SCENE V
Les Précédens, un VALET DE PIED.
LE valet. Un message pressé pour lord Oswald.... et comme vos gens m'ont dit que vous étiez ici.. .
OSWALD. Qu'est-ce donc?...
le valet. Une montre que sa majesté vous envoie....
OSWALD, vivement. Donnez... donnez...
( Bas à sir Hugues.) Yous le voyez... {La portant à son oreille.) ah!... elle est arrêtée ! . . .
SIR HUGUES , vivement. A quelle heure ? OSWALD, lui passant la montre. A neuf heures.
SIR HUGUES, avec fureur. A neuf heures! . {Se calmant.) ah! ce médaillon. {Examinant.) Le portrait du roi, je crois...
OSWALD. Oui, un cadeau de sa majesté. {Souriant avec orgueil.) Eh bien!
qu'en dites-vous ?
SIR HUGUES , cherchant toujours à calmer sa colère, et retenant le portrait. Je dis... je dis... qu'il n'y a là qu'un bijou qu'on vous charge de porter chez le joaillier de la couronne... et cela ne prouve pas autre chose à mes yeux.
OSWALD, avec dépit. C'en est trop!...
{Au valet.) Dites à la reine que ses ordres seront exécutés par moi... Elle peut y compter.
(Le valet sort.)
SIR HUGUES , à part. A neuf heures le roi sera ici.
oswald , avec force. A neuf heures j'irai.
A.jr de Léocadie.
ENSEMBLE
OSWALD
C'en est fait , ô douleur !
Je n'ai plus d'espe'rancc ;
De honte et de fureur
Je sens battre mon cœur.
sir hugues, a part.
C'en est fait; son malheur Vengera mon offense ; D'espoir et de fureur Je sens battre mon cœur.
OSWALD
J'irai donc par vengeance !
SIR HUGUES
Ah ! dites par amour.
OSWALD
Vous me croirez, j e pense i
sir hugues, lui prenant la main.
Oui, sans doute, au retour.
TOUS DEUX, en même temps. A neuf heures.
(Sir Hugues sort parla gauche,)