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Les philosophes au Luxembourg
Au café François-Ier qui faisait face, sur le boulevard Saint-Michel, à Tune des petites entrées du Luxembourg, Paul Verlaine, plus d'une fois, l'esprit perdu en un rêve sentimental, passa de longues heures à évoquer le souvenir d'années anciennes et pastorales, imaginant
... un jardin de Le Nôtre, Correct, ridicule et charmant...
réplique de Trianon ou de Marly ! En face de ce même café s'étendent, à Finfini, les allées d'arbres et, par les soirs de l'été, la petite odeur des roses apporte son souffle tiède et doux jusques à remplacement de la terrasse où le poète ne vient plus s'asseoir... Là, comme au temps de Schaunard, de Rodolphe ou de Mimi, passent, nonchalants et joyeux, descendant des hauteurs de Verrières ou seulement de Bullier, grisettes et étudiants; là, de placides nourrices, avisées et
prudentes, viennent confier à l'ombre la garde des enfants. Une pelouse verte s'étend, unie et drue, que domine, au milieu, la Velléda de Maindron. Endroit classique ! La Pépinière, jadis, s'étendait auprès : « Là, notre père se promenait dans sa jeunesse, dit M. Bergeret. 11 lisait la philosophie de Kant et les romans de George Sand, sur un banc, derrière la statue de Velléda. Velléda, rêveuse, les bras joints sur sa faucille mystique, croisait ses jambes admirées d'une jeunesse généreuse. Les étudiants s'entretenaient, à ses pieds, d'amour, de justice et de liberté... Que de beaux rêves, que de vastes espérances ont été formés devant la Velléda romantique de Maindron ! » Des perspectives d'arbres et de statues s'étendent au delà du regard que fixe sur les massifs fleuris la prophétesse de pierre. C'est là, comme au temps du passé, entre le boulevard et la terrasse des reines, uu lieu discret de promenade que fréquentent encore, à l'heure des enfants, quelques vieillards platoniciens. Le site, ici, est choisi, accueillant aux rêveurs, doux au front tourmenté de ceux qui vinrent là, dans le passé, chercher un apaisement à leur anxieux génie. Au lieu discret, retiré, comme enveloppé de verdure, où M. Bergeret, escorté de ses disciples, MM. Denis et Goubin, vint quelquefois s'asseoir, les jours où les arbres ne font pas assez
d'ombre au pied de la statue de Marguerite de Navarre, errèrent, plus d'une fois, dans les âges, d'illustres promeneurs solitaires !
Actuellement, quand on passe près du Panthéon, en regardant sur la gauche du monument, on aperçoit une statue isolée qui domine. C'est celle de Jean-Jacques Rousseau. Sérieux et méditatif, armé de sa canne forestière, le philosophe contemple, à ses pieds, la montagne Sainte-Geneviève ; mais l'emplacement n'est pas admirable. Du haut de son socle isolé, Jean-Jacques ne se trouve pas face à ce cher Luxembourg où il vint quelquefois herboriser et lire. Alors il habitait « à l'hôtel Saint- Quentin, rue des Gordiers, proche la Sorbonne, vilaine rue, vilain hôtel, vilaine chambre, mais où cependant avaient logé des hommes de mérite tels que Gresset, Bordes, les abbés de Mably, de Condillac et plusieurs autres. » Encore très campagnard, peu formé aux manières, déjà misanthrope, venu « à Paris avec quinze louis d'argent comptant, sa comédie de Narcisse et son projet de musique pour toute ressource, le « petit » de Mme de Warens, habitué à se laisser mener par les circonstances, ne redoutait pas autrement l'inquiétude d'une vie sans lendemain. Seuls lui restaient quelques louis, et le philosophe ne faisait rien pour tenter d'en gagner de nouveaux soit par
des leçons, qu'il donnait gratuites comme nous voyons qu'il fit à Mll« des Roulins, soit par tout autre travail dont eût pu s'accommoder, au besoin, une pire indolence. « On n'imaginerait pas — dit Jean-Jacques — à quoi j'employais ce court et précieux intervalle qui me restait encore avant d'être forcé de mendier mon pain : à étudier par cœur des passages de poètes que j'avais appris cent fois et autant de fois oubliés. Tous les matins, vers dix heures, j'allais me promener au Luxembourg, un Virgile ou un Rousseau dans ma poche, et là, jusqu'à l'heure du dîner, je remémorais tantôt une ode sacrée, et tantôt une bucolique, sans me rebuter de ce qu'en repassant celle du jour, je ne manquais pas d'oublier celle de la veille. » Toutefois ces exercices où il occupait sa mémoire pour oublier ses sens et la sorte de frénésie où le jetaient les échecs dont il jouait « régulièrement, chez Mangis, les après-midi des jours où il n'allait pas au spectacle », ne réussirent qu'à pousser facilement au noir un cœur déjà troublé par de vives impulsions. Il n'est pas jusqu'aux petits donneurs de prospectus des rues qui ne fussent, selon lui, soupçonnés de le haïr. A son idée « ceux qui distribuaient des billets imprimés à la porte du Luxembourg avaient ordre de le passer avec la plus outrageante affectation, ou mémo de
