‹ Situation de l'Indo-Chine (1897-1901) (volume 2)Chapitre 10 sur 190 · III. — SERVICE ZOOTECHNIQUE · texte numérisé non relu

III. — SERVICE ZOOTECHNIQUE

L'élevage en général, et celui du cheval en particulier, a pris une grande exten- Mesures prises en sion en Indo-Chine depuis 1902. C'est une œuvre délicate qui exige, pour devenir faveur de réle ~ profitable, de grands sacrifices pécuniaires, du temps et de l'esprit de suite. vage '

En vue de tirer profit de toutes les expériences faites et, par suite, de mettre au Conseil de perfeepointja voie que parait devoir suivre, désormais, dans la Colonie, l'élevage pour tionnement de devenir prospère, le Gouverneur général institua, par arrêté du 9 avril 1904, un MJ« va fl eenIndo - Conseil de perfectionnement de l'élevage au Tonkin et en Annam, qui fut érigé en Conseil de perfectionnement de l'élevage en Indo-Chine par arrêté du 16 avril

Comités locaux de l'élevage.

Le même arrêté a institué des Comités locaux en Gochinchine et au Cambodge.

Un arrêté, en date du 26 août 1906, a créé également, en Annam, un Comité local.

Toutes les questions relatives à rélevage, en Cochinchine, au Cambodge et en Annam, sont soumises, avant d'être examinées par le Conseil de perfectionnement de l'élevage en Indo-Chine, à l'examen des Comités locaux qui sont compotes ainsi qu'il suit pour l'Annam et le Cambodge :

Un administrateur des Services Civils, à la désignation du Résident supérieur, président ;

Un inspecteur du Service des épizooties,à la désignation du Résident supérieur, membre ;

Le chef du Service local de l'Agriculture, membre ;

Un colon français et un notable indigène, à la désignation du Résident supérieur, membre ;

Pour la Cochinchine, c'est le Comité institué par l'arrêté en date du 8 avril 4893 qui reste chargé de l'étude des questions ci-dessus, et pour le Tonkin, c'est le Conseil de perfectionnement de l'élevage qui remplit le rôle de Comité local .

Rôle du Conseil de Le Conseil de perfectionnement de l'élevage en Indo-Chine a pour mission d'étuperfectionnement dier toutes les questions relatives à l'élevage en général et à celui du cheval en de l'élevage. particulier.

Ce Conseil est appelé à émettre des avis notamment sur les points suivants :

4° Les remontes des services civils et militaires ;

2° Les établissements zootechniques, les haras, les jumenteries appartenant à l'Administration ou subventionnés par elle ;

3° Les mesures propres à améliorer et à protéger l'élevage : sélection, alimentation, hygiène, salubrité, primes, subventions, secours, sociétés de courses, mesures administratives, importation, exportation, etc. . .

Le Conseil peut être chargé, par le Gouverneur général, de faire desenquêtes sur toutes les questions concernant l'élevage.

Composition.

11 est composé comme il suit :

Le général commandant l'artillerie, président ;

Un inspecteur ou administrateur des Services Civils, membre ;

Le vétérinaire chef du Service zootechnique et des épizooties, membre ;

Le chef de Cabinet du Gouverneur général, membre ; . Le président de la Commission de la remonte militaire, membre ;

Un inspecteur de l'Agriculture, membre;

Deux membres non fonctionnaires, à la désipation du Gouverneur général, membres.

Le vétérinaire chef du Service zootechnique et des épizooties est secrétaire général du Conseil et chargé de la conservation des archives.

D'importantes questions furent de suite déférées à l'étude du Conseil, notamment:

L'examen des courses au point de vue de leur utilité pour l'amélioration de la Application de la race chevaline. A la suite du vœu exprimé par le Conseil, le Gouverneur général Io,du 2 Juin 1891, demanda en France l'application en Indo-Chine de la loi du 2 juin 1894 , régie- JJJi^ our,es de mentant les courses.

L'application de cette loi fut accordée par le décret du 1 er octobre 1905 et sa promulgation dans la Colonie a été opérée par un arrêté en date du 19 avril 1906.

Les questions se rattachant au fonctionnement de la monte, aux primes à accor- Primes à la monte s der aux propriétaires de juments poulinières, ont été également étudiées par le primée aux pin>- Conseil et, sur son avis, le Gouverneur général a pris un nouvel arrêté, en date du d " lt8k 7 avril 1905, remplaçant les arrêtés des 31 octobre 1897 et 14 février 1901.

