‹ Singularités historiques; contenant ce que l'historie de Paris et de ses environs offre de plus piquant et de plus extraordinaireChapitre 25 sur 219 · CHAPITRE XII · texte numérisé non relu

CHAPITRE XII

et fut suivie de la mortalité parmi les hommes et les bestiaux. Venait-on de rassasiér un hom-me affamé, on le voyait un instant après dévoré par le même besoin , et s’il mangeait de nouveau , il mourait.

En 1045 et 1046, grande famine en France.

En 1053, nouvelle famine, accompagnée de maladie pestilentielle et de mortalité. Elle dura 5 ans. Des villages devinrent entièrement déserts ; on fit des processions, on exposa des reliques, on ordonna des Jeûnes.

En 1059, nouvelle famine qui dura 7 ans.

Elle est comparée à la famine d'Égypte, du

temps de Joseph. Elle se fit sentir notamment à Paris.

Cette famine produisit une maladie contagieuse qui, pendant les années 1060, 1061 el 1062, fit périr un grand nombre de personnes. Elle se ralentit pendant l’an 1066.

Il résulte de cet exposé que, pendant les trois règnes de Huges-Capet , de Robert et de Henri I, qui comprennent un espace de 75 années, on compte 48 années de famine, dont au moins trois furent si violentes, que les hommes, poussés par la faim, devinrent antropophages, et que ces famines furent presquetoutes accompagnées de grande mortalité et de cette contagion affreuse appelée mal des ardens.

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