lui en refuser tout net, s'il se présentait pour en avoir ; et tout cela, non pour l'importance de la chose, mais pour le faire remarquer, connaître et abhorrer de plus en plus. »
Comme voilà bien son humeur ! Même proche des beaux arbres, un Virgile à la main, en longeant les parterres où lui sourient les fleurs, le taciturne Rousseau, persécuté imaginaire, se laisse aller aux pires mélancolies. Ce coin de l'ancien enclos des Chartreux est cependant favorable au rêve, à Foubli des chagrins, au repos profond du cœur ; les fruits des arbres et les feuilles des branches l'embellissent et Fombragent. Voici un lieu discret et propice aux souvenirs, et Rousseau, quoique jeune, est riche de ces derniers. Il marche dans la vie escorté de tant d'ombres charmantes ! Celles de Mlle de Breil « bien faite, assez belle, très blanche », de M1U Serre, qu'il connut à Lyon, de cette Mme Boze « brillante et petite maîtresse », actuellement son hôtesse, enfin de cette « bonne maman » dont « la bouche était faite à la mesure de la sienne... qui, jamais, ne chercha son plaisir, mais toujours celui de Rousseau... » Aucun de ces souvenirs-là n'est doux au cœur tourmenté de Jean-Jacques. Et c'est le front taciturne, la main crispée, le songe amer que le passionné Genevois marche dans l'allée bordée de pensées et de pervenches, odorante de
lilas, dans la belle allée au Luxembourg que le parfum des fleurs, le chant des oiseaux, la divine voix de Virgile ne parviennent pas à lui rendre complètement agréable !
Le coin est délicieux que dessinent les parterres en compartiments, qu'agrémentent des massifs de feuillages ; les chemins discrets, ombreux, offrent leur asile aux rêveurs, aux musards, aux nouvellistes, aux demoiselles peu farouches qu'accostent au passage Sébastien Mercier et le licencieux Restif. "Watteau, qui logea proche dici, chez Claude Audran, Tun des concierges du palais du Luxembourg, s'est inspiré souvent de ce refuge aimable, où Céladons et coquettes, aujourd'hui comme hier, ont gardé, touchés de son pinceau, un air frivole de comédie. Et souvent, aux heures de la promenade, outre Mercier, Restif, Dorât, l'abbé de Mably, c'est Denis Diderot lui-même qui vient méditer là. On sait que Rousseau connut Diderot chez Fontenelle où tous deux fréquentaient. « Il était à peu près de mon âge », dit Rousseau. Diderot — comme Rousseau — aimait parfois à s'isoler ; à son exemple il préféra souvent, aux bosquets impudiques du Palais-Royal, ce coin du Luxembourg ; tous deux étaient pauvres, encore obscurs et riches des seules illusions de la jeunesse. Ce temps de leur
vie qu'a évoqué Jean-Jacques dans les Confession*, le fils du coutelier de Langres l'a retracé aux pages les plus belles du Neveu de Rameau, Diderot, comme Rousseau, aime à se souvenir et, c'est d'un ton exquis qu'il a écrit sur ses promenades au « chemin des Soupirs ». Le « chemin des Soupirs », avec celui des Platanes, était l'un des plus fréquentés du jardin. Diderot écrit qu'il venait s'y promener et « rêver en été, avec sa redingote de peluche grise éreintée par un des cotés, avec sa manchette déchirée et ses bas de laine noire et recousus par derrière avec du fil blanc et faisant une assez triste figure... »
« — Là, monsieur le philosophe, lui dit le neveu de Rameau, la main sur la conscience, parlez net ; il y eut un temps où vous n'étiez pas cossu comme aujourd'hui... Vous n'iriez plus au Luxembourg, en été... vous vous en souvenez... »
Il est vrai. Diderot, le grand Denis Diderot, a fui le café Procope pour celui de la Régence ; il a quitté pour toujours la Montagne Sainte-Geneviève et choisi pour ses promenades, en place de celle des Soupirs, l'allée de Foy du Palais-Royal ; au lieu des doctes allées du Luxembourg, ce sont les abords mouvementés et galants de la Rotonde et des galeries Orléans que préfèrent désormais ses méditations, que goûte son esprit avide d'im-
prévu, de piquant, de frivole et de tout ce bruit que font les foules en se pressant sous les arbres, devant les boutiques, les guinguettes, les maisons de jeu et de débauche, musant à tous les spectacles en plein vent du Paris de la mode et des fêtes qui existait alors.
