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II PRÉFACE

de grands savants, nous avons oublié notre français; mais nous parlons grec. Qu*on sache donc que les Singularités de dom Liron, et les nôtres, sont tout simplement des monographies.

Ce fut une année féconde en graves événements que cette année 1734 : après un dernier effort, la Pologne écrasée; le roi Stanislas réduit à la fuile, et venant demander à la France un asile : mais, en d'autres plaines, nos enseignes victorieuses; la Lorraine et Télectorat de Trêves envahis par le maréchal de Berwick; Philipsbourg, que défendait le prince Eugène avec cent mille hommes, réduit, malgré tant de forces, à capituler; enfin, en Italie, les batailles de Parme, de Guastella, glorieuses pour la France, et pour rAutriche désastreuses.

Cette diversité de lamentables revers et d'éclatants triomphes était assurément capable de satisfaire la curiosité du public. Cependant, tel était le goût de nos pères pour les lettres savantes, qu'éti de si émouvantes conjonctures le petit livre de JeanLiron trouva lui-même des lecteurs. Ce qui ne fut pas pour le libraire Didot et pour notre laborieux bénédictin un médiocre encouragement;

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