‹ Sir Charles BellChapitre 12 sur 15 · IV. — Pace · texte numérisé non relu

IV. — Pace

Je consacrerais ici volontiers quelques lignes de souvenir à M. le professeur Roux ; mais je renvoie le lecteur aux éloges éloquents prononcés en 1855 au nom delà Faculté par M. Malgaigne, et eu 1857 au nom de TÂcadémie de médecine par M. F. Dubois. Dans les fragments biographiques annexés à ses deux piquants volumes intitulés : la Médecine et les médecinsy mon compatriote et mon collaborateur M. Peisse a rendu parfaitement justice à la distinction que M. Roux portait partout avec lui, ce qu'on exprimerait mieux en anglais qu'en français, dit M. Peisse, en l'appelant un vrai gentleman. J'aurais cité plus d'une fois le Voyage chirurgical de M. Roux à Londres si j'avais réalisé l'ouvrage analogue qu'il m'avait lui-môme encouragé à entreprendre.

IL — Pages 60 a 65. — IV. — Page 198.

L'ouvrage de sir Charles Bell sur VAnatomie et la physiologie de Vexpression, qui a changé deux fois de titre, est si peu connu en France qu'il n'en est pas

même fait une mention bibliographique dans le ménooire spécial que M. L. Peisse a publié sur Tusage des études anatomiques et physiologiques dans les arU du destin. Voir dans ce mémoire (La médecine et les médecins^ t. H, p. 238) ce que l'auteur, qui se rencontre là avec sir Charles Bell, dit si justement à propos des formes et de Taction , ces deux éléments que le corps humain offre toujours simultanément a Timitaiion de Tart. « Le corpe est agissant même dans ce qu*on appelle le repos; carie repos s*exprime toujours par une attitude, et une attitude est le résultat d'un état dynamique. La considération des formes est du ressort de Vanatomie , celle de Taction ou du mouvement appartient à la p/i^5io%ie, etc.» M. Peisse cite l'ouvrage de M. Gerdy : VAnatomie des formes extérieures du corps humain, et, quoique restreignant peut-être un peu l'ipportance des études pathologiques, il ne nie pas que les chirurgiens auraient au moins quelque droit d'intervenir dans les peintures (le batailles : « Ils auraient l'autorité de Salvator Rosa qui, h l'occasion du refus fait par l'Académie de Saint- Luc, à Rome, d'admettre dans son sein un peintre qui exerçait en même temps la chirurgie, disait à ses collègues : « Vous avez grand tort de ne pas le recevoir, « car il pourrait vous rendre service en remettant les

« membres aux figures qu'on estropie ici journelle- « ment. » — Je regrette pour M. Peisse qu'il n'ait pas lu au moins les deux essais qui terminent la quatrième édition de l'ouvrage de Charles Bell : l'un sur la nécessité 011 sont les artistes d'étudier Tanatomie et sur les études de Michel-Ânge ; l'autre sur l'utilité de Tanatomiia pour le peintre, etc.

m. — Page i70.

(( L'iospiration de la campagne, etc. »

Je pouvais encore citer ici sir Isaae Newton, que son neveu Humphrey représente faisant deux ou trois tours de promenade dans son jardin, s'arrétant tout à coup, puis, prenant son élan, courant jusqu'à sa chambre , là, comme un autre Archimède, criant : Eurêka! et se mettant k écrire debout, sans se donner le temps de s'asseoir. ( Vie de sir Isaac Newton, par sir David Brewster.)

m. — Pam 206.

Sir Isaac Newton écrivait à Leibnitz : « Je fus si persécuté par les discussions provenant de ma théorie de la lumière que je me reprochai mon imprudence d'avoir abandonné un bien aussi substantiel que le repos pour courir après une ombre lï»(Viedesir Isaac Newton^ par sir David Brewster.)

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