Les dispositions très libérales de cet arrêté commencent à donner d'excellents résultats.

Enfin, dans le but de doter la Colonie d'une race chevaline en rapport avec les Importation

besoins de son armée et de son commerce, le Gouverneur général déféra au Con- de Jumente étranseil de perfectionnement de l'élevage l'étude des moyens d'améliorer la race indi- o^^ee.

gène chevaline par l'importation de juments étrangères.

Après un examen approfondi, le Conseil, dans sa séance du 2 mars 1905, conclut à la nécessité d'introduire 2.000 juments en plusieurs années. Les types auxquels il adressa la préférence sont les juments des Landes, ou du même modèle des départements voisins, qui ont donné d'excellents résultats, depuis bientôt quinze ans, aux établissements zootechniques de Hanoi et les juments du type welsh-poney d'Australie,qui commencent à être appréciées dans les Indes anglaises.

Les juments devaient être recrutées parmi des sujets de taille réduite, à partir de 1 m. 46 et au-dessous.

A la suite de ce vœu, fut pris l'arrêté du 20 janvier 1 906, autorisant le Lieutenantgouverneur de la Cochinchine et les Résidents supérieurs au Tonkin, en Annam, au Cambodge et au Laos à faire procéder annuellement, jusqu'à concurrence des crédits respectivement inscrits à cet effet au budget local de chacun de ces pays, à l'achat en France ou à l'étranger et au transport en Indo-Chine, de juments destinées à la reproduction.

Cet arrêté accorde des avantages considérables aux particuliers qui désirent Avantagée aeeor-

acquérir des juments importées. dée aux aequé-

Elles peuvent être cédées, avec une réduction de 40 % de leur prix de revient, jy^d+J^nt»

aux éleveurs français ou indigènes qui en font la demande et prennent, au préa- mp ° lable, l'engagement de les faire saillir par un étalon de l'Administration ou agréé par elle.

Achat

de juments en

France.

Les propriétaires de ces poulinières reçoivent, en outre, pour les produits ainsi obtenus, des primes dont la quotité est fixée comme il suit :

30 •/<> du prix de revient de la jument, six mois après la naissance du premier produit, si le poulain est reconnu en bon état à cette époque ;

20 % six mois après ia naissance des autres produits et dans les mêmes conditions .

Les particuliers ou les collectivités ayant importé, à leurs frais, dans la Colonie, des poulinières de races étrangères, ont droit aux primes prévues ci-dessus, si ces poulinières sont agréées par l'Administration.

La délivrance des cartes de saillies et naissances et l'exercice du contrôle administratif continuent à être exercés, dans chaque pays, en conformité des arrêtés en vigueur, dont les dispositions demeurent, par ailleurs, intégralement applicables, en ce qui concerne les juments indigènes et leurs produits.

La première application de ce programme d'importation de poulinières eut lieu au commencement de 1906 par l'achat, eu France, de 275 juments, dout 863 provenant des départements du sud-ouest et 12 de la Camargue. L'arrivée de ces juments eut lieu dans la Colonie au commencement de juin 1906.

En novembre 1906, il fut procédé en Australie à une seconde acquisition de 200 juments qui arrivèrent en Indo-Chine en mars 1907.

Les juments importées furent groupées en deux lots à leur arrivée dans la Colonie, pour accomplir une période d'acclimatement.

Celles destinées au Tonkin, à l'Annam et au Laos furent concentrées aux établissements zootechniques et d'acclimatation de Hanoi ;

Celles destinées à la Cochinchine et au Cambodge furent rassemblées à la jumenterie de Prey-komping, dans la province de Kratié, au Cambodge, qui fut créée à cet effet en 1906.

D'autres jumenteries furent successivement installées pour recevoir des lots de juments importées :

Au Tonkin, la jumeoterie de Nuoc-hai, près Cao-bang(2« territoire militaire) ;

En Annam, la jumenterie de Thanh-hoa, la jumenterie de Hué, la jumenterie du plateau de An-khé (province de Binh-dinh) ;

En Cochinchine, la jumenterie de Giadinh.

