A LADY BELL
56, Green-Street, Grosvenor-Square, nov. 26, 1842.
« Ma chère lady Bell,
« Que peut offrir un ecclésiastique, si ce n'est des sennons? Lisez celui-ci, s'il vous plaît; copiez-le,
et renvoyez-le-inoi ici avant le 6 décembre. Ce sont des arguments communs, mais je n'en connais pas d'autres ; et n'attribuez pas ce que je vous envoie à la vanité mais à l'affection, — car votre état m'a vivement touché. J'irai vous voir bientôt*.
« Toujours vôtre,
« Sydney Smith. »
cQP*
Au moment de clore cet appendice, le Times du 11 septembre, qui m'arrive ce matin, me prouve que je n'ai rien avancé de trop dans le texte (p. 47 et suiv. ) sur la difficile assimilation de l'Ecosse et de l'Angleterre.
On lit dans ce journal , à propos de l'observation du dimanche : « L'Ecosse est, en dépit d'une union qui date de cent cinquante ans, une terre étrangère sous plus d'un rapport pour nous autres Anglais. Nous avons conquis l'Irlande et y avons introduit nos
t Ce sermon a été publié après la mort de Sydney Sniilli : (( Nous sommes attristés mais non dans le désespoir,,, » Ces motssuriiscnl pour indi(|ucr que Sydney Smith s'adrcssail à In douleur encore réconle de la veuve de sir Charles Bell.
iG
loi» anglaises, nos usages et même noire manière de vivre. Â Dublin, on trouve une Cour de chancellerie et une Cour du banc de la reine d'après le système anglais ; TEglise Établie d'Irlande, si souvent attaquée, a été fondée sur une analogie trop fidèle peutêtre de la nôtre. Mais nos concitoyens de la rive nord de la Tweed ont conservé leur indépendance aussi complètement que du temps de Wallace et de Bruce. Le plus ardent partisan des privilèges de l'Ecosse doit être satisfait lorsqu'il voit une partie de cette île contenant moins de trois millions d'habitants posséder des lois et des coutumes qui diffèrent si profondément de celles qui régnent en Angleterre et en Irlande, etc., etc. »