‹ Sir Henry RaeburnChapitre 44 sur 71 · ÉLECTION À L'ACADÉMIE ROYALE— DERNIÈRES ŒUVRES— SA MORT · texte numérisé non relu

ÉLECTION À L'ACADÉMIE ROYALE— DERNIÈRES ŒUVRES— SA MORT

'E changement qui survint dans les procédés de Raeburn au commencement du XIX' siècle est si marqué et si subit qu'il doit avoir eu une cause spécifique. Ce n'est pas un changement qui saute aux yeux inattentifs, car il n'implique ni rétractation, ni nouveau point de départ. C'est simplement une accélération soudaine de l'évolution en cours depuis qu'il était revenu d'Italie, et une disposition croissante à s'incliner devant les droits de la beauté extérieure. J'ai tracé, un peu à bâtons rompus, j'en ai peur, le développement de Raeburn depuis des tableaux comme le "George Chalmers de Pittencrieff" de 1776 et le "Mrs. Fergnson et ses Enfants" de 1781. tableaux où la tradition et les graveurs des œuvres de Reynolds comptent pour beaucoup, jusqu'au " Robison " des environs de 1798 et au "MNab" de 1802 ou à peu près. Envisagé au point de vue de son mérite le plus éclatant, sinon le plus grand, comme peintre — ^je veux dire le faire — le progrès entre ces dates extrêmes \a d'une largeur exagérée dans le travail de la brosse et dune simplification exagérée aussi dans les plans, à une méthode qui a plus souci des demi-tons, qui adoucit les transitions entre les plans et y insiste avec moins de dureté, et qui fait meilleur accueil, d'une manière générale, aux éléments tendant à donner de la rondeur et de la sua\*ité au modelé. Dans les portraits de femmes, dans ceux du moins qui, par la jeunesse et la bonne mine, ont quelque droit à sa tendre sympathie, il montre qu'il a de plus en plus conscience qu'on attend d'un peintre qu'il modère

MRS SCOTT MONCRIEFF

Académie royale écossaise

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