Fonctionnent en t Le service de l'élevage est assuré, notamment au Tonkin et en Annam, par les générai du service vétérinaires du Service zootechnique et des épizooties, conformément aux arrêtés de l'élevage et de des 7 avril 1905, 27 novembre 4905, 20 janvier 1906, circulairedu 12 avril 1907

du Résident supérieur en Annam et arrêté du 24 avril 1907.

En Annam et au Tonkin, les concessions des éleveurs européens et les centres d'élevage sont visités périodiquement par les vétérinaires-inspecteurs.

Achat

de juments en

Australie.

Installation de ju menterles.

la monte en Indo- Chine.

Les stations de monte installées dans les postes de l'intérieur fonctionnent avec le concours des chefs de province ou de leurs délégués. L'entretien des étalons, le paiement des primes à la saillie des juments, à la naissance des poulains et aux produits de deux ans, sont assurés par les administrations provinciales.

Les vétérinaires ont plus spécialement la direction technique : répartition des étalons, visites des juments, des poulains, évaluation des primes, choix des étalons à acquérir et réforme de ceux qui sont impropres à la reproduction.

C'est le chef du Service vétérinaire, zootechnique et des épizooties qui centralise les opérations de la monte, des naissances constatées et des primes payées.

Pour compléter la relation qui précède, il convient de passer sommairement Résultats acquis. en revue les résultats déjà acquis dans les différents pays formant l'Union indochinoise.

Pour l'élevage, de même que pour le Service des épizooties, le tonkin n'a rien ménagé en vue d'une sérieuse organisation et l'Administration est en mesure d'exercer une action très favorable sur l'élevage, grâce à sa division en 10 secteurs zootechniques et des épizooties, ayant chacun à leur tête un vétérinaire-inspecteur, qui inspecte périodiquement tous les centres d'élevage des provinces de sa circonscription.

Les résultats obtenus par la monte des étalons de l'Administration sont des plus satisfaisants et font bien présager de l'avenir.

Les indigènes, au début, étaient méfiants au sujet de la gratuité des étalons, des primes accordées à la saillie de leurs produits; ils considéraient ces mesures comme an moyen déguisé par l'Administration pour en revendiquer ultérieurement la propriété.

Aujourd'hui, leur éducation est faite et l'Annamite,se rendant maintenant compte des avantages réels qu'il obtient, est tout disposé à amener ses juments aux étalons de l'Administration, parce que, outre les primes qui lui sont accordées, il obtient de beagx produits d'une vente plus lucrative.

L'arrêté du 7 avril 1905 relaté plus haut, accordant, au Tonkin et en Annam, à partir du l« r janvier 1906, des primes à la saillie des juments, à la naissance des poulains et aux produits âgés de deux ans provenant des étalons de l'Administration, a donc atteint complètement son but.

Établissements officiels d'élevage

Outre l'action exercée dans les provinces et les territoires militaires par ses étalons, l'Administration du Tonkin possède actuellement trois établissements d'élevage où est pratiqué méthodiquement 1 élevage du cheval et où sont également entretenus les reproducteurs des races d'animaux domestiques utiles à la Colonie," en vue de leur vulgarisation . '

Ces établissements sont :

Les établissements zootechniques et d'acclimatation de Hanoi ; L'établissement zootechnique de l'île de la Table, dans le golfe du Tonkin ; La jumenterie de Nuoc-hai, dans le 2 e territoire militaire (près de Cao-bang).

i° Etablissements zootechniques et d'acclimatation de Hanoi

Ces établissements, primitivement organisés dans l'ancienne citadelle de Hanoi, ont dû, à la suite du déclassement et de l'aliénation de cette dernière, en 1894, être réinstallés de toutes pièces, le 2 janvier 1896, au milieu des rizières de la route mandarine, à 4 kilomètres de la ville.

Pendant la période de transition, d'une durée de deux ans, qui s'écoula entre la désaffectation de la citadelle et l'organisation des établissements actuels, les animaux n'ayant plus à leur disposition les prairies nécessaires, eureul beaucoup à souffrir et leur production fut forcément interrompue.

Ce ne fut qu'au commencement de 1897 que l'établissement, en possession de locaux et de nouvelles prairies, put reprendre sou cours normal.

Aujourd'hui, après sept ans d'efforts suivis, les établissements zootechniques et d'acclimatation de Hauoi ont pu achever leur organisation et se constituer des effectifs très intéressants par la production qu'ils ont su réaliser sur place, à l'aide de croisements pratiqués avec des reproducteurs indigènes et étrangers.

