‹ Sir Robert PeelChapitre 67 sur 67 · ARTICLES · texte numérisé non relu

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tCacao

Livres.

Café

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Raisin de Corinthe

Quintaux.

iRiz

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Poivre

Livres.

Sucre

Quintaux.

Mélasse

Id.

Thé

Livres.

'Tabac à fumer et à priser. . . .

Id.

•Eau-de-vie

Galons.

.Genièvre

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Spiritueux anglais

Id.

Prêche soumise aux droits. . . .

Boisseaux

« Il est impossible assurément de comparer ces deux tableaux sans être frappé de l’accroissement rapide dans la

AUX ÉLECTEURS DE TAMWORTH (15 juillet 1847). SS5

consommation des articles qu’ils embrassent. Peut-on douter que la consommation des articles de première nécessité, tels que le pain et la viande par exemple, n’ait tout au moins fait un progrès aussi rapide que la consommation des articles d’une nécessité secondaire?

o Durant la plus grande partie de la durée de ce Parlement, depuis le milieu de l’année 1842 jusqu’à la (in de 1846, les mesures de libre échange ont été en vigueur. Elles ont été en vigueur, par conséquent, en môme temps tout au moins que cet accroissement du bien-être et de l'aisance de la nation. D’autres causes ont , sans nul doute, contribué à celte aisance et à ce bien-être ; mais, lors même qu’on les attribuerait en entier à d’autres causes, aux entreprises de chemins de fer ou à tout autre motif, on ne saurait diminuer la valeur de mon argument. S’il y a tendance à ce que la consommation des articles de première nécessité augmente plus rapidement que la population, quel que soit le motif de cette tendance, la responsabilité de ceux qui veulent apporter des restrictions légales à la circulation des moyens alimentaires sera plus grande , et la difficulté de maintenir ces restrictions, dans des temps où la prospérité sera soudainement arrêtée et où le pri* des subsistances sera plus élevé, deviendra considérable, tandis que d’un autre côté on aura moins à redouter la concurrence étrangère.

« Ce fut après avoir réfléchi à toutes ces considérations, après avoir pesé la diminution de la confiance dans la nécessité ou dans les avantages du système protecteur, après avoir vu la difficulté toujours croissante de ne pas appliquer aux denrées alimentaires les principes qu’on avait graduellement appliqués à tant d'autres articles ; ce fut après avoir été témoin de l’expérience faite à l’égard des bestiaux et de la viande en 1842, en présence d’une consommation qui augmentait rapidement, et sous le poids de l’extrême difficulté qu’il y avait à maintenir les lois sur les grains, lorsqu’au premier danger réel on les avait écartées ; ce fut, dis-je, sous l’influence combinée de toutes ces considérations que

j’en vins à conclure qu'après avoir suspendu ces lois il serait iinpolitique de vouloir les maintenir, que la lutte qu’on engagerait pour les maintenir prendrait un nouveau caractère, et qu'il n’y aurait, à obtenir le succès, aucun avantage qu’on pût comparer aux conséquences d’un échec, ou même seulement aux maux qu’entraînerait une lutte prolongée.

« J’ai pu me tromper à ce sujet, mais je ne me suis formé cette opinion qu’après de longues et pénibles délibérations, et je ne saurais trouver un seul motif d’intérêt propre, personnel ou politique, qui ne fût pas de nature à faire incliner mon esprit en faveur d’une conclusion opposée. Si les intérêts agricoles avaient sur moi des droits spéciaux, par suite de la confiance que les représentants de ces intérêts avaient mise dans le cabinet et de l’appui qu’ils iui avaient librement donné, je les aurais mal servis en donnant, dans un moment très-critique, des conseils qui certainement auraient été plus agréables, qui m’auraient mis à l’abri du reproche d’inconstance et d’infidélité, mais que, dans mon cœur et dans ma conscience, je croyais, vu le temp3 et les circonstances, aussi faux que dangereux.

a Je n’ai vu, entre le maintien absolu des lois sur les grains et les mesures qui amenaient leur rappel définitif, aucune conduite mixte qui pût être satisfaisante ou avantageuse pour quelque intérêt que ce fût ; j'ai cru qu’il y aurait encore moins de satisfaction ou d avantage à attendre sans raison et à rester indécis ; je n’ai pu admettre que le Parlement actuel fût plus incompétent dans cette allaire que dans toute autre question d’intérêt public ; il m’a paru qu’à tout prendre il y avait moins de danger à régler définitivement la question des grains qu’à suivre toute autre marche ; et du moment que telle a été ma conviction bien arrêtée, j’ai cru de mon devoir de supporter les pénibles sacrifices auxquels, en agissant d’après cette conviction, je devais inévitablement m’exposer.

