‹ Singularités historiques; contenant ce que l'historie de Paris et de ses environs offre de plus piquant et de plus extraordinaireChapitre 24 sur 219 · CHAPITRE XII · texte numérisé non relu

CHAPITRE XII

» qu’on ne pouvait suffire à enterrer, devenaient » la proie des loups. »

Après avoir duré 3 années consécutives, cette famine cessa pendant l’année 1034 qui fut abondante; mais en 1035, elle reparut escortée d'une maladie contagieuse appelée /a peste dans les chroniques. Les villes, les bourgs, les villages, devinrent déserts, et n'offrirent que des ruines; à peine y trouvait-on quelques habitans ; l'excès de la faim porta plusieurs personnes à tuer leurs semblables, afin de se nourrir de leur chair.

La maladie contagieuse atteignit les hommes et les animaux. Les chemins, les carrefours, les cimetières, les églises, étaient remplis de malheureux qui répandaient des exhalaisons insupportables, et qui, de toutes parts, venaient chercher des remèdes à leurs maux.

Un autre monument historique signale cette famine de 1055 , et atteste que plusieurs personnes moururent de faim. Elle dura 7 années consécutives : on pourrait dire $ ét 9 années, car on la voit exercer ses ravages en 1042, où elle enleva une partie de la population; en 1043,

où elle fit périr un nombre considérable d’individus, et fut accompagnée de la contagion ou maladie des ardens ; elle durait encore en 1044,

Page 1