Prairies et par- Les prairies naturelles des établissements de Hanoi ont fourni la démonstracoups. tion de ce qu'on peut obtenir comme rendemeut et qualité fourragère en région

. de plaine.

Sur une superficie de 35 hectares convertis en prairies, 450 animaux ont pu trouver leur nourriture en fourrage et se maintenir en excellent état. Ou peut normalement faire trois coupes de foin de juin à novembre. Une expérience de rendement prélevé sur une coupe, dans un hectare de prairie, a accusé 8.000 kilos de foin sec, après emmagasinage de deux mois, ce qui représente 24.000 kilos par an. En prenant seulement comme base de rendement moyen la moitié du chifre annuel cité ci-dessus, soit 12.000 kilos de foin sec à l'hectare, nous arriverons à une production de420.000 kilos pour 35 hectares. La provision moyenne de foin sec emmagasiné pour les besoins de rétablissement est d'environ 150.000 kilos ; la différence qui existe entre 150.000 kilos et 420.000, chiffre qui pourrait être atteint, laisse une différence de 270.000 kilosde foin, quantité qui est consommée en fourrage vert et représente 1.350.000 kilos d'heibe verte, puisqu'on sait que, par la dessication, l'herbe perd les quatre cinquièmes de son poids.

Les procédés employés sont : les fumures avec le fumier de ferme, en couverture, à raison de 100 mètres cubes à l'hectare. 11 est également fait usage de chaulages avec la chaux en poudre répandue à raison de 3 . 000 kilos à l'hectare. Sur 7 hec-

tares seulement, on a mis des superphosphates dans la proportion de 400 kilos à l'hectare. Les engrais et les amendements sont toujours employés vers le mois de février, époque à laquelle la végétation ralentie va reprendre son activité, grâce à Tétat hygrométrique de l'atmosphère dû au brouillard qui règne en cette saison. Par ce procédé, l'évaporalion des principes volatils que renferment les engrais est aussi atténuée que possible ; ces derniers, par suite de l'humidité, se mettent immédiatement en contact avec le sol et avec les racines des plantes.

Préalablement aux fumures, tous les ans, en décembre et janvier, on procède, dans les prairies» à un nivellement sommaire, à l'arrachage des plantes grossières et de mauvaise qualité, puis, au besoin, le sol est aéré et ameubli à l'aide de herses, de scarificateurs ou de rouleaux*

Le terrain de l'établissement est fractionné en cinq prairies plus spécialement destinées à la production du fourrage et en neuf parcours affectés au pâturage en liberté des juments poulinières et de leurs produits.

Toutes ces prairies sont entourées et clôturées par des fossés profonds, surmontés de haies vives en ioga. Les fossés servent de drainage et de déversoir pour les eaux. Les haies d'inga sont taillées périodiquement et les branches feuiûées, passées au broyeur, sont distribuées pour servir à l'alimentation des animaux qui s'en montrent très friands.

C'est le cheval qui a formé la base de l'élevage des établissements zootechniques Elevage du cheval, et d'acclimatation de Hanoi ; mais ils son t en situation de pouvoir procéder à l'acclimatement de toutes les races domestiques utiles à la Colonie.

Les établissements de Hanoi ont pour mission, en ce qui concerne l'espèce chevaline, de faire fonctionner un haras et d'acclimater différentes races chevalines importées.

Le haras comporte des étalons et une ju mente rie. Haras*

Les étalons du haras de Hanoi, qui ont eu à assurer la monte soit aux établis* Etalons

sements zootechniques, soit dans les jumenteries de l'Administration, dans les jumenteries particulières ou dans les stations de monte des postes de l'intérieur» se décomposent ainsi qu'il suit sous le rapport des races et des origines.

Ils sont au nombre de 62, répartis de la façon suivante :

42 annamites du commerce ;

1 polonais, né au haras ;

4 demi-sang annamite-breton, né au haras ;

m . „ J 4 demi-sang breton-annamite, id.

M â HaD01 { S demi-sang annamite-landais, id.

4 demi-sang landais-annamite, id.

4 demi-sang annamite-polonais, id.

4 demi-sang polonais-annamite, id,

3 trois quarts sangannamite,l/4 breton, néau haras; 2 trois quarts sai g ammmite,l/4 landais, id.