Le coin de la Velléda au Luxembourg n'en demeure pas moins cher de ces souvenirs. Là se rencontrèrent Diderot et Rousseau. Aujourd'hui l'homme de la nature et de la vérité est une statue en bronze, place du Panthéon et Diderot, sous les marronniers du boulevard Saint-Germain, regarde, d'un œil placide, passer les tramways. L'immortalité a continué d'éloigner dans la mort ceux qui se séparèrent si jalousement dans la vie...
Vers 1828 ou 29, le site — toujours agreste — n'avait guère changé. Poètes et philosophes continuaient d'y venir, indistinctement, rêver de leur passé ou méditer de leurs ouvrages. Victor Hugo, qui devait amener un jour Gosette et Marius dans ces allées, ne laissait pas de s'arrêter maintes fois sous ces mêmes ombrages où Jean-Jacques et Diderot avaient passé souvent. Sainte-Beuve, dans l'un de ses principaux livres : Chateaubriand et son groupe, a laissé un fort émouvant et curieux passage sur cette fréquentation de l'auteur du Génie
du Christianisme et de celui des Misérables au Luxembourg. « Victor Hugo — conte Sainte-Beuve — revenant un matin du jardin du Luxembourg, me dit : « Si je voyais Béranger, je lui donnerais le sujet d'une jolie chanson. Je viens de rencontrer M. de Chateaubriand au Luxembourg ; il ne m'a pas vu ; il était tout pensif, absorbé à considérer des enfants qui, assis à terre, jouaient et faisaient des figures sur le sable. Si j'étais Béranger, je ferais une chanson là-dessus : J'ai été ministre, j'ai été ambassadeur, etc.. j'ai le Saint-Esprit, j'ai la Toison d'Or, le grand cordon de Saint-André., etc.. et une seule chose à la fin m'amuse : c'est de voiries enfants jouer sur le sable... — J'ai fait René y j'ai fait le Génie du Christianisme, j'ai tenu tête à Napoléon, j'ai ouvert l'ère poétique du siècle..., et je ne sais plus qu'une chose qui m'amuse : voir jouer les enfants sur le sable. — J'ai vu l'Amérique, j'ai vu Rome et j'ai vu Jérusalem, etc.. » Et, après chaque énumération de fortunes diverses, de grandeurs ou d'honneurs, tout revenait toujours à ceci : voir les enfants jouer et faire des ronds sur le sable. Le cadre, tracé par Victor Hugo, était parfait... mais on saisit le motif, on tient le refrain. Jamais ce qui sépare la chanson, même la plus élevée, de l'ode proprement dite, ne m'a été mieux défini. »
Si favorable au recueillement, à la méditation et au souvenir, le coin de la Velléda no fut jamais délaissé. La statue pudique de Maindron fut placée au Luxembourg peu de temps avant que le jeune Renan vînt, dans ce chemin et sur la terrasse des Reines, promener le regret nostalgique de sa Bretagne. C'était en 184G. Alors le séminaire Saint- Sulpice, élevé en face du palais de .Marie de Médicis par les soins du fervent M. 01ier,continuait d'attirer de province les jeunes cœurs catholiques. Ernest Renan avait quitté Tréguier, Fombre de la cathédrale dédiée à saint Michel et les souvenirs charmants de la ville d'is pour cette retraite mystique que prolongeaient comme une foret mystérieuse, au deià des préaux, des salles d'étude et des petites cours froides, les arbres du Luxembourg. Les lettres du Séminaire, si ingénues, d'une candeur si touchante et si fraîche, sont pleines de souvenirs d'un temps où le jeune élève « des Messieurs de Saint-Sulpice », toujours fidèle au dogme, n'a point osé troubler encore de son fin sourire incrédule la quiétude de ses directeurs. Alors le jeune Renan est pieux et timide ; il a gardé de sa province la gaucherie extrême, se montre peu, et n'ose, lorsqu'il sort, s'aventurer bien loin dans ce quartier où se mêlent, en une belle insouciance, les brasseries et les séminaires, les maisons do
Dieu et celles des grisettes. Ce jeune front est pur, aucun nuage n'est venu assombrir encore Fenthousiasme d'un cœur en qui la religion se complaît et s'attarde pudiquement. « Tous ces Messieurs de Saint-Sulpice sont pour moi autant de frères et d'amis », écrit, en ce temps-là, Renan à sa mère. Et celle-ci, tout inquiète, en sa sollicitude provinciale affectueuse, de répondre, apprenant que son fils s'attarde le soir dans les lieux de travail : « Ne reste pas tard dans les bibliothèques, je t'en prie ; les gazettes sont pleines d'attaques de nuit dans les rues de Paris. »