a Tous les événements qui se sont passés depuis — je parle de ceux qui pouvaient agir directement sur cette question —

AUX ÉLECTEURS DE TAMWORTH (15 juillet 1847). 5Î7 m’ont, sans exception, confirmé dans mon opinion que, même en ce qui louche les intérêts agricoles, la marche que nous avons suivie était préférable à toute autre.

« J’ai lini. Messieurs, en ce qui concerne le passé. Quant à l’avenir, j’ai l’intention, si je suis réélu, de me conformer, pour tout ce qui regarde nos intérêts financiers et commerciaux, aux principes généraux qui m’ont guidé lorsque j’étais au pouvoir.

« Tout en agissant avec la réserve et la circonspection qui rendent les réformes permanentes en les rendant prudentes, et qui sont absolument nécessaires dans toutes les occasions où le bien public, de même que des intérêts étendus et complexes, sont en question, je serai disposé à soutenir les mesures propres à faire tomber les restrictions qui pèsent encore sur le commerce, à diminuer les droits en vigueur dans un intérêt protecteur, ou qui, par leur taux trop élevé, nuisent au revenu qu’ils pourraient rapporter, — à répartir d’une façon équitable le fardeau des impôts, et à améliorer la condition de ceux qui travaillent pour vivre.

« De telles mesures ne sont pas seulement parfaitement d’accord avec le grand but de la politique constitutionnelle que depuis le commencement de ma vie publique, comme je l'aurai jusqu’à la lin, j’ai eu constamment à cœur de faire triompher; plus que toute autre elles y tendent directement.

u C’est ma ferme persuasion que la conduite qu’a approuvée le présent Parlement, en ce qui touche notre politique financière et commerciale, a tendu a fortifier les institutions de ce pays, à inspirer un sentiment de confiance dans l’équité et dans la bienveillance de la législature, à maintenir la juste autorité d’une noblesse héréditaire, et à diminuer le désir qu’on pouvait avoir de voir s’opérer des modifications démocratiques dans la constitution de la chambre des Communes.

a Cette conduite a aidé le gouvernement à diriger l’administration des affaires intérieures et à maintenir la tranquillité publique pendant une époque où le commerce languissait

.r>?8 LETTRE DE SIR ROBERT PEEL

et où les subsistances avaient atteint un prix très-élevé, et ce résultat a été obtenu beaucoup plutôt par la douce influence d'une satisfaction générale qu'en employant la force ou en exerçant durement le pouvoir politique. Si nous devions revoir les douloureux jours d’une épreuve encore plus cruelle, cette épreuve ne serait supportée qu’avec plus de courage et de patience, puisqu’on ne pourrait attribuer les privations qui l’accompagneraient qu’à des causes sur lesquelles la législation ne saurait exercer aucun contrôle.

« Je vous ai retracé, Messieurs, la marche que j’ai suivie et celle que je compte suivre si je suis réélu.

« Dans peu de jours, le mandat que vous m’avez confié sera probablement remis entre vos mains. Si vous désapprouvez ce que j’ai fait, si vous croyez notre politique commerciale mauvaise, ou si nos motifs pour son adoption vous semblent insuffisants ou indignes, je ne puis ni solliciter ni attendre de vous une nouvelle marque de confiance. Je puis encore moins la solliciter ou l’attendre si vous croyez que cette politique doive être changée, si vous désirez rétablir le principe de la protection, et remettre en vigueur les droits naguère abolis sur le coton, sur la laine, sur la viande, sur la farine, en un mot sur les objets d’importation qui sont les matières premières des manufactures intérieures ou qui servent à la consommation générale comme denrées alimentaires.

« XI. — J’espère fermement que vous ne réglerez le choix de votre représentant que par des raisons de bien public, et que vous ne souffrirez pas que la considération d’un attachement purement personnel, ou le souvenir de ma longue union avec vous, vienne influer sur votre vote aux dépens de votre jugement réfléchi.

« Si, après y avoir mûrement songé, vous vous déterminez en faveur de la marche que j’ai suivie et que je me propose de suivre, j’espère que yous voudrez bien me continuer votre confiance; — sinon, nos rapports dans lontes les relations de la vie privée ne perdront point leur caractère amical parce qu’en vous acquittant du devoir qui vous était confié, vous

AUX ELECTEUHS DE TAMWOKTH (15 juillet 1847). 529

aurez obéi, en ce qui concerne les affaires publiques, à des opinions qui ne sont pas les miennes.

u J’ai l’honneur d’ètre, Messieurs, avec, une grande estime, votre Gdèie serviteur et ami ,

« Robert Peel. d

Si

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SUR L'ÉMANCIPATION DES CATHOLIQUES (1829). 36r> versité d’Oxford, l’intértîl que j’appelle par le nom collectif d’intérêt protestant, avait des droits spéciaux à compter sur mon dévouement et sur ma fidélité à le servir. Si le devoir que m’imposaient ces droits par moi reconnus consistait, dans une crise des plus périlleuses, à contempler et à comparer de sang-froid les dangers qui menaçaient sur divers points les intérêts protestants , si mon devoir était de conseiller la conduite selon moi la moins compromettante, de m’y attacher résolument une fois que je l’aurais conseillée et adoptée, de dédaigner toute considération égoïste, de m’exposer au blâme et aux reproches plutôt que de courir le risque d’aggraver les maux déjà existants, en cachant mon opinion réelle et en cherchant faussement à donner mon avis comme parfaitement conforme à celui que j'avais autrefois, si c’était là le devoir qui m’était imposé, j’affirme sans hésiter que je l’ai fidèlement et scrupuleusement rempli.

Je laisse à ceux qui examineront avec impartialité les documents et les preuves contenus dans ce Mémoire, le soin de décider si la déclaration que je fais avec tant de confiance est pleinement justifiée ou non. Ce sera à eux de décider si ces papiers ne jettent pas de la clarté sur beaucoup de points jusqu’ici demeurés obscurs, s’ils n’expliquent pas l’apparente promptitude avec laquelle j’ai changé d’avis, s’ils ne font pas comprendre pourquoi j’ai longtemps gardé une réserve qui semblait inutile, du moment où j’avais pris mon parti sur la conduite que je voulais suivre.

On verra d’après ces preuves si j’avais la moindre disposition à plier devant l’agitation populaire ou à lui faire des coquetteries, si je reculais devant la responsabilité d’employer l’autorité légale qui pouvait servir à réprimer le désordre en Irlande, ou l’influence pernicieuse qu’on

.106 FRAGMENTS DU MÉMOIRE DE SIR R. PEEL cherchait à exercer dans ce pays parle moyen de coalitions politiques et d’une agitation organisée.

Pour comprendre parfaitement les motifs et la conduite de ceux qui avaient résolu de proposer le règlement de la question des catholiques au commencement de la session de 1829, H est indispensable de rappeler les événements qui s’accomplirent en Irlande durant l’année 1828, et les discussions qui eurent lieu dans le Parlement pendant la session de cette même année.

Au mois de janvier 1828 je reçus du duc de Wellington la lettre suivante. Il m’y engageait à l’aider dans la formation d’un nouveau cabinet, mesure devenue nécessaire par l’abdication volontaire de lord Ripon et de ses collègues, qui s’étaient retirés peu avant l’ouverture du Parlement.

Le duc de WelliAgton à M. Peel.

Londres, 9 janvier 4828.

« Mon cher Peel,

« Je vous envoie ci-jointe une lettre que j’ai reçue ce malin de lord Lyndhurst. Je l’ai vu quelques minutes après huit heures, et il m'a dit que, par suite de la dissolution du cabinet, le roi désirait nous voir tous deux.

«t Je l’accompagnai immédiatement à Windsor. Sa Majesté me dit qu’elle me demandait de former un cabinet dont je serais le chef. Je répondis à Sa Majesté que j’étais placé par ma profession de manière à ne pouvoir dire que je formerais un cabinet dont je serais le chef, avant de m’ètro ' entendu avec quelques personnes. J’ajoutai que je ne pouvais m’engager en aucune façon à former un cabinet avant d’avoir consulté mes amis; mais que si Sa Majesté voulait bien me donner un peu de temps, et me permettre d’aller à

FRAGMENTS

EXTRAITS

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