SCENE IV
LORD KOOKVILLE, LAVINIA.
LORD ROORVILLE , les regardant sortir.
C'est bien !,
lavinia. Ne puis-je savoir, monsieur le comte , quelle est la personne qui vient au-devant de nos moindres désirs?...
lord ROORVILLE. C'est à cette personne de se faire connaître, milady.... je res^-
pecte son secret ; mais il n'y en aura plus ce soir quand je reviendrai , avec votre permission , vous offrir la main pour vous acccompagner.
lavinia. En vérité, milord, vous êtes d'une bonté, d'une obligeance....
lord roorville. Oh! ne m'en remerciez pas, milady.... tout cela est un peu intéressé.... car j'ai une grâce à vous demander....
lavinia, A moi?... vous; monsieur le comte, qui avez, dites-vous, l'oreille de sa majesté.
lord roorville. Cette oreille-là ne m'entend pas toujours , milady , et en ce moment , peut-être un mot de vous y tomberait bien à propos.
lavinia. Y pensez-vous, milord? Le roi est juste , généreux, acccessible à tout son peuple , comme un père, je le sais.... mais encore . . lui parler ! moi , qu'il ne connaît pas... qui ne l'ai jamais vu... et à quel titre?
lord roorville. Essayez toujours....
vous pouvez tout demander.
lavinia. Je ne vous comprends pas...
encore si je devais voir le roi...,
lord roorville. Vous le verrez...
lavinia. Au bal peut-être...
LORD ROORVILLE. Ici !
lavinia , troublée. Monsieur!... monsieur!... de grâce expliquez-vous... cet inconnu dont les bontés....
(Georges paraît par la porte à droite.)
lord roorville. Le voici I...
lavinia. Grand Dieu ! . . .
lord roorville , saluant. Sire ! . . , LAVINIA, à part. Le roi!...
(Lord Kookville sort.)