Une autre fois, Renan — qui a gardé pour sa rnère le culte le plus filial et le plus poétique — écrit, faisant allusion au Luxembourg, des lettres où il compare, à la contrainte de l'internat, tout le bonheur d'une douce liberté : « Si vous voulez trouver cette rue (celle où demeurait Renan), prenez votre plan de Paris, chère mère, dirigez vos regards vers cet ancien quartier qui vous était connu du temps où notre Henriette habitait encore ces lieux. Vous êtes dans la rue Saint-Jacques, n'est-ce pas? Mais vous n'êtes pas encore dans ma rue. Vis-à-vis la rue Saint-Jacques vous voyez une autre longue rue qui se dirige parallèlement à la première et qui longe le jardin du Luxembourg ; c'est la célèbre rue d'Enfer, dont
le nom ne doit pas vous effrayer, et, d'ailleurs, rassurez-vous, ce n'est pas encore nia rue. Entre ces deux grandes rues, n'en voyez-vous pas une petite qui traverse de l'une à l'autre à la hauteur de l'église Saint-Jacques-du-Haut-Pas et de l'institution des Sourds-Muets ? Cette rue, si vous lisez bien, s'appelle la rue des Deux-Églises. Eh bien ! chère mère, prenez le numéro 8 de cette rue et vous aurez le domicile de votre pauvre Ernest. » Le Luxembourg avec tout le quartier environnant, depuis le séminaire où Renan vit dans l'intimité d'esprit et de cœur de « ces Messieurs » jusqu'aux dômes ronds de l'Observatoire, se trouve évoqué en plus d'une page de ces lettres candides. A coté de l'amoureux et folâtre Pays Latin de Murger et de Musset, du « Quartier » audacieux et soulevé d'une ardeur civique que connurent Vallès et Michelet, c'est peint, par un écrivain sérieux, alors tout occupé de ses livres, le quartier monacal, docte et recueilli de la jeunesse laborieuse. Les allées plantées d'arbres, bordées de buis et de troènes que séparent des petits massifs comme au temps des Chartreux, les aspects de collèges et de jardins d'étude qu'aimèrent à fréquenter jadis les fils de Saint-Bruno et les clercs de M. Olier, se retrouvent en ces pages où l'unie juvénile du jeune homme se confie : * Voici l'Ob-
scrvatoire, chère mère, et, au-dessus, d'énormes échafaudages. C'est que Ton construit là, bonne mère, sur la plate-forme, une chambre à M. Arago, dont les toits et les murs seront tout en cristal. Il passera la nuit là avec sa lunette à regarder la lune et les étoiles. Avançons, chère mère, voyezvous, là-bas, au coin du boulevard de Montparnasse, une petite maison carrée, à un étage comme les maisons de Tréguier, située au milieu des arbres et des jardins ; c'est, chère mère, la maison des dames Tilliac, si bonnes, si simples et si pleines d'affection pour nous. Et à votre gauche, bonne mère, que verrons-nous ? De beaux arbres qui, bientôt, seront verts ; des promeneurs, des dames qui lisent le journal au soleil de février, des petits enfants dans des voitures traînées par des chèvres. C'est le Luxembourg, chère mère, charmante promenade toute tranquille et fréquentée par les personnes du meilleur ton. C'est que ce quartier, bonne mère, est le plus sain de tout Paris, à cause du voisinage des arbres et des promenades. Enfin, bonne mère, n'entrevoyez-vous pas, là-bas, bien loin, du côté de la Bretagne, ces hautes collines couvertes de bois? C'est hors Paris, bonne mère, ce sont les collines de Meudon et de Saint-Gloud, où j'allais me promener autrefois quand j'étais à Issy. Et ces grosses cloches
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que nous entendons ? Ce sont, bonne mère, les cloches de Saint-Sulpice, dont le beau son me fait palpiter le cœur. »
Cloches mystiques, cloches conventuelles 1 Le jeune Renan — dans sa crédulité — les entend dans son cœur comme un écho rapproché de celles de sa ville d'Is ensevelie sous les flots ! Où Denis Diderot et le pauvre Jean-Jacques promenèrent les chimères d'un esprit tourmenté, le jeune Renan n'entend que le son des cloches, des douces cloches monacales, l'appelant pour le repos et pour la prière. Ah ! séduction du séminaire sur les hommes jeunes et purs! Prestige de la religion, douce éloquence de ces messieurs, comme vous parliez au cœur qui s'ouvrait devant Dieu I « Dans le cul-sac Férou, entre les tours de Saint- Sulpice et les arbres du Luxembourg, lieu discret, aimé des prêtres » ', s'étend, sur les devantures des chasubleries et les angles des couvents, une ombre enveloppante et religieuse. Ceux qui habitent dans cette grande maison où se préparèrent tant d'élèvesjprêtres n'aperçoivent, de toutes parts, que les frondaisons des arbres voisins ; la nature, avec une câline insistance, le tiède parfum de ses feuil-