33 à Hanoi (suite) ( 1 trois quarts sang landais, 1/4 annamite, id.

2 trois quarts sang annamite, 1/4 polonais, id. 1 demi-sang polonais, 1/4 annamite, 1/4 landais;

2 à l'Ile de la Table \\ P° loDais ' °T' aire de Po 'T e ; . ^

( 1 demi-sai;g polonais-annamite, ne au haras.

1 S ! aP ' 0YiDCede . Ba i { demi-sang polonais- annamite, néau haras.

M polonais, originaire de Pologne ;

Langson pr ° VinCe de ] * demi-sang annamite-polonais, né au haras ;

[2 annamites achetés daus le commerce ;

13 annamites achetés dans le commerce ; 1 polonais, originaire de Pologne ;

20 dans le 2« territoire! * polonais, né au haras ;

militaire et à la jumen-< 1 demi-sang annamite-polonais, né au haras.

terie de Nuoc-hai ] 2 demi-sang polonais-annamite, id.

1 demi-sang annamite-landais, id.

1 demi-sang landais-annamite, id.

2 Sri 6 * U : rr ! l0ire ^"i 2 annamiles achelés dans le commerce.

62, total égal à l'effectif présent, soit 29 animaux du pays, 3 importés, 31 nés au haras.

«Jumenterle. La jumenterie du haras de Hanoi comprend dans ses effectifs 91 poulinières,

dont 48 détachées à Pile de la Table, ayant les origines suivantes:

45 annamites * ( 36 à lïde la Table \ ,lont 5 n ^ au haras '

2 landaises | 2 à Hanoi | dont 1 née au haras.

.... (13 à Hanoi > . . c , ,

14 polonaises { , . n|e de h ^ | dont 5 nées au haras.

a . . . i 1 à Hanoi

z chinoises \ , , ,,„ , , v Ul

( 1 a lile.de la Table

4 landaises-annamites. . . ) . , |f| . , . T K . [ nées au haras.

( 1 a I lie de la Table )

5 annamites-bretonnes. .] 5 à Hanoi, nées au haras.

9 annamites-polonaises. . \ „ , .,,. , , T . h . i nées au haras. 10 polonaises-annamites..? „> , ., . . . T .. j nées au haras. 91 , total égal à l'effectif des poulinières.

Soit 42 à Hanoi et 49 à l'Ile de la Table, parmi lesquelles 49 annamites du pays, 3 importées et 39 nées au haras.

Outre les effectifs qui précèdent, le haras de Hanoi possède des poulains et des pouliches nés dans ses établissements, dont l'énumération suit :

Poulains :

Année 1904

.1 demi-sang annamite, 1/4 landais, 1/4 polonais ; 1 trois quarts sang annamite, 1/4 landais ;

1 demi-sang annamite-polonais.

Année 1905

2 annamites ;

1 demi-sang polonais, 1/4 annamite, 1/4 landais; 1 demi-sang polonais, 1/4 annamite, 1/4 breton ; 1 demi-sang annamite, 1/4 landais, 1/4 breton.

Année 1906

1 annamite ;

1 demi-sang annamite-polonais;

3 demi-sang annamite, 1/4 landais, 1/4 polonais ;

2 demi-sang polonais, 1/4 annamite, 1/4 landais ; 1 trois quarts sang annamite, 1/4 breton ;

1 trois quarts sang annamite, 1/4 landais ;

1 cinq huitièmes sang annamite, 2/8 polonais, 1/8 landais.

ÏÔ

Année 1907

4 annamites ;

2 demi-sang annamite-landais ; 2 demi-sang polonais-annamite ;

1 trois quarts sang annamite, 1/4 landais ;

2 demi-sang annamite, 1/4 landais. 1/4 breton ; 1 demi-sang annamite, 1/4 breton, 1/4 polonais;

3 demi-sang polonais, 1/4 annamite, 1/4 landais ; 1 demi-sang polonais, 1/4 annamite, 1/4 breton ; 1 trois quarts sang annamite, 1/4 breton.

Au total, 35 poulains, y compris 5 poulains nés à l'ile de la Table de poulinières envoyées des établissements de Hanoi.

Pouuches :

Année 1904

3 annamites ;

4 demi-sang annamite-chinois ;

2 demi-sang annamite-polonais ;

1 trois quarts sang-annamite, 1/4 polonais ;

1 demi-sang annamite, 1/4 landais, 1/4 polonais;

4 trois quarts sang annamite, 1/4 polonais;

1 trois quarts sang annamite, 4/4 breton ; 4 trois quarts sang annamite, 4/4 landais.

Année 1905 '

4 annamites ;

3 demi-sang polonais, 4/4 annamite, 4/4 breton ;

2 demi-sang polonais-annamite;

4 demi-sang annamite, 4/4 landais, 1/4 breton ; 4 demi-sang polonais, 4/4 annamite, 4/4 landais ; 4 demi-sang chinois, 4/4 annamite, 4/4 landais ; 4 demi-sang annamite-landais ;

4 demi-sang annamite-polonais.

Année 4906

4 trois quarts sang annamite, 4/4 landais ; 2 annamites ;

5 demi-sang polonais, 4/4 landais;

4 quatre huitièmes sang polonais, 3/8 annamite, 4/8 landais;

4 sept huitièmes sang annamite, 4/8 breton ;

4 six huitièmes sang annamite, 1/8 landais, 4/8 breton ;

4 six huitièmes sang annamite, 1/8 landais, 4/8 polonais ;

4 trois quarts sang annamite, 4/4 polonais ;

4 landais ;

4 demi-sang landais-annamite.

Année i907

2 annamites;

3 demi-sang polonais-annamite ;

2 cinq huitièmes sang annamite, 2/8 polonais, 1/8 landais ;

2 demi-sang polonais, 1/4 annamite, Irlandais;

1 demi-sang chinois, 1/2 annamite, 1/4 annamite, 1/4 landais ;

1 trois quarts sang annamite, 1/4 landais ;

1 trois quarts-sang annamite, 1/4 landais;

1 sept huitièmes sang annamite, 1/8 breton :

1 quatre huitièmes sang polonais, 3/8 annamite, 1/8 landais ;

1 demi-sang annamite, 1/4 landais, 1/4 polonais.

Au total, 55 pouliches, y compris 5 pouliches nées à l'Ile de la Table de poulinières envoyées des établissements de Hanoi.

Aux effectifs qui précèdent, il y a lieu d'ajouter 6 chevaux de 4 à 7 ans, nés également au haras, qui ne sont pas classés comme étalons et doivent être vendus.

Si nous récapitulons les effectifs qui viennent d'être exposés, nous les trouvons groupés au Tonkin ainsi qu'il suit :

| 33 étalons.

43 poulinières.

Etablissements zootechniques de Hanoi.. { 162 {30 poulains.

50 pouliches.

6 chevaux à vendre.

2 étalons.

IledebTable I 60 <«!»■»!**•

f» poulains.

5 pouliches.

2« territoire militaire et jumenterie dej QA I OA ., , Naoc-hai | 20 | 20elalons -

4« territoire militaire | 2 | 2 étalons.

Province de Langson | 4 j 4 étalons.

Province de Bac-kan j i j 4 étalon .

Total 249 animaux.

En exécution des prescriplions du Gouverneur général, 275 juments poulinières ont été achetées dans le midi de la France, dans les régions de Pau,Tarbes, Mérignac et Arles.

Ces juments on! été expédiées dans la Colonie en trois lots successifs, les 29 avril, 30 mai et 3 octobre, sauf 2 juments qui sont mortes en France avant le départ.

Ces poulinières ont été réparties par voie de tirage au sort entre le Tonkin, l'Anna m et le Laos, proportionnellement aux crédits inscrits aux budgets de ces trois pays, ainsi qu'il suit :

68 juments pour le Tonkin ; 99 — FAnnam ;

2 — le Laos ;

Soi H 09 au total.

Cet effectif de 169, avec les 25 juments délivrées aux services militaires, a porté à 194 le nombre des juments introduites au Tonkin.

Les juments étaient extrêmement fatiguées par suite de l'encombrement et du mauvais aménagement du navire et de la longueur de la traversée, qui a été de quarante jours. En outre, elles ont effectué le voyage et sont arrivées dans la Colonie en pleine période de chaleurs excessives.

Juments français ses importées.

. A leur débarquement, elles étaient très maigres et présentaient un état sanitaire qui laissait fortement à désirer. Beaucoup étaient atteintes de gourmes, d'angines, de blessures diverses, de maladies de peau et certaines de fourbures graves. Les gourmes notamment, qui ont sévi sur la plupart des juments, ont donné naissance, chez plusieurs sujets, à des pneumonies et à des pleurésiesqui ont entraîné quelques mortalités.

Néanmoins, l'acclimatement s'est opéré dans des conditions relativement très bonnes aux établissements zootechniques et d'acclimatation de Hanoi, en raison du confortable qu'elles y ont trouvé, tant sous le rapport des locaux que sous celui des prairies qui produisent, en abondance, d'excellents fourrages.

Les cas de mortalité dus à des maladies pendant l'acclimatement, ou à des accidents divers après la répartition, sont au nombre de 25 au 30 juin 4907, sur un effectif de 194, ce qui constitue une perte de moins de 13 % pour l'ensemble du lot importéau Tonkin. Dans ce chiffre, 9 pertesont eu lieu dans l'effectif du Tonkin, de 84 animaux j soit une proportion de mortalité de 9 % et 16 pertes dans le lot de l'Annam, de 83 têtes, soit une proportion de 16 %.

Ces chiffres sont fort peu élevés par rapport aux fatigues et au changement brusque de milieu qu'ont eu à supporter les animaux .

En Cochinchine et au Cambodge, le déchet a été un peu plus considérable et la totalité des pertes. par rapport aux 275 juments achetées représente une moyenne de 20 pour cent.

Juments d'Aua- Un second lot de juments a été acheté en Australie. Ces animaux, au nombre

de 200, sont arrivés à Saigon réduits à 195, par suite de 5 mortalités survenues en cours de traversée.

Sur ce nombre, 59 ont été débarquées dans cette ville, pour constituer le lot du Cambodge. Le restant du lot, soit 137, a continué sa route sur Haiphong où il est arrivé le 17 mars 1907.

Parmi les 59 juments débarquées à Saigon, 45 ont été prises par le Cambodge, 2 sont mortes et 1 2 qui restaient disponibles ont été renvoyées au Tonkin où elles sont arrivées le 10 avril.

Ces 12 juments, avec les 137 du précédent convoi, ont porté à 149 l'effectif des juments australiennes appelées à composer les lots de l'Annam et du Tonkin.

Ces 149 juments ont été installées aux établissements zootechniques et d'acclimatation de Hanoi, en attendant leur répartition chez les particuliers et dans les établissements de l'Administration en Annam, au Tonkin et dans les corps de troupe.

Les juments importées d'Australie sont en bonne santé et dans un état d'embonpoint qui ne laisse rien à désirer. Leur acclimatement suit un cours normal et. parait ne devoir donner lieu à aucune difficulté. Elles sont moins nerveuses que les juments françaises et, par suite, moins sensibles aux influences climatériques et alimentaires. Par contre, leur caractère est plus difficile.

trali*.

résumant l'effectif général des juments australiennes restant en todo-CMne, nous avons, au 30 juin 4907 :

20 juments à l'armée ; 53 — au Tonkin ; 73 — à l'Annam ; 41 — an Cambodge.

Soit i 87 juments restantes sur 200.

Sous le rapport des pertes éprouvées nous trouvons :

4 mortalités en cours de traversée ) au compte du Cambodge, de

2 — à Saigon ) TAnnam et du Tonkin.

4 — au compte du Cambodge

3 — au compte de l'Annam et du Tonkin

Au total, 13 mortalités, soit une proportion de 6 l/2%sur 200 juments achetées.

En comparant la proportion des pertes subies, nous avons : 3 % de pertes avant la répartition ; 9 % de pertes pour le Cambodge ; 3 % de pertes pour l'Annam et le Tonkin .

La ration pour tous les animaux est donnée en deux repas. Les étalons reçoivent, Régime des ensuivant leur appétit, une ration de paddy ou de maïs concassé qui varie entre 2 k.500 maux, et 4 kilos, soit une moyenne de 3 kilos, plus du foin et de l'herbe verte à volonté.

Les poulains, selon leur âge, reçoivent une ration de grain qui peut être évaluée à une moyenne de :

2 kilos pour les poulains de 1 an ;

2 k. 500 — 2 ans;

3 kilos — 3 ans.

Le foin et le fourrage vert à discrétion.

Tous les grains sont passés au tarare, puis lavés. Le maïs est donné concassé. Les grains sont toujours additionnés de sel en poudre à raison de 1 kilo pour 100 