rou-

* On excepte de cette règle, les savans bénédictins, qui s'occupent plus des recherches historiques que de procès ; les trinitaires, les frères de Saint-Jean de Dieu, et tous les moines qui, par leurs travaux, sont utiles à la Société ; mais ici l'exception n’emporte point la règle.

Ilne faut pas oublier que ce tableau était publié en 1788.

gissent de leur règle, se-glorifient de la transgresser, et affichent leur mondanité et leurs débordemens. On y trouve plutôt qu'à Paris, des . capucins petits maîtres, des carmes galans, des cordeliers à bonne fortune.

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