BUDGET DE
liant net de 3,409,000 livres sterling (85,225,000 fr.).
Comment obtenait-il cet excédant, et qu’en faisait-il?
Il maintenait la taxe sur les revenus, évaluée, pour l’exercice 1845-1810, il 5, 200, (KH) livres sterling (130,000,000 de francs), et il opérait sur le tarif des douanes des abolitions ou des réductions de droits montant en totalité à 3,338,000 1. s. (83,450,000 fr.).
Quatre articles, les sucres, les cotons bruts, les charbons de terre à l’exportation et le verre, entraient à eux seuls dans cette diminution du revenu public pour 2,710,000 livres sterling (68,5(H),000 francs). Sur 130 articles, les droits à l’importation étaient complètement abolis, ce qui entraînait pour le trésor une perte de 320, (HH) liv. sterl. (8,000,000 de fr.). Après toutes ces réductions et quelques autres sur des taxes intérieures, il restait encore, au terme de l’exercice 1845-1840, un excédant de 71,000 liv. sterl. ( 1,775, (KH) fr.).
« Je ne me permettrai, dit sir flobcrt Peel en commençant son exposé, aucune assertion, aucune observation qui se rattache Ades vues de parti. Je ne ferai aucune comparaison irritante; il ne sortira de ma bouche pas une parole qui gène aucun membre de cette chambre dans l’exercice libre et impartial de son jugement sur des questions si graves. Je toucherai nécessairement à des sujets qui ont été et qui seront encore, je n’en doute pas, l’occasion d’ardents débats; mais j’ajournerai tout débat : je veux mettre aujourd’hui, sincèrement et sans passion, sous les
yeux de la chambre , l’état financier du pays et les plans du gouvernement. » Il dit en finissant : « J’ai accompli la tAehe que je m’étais proposée ; j’ai exposé, bien imparfaitement, les vues et les intentions du gouvernement de Sa Majesté sur la politique financière et commerciale du pays... Quelle que soit la décision de la chambre, nous aurons la consolation de penser que nous n’avons pas recherché la popularité en éludant le maintien de la taxe sur le revenu ; nous n’avons pas cédé non plus à la clameur populaire, car nous avons fait porter les abolitions ou les réductions sur des taxes qui n’avaient donné lieu à aucune agitation. On dira, je le sais, que les principes que j’ai établis pouvaient recevoir une application bien plus étendue, et que j’aurais dû, pour in’y conformer, apporter dans les droits de douane de bien plus fortes réductions: mais, en établissant de bons principes, nous avons voulu tenir grand compte de l’état actuel de la société : on ne touche pas précipitamment et témérairement à de si grands intérêts, on n’y porte pas le trouble et l'alarme sans paralyser l’industrie. Nous n’avons adopté notre plan qu’après mûr examen. Je suis convaincu que, si le Parlement le sanctionne, l’industrie et le commerce du pays en retireront immédiatement de grands avantages, et qu’indirectement il développera le bien-être de toutes les classes de cette vaste communauté. »
Le succès fut grand au moment de l’exposition du plan, et non moins grand dans le débat; les partis politiques ne renoncèrent point à leur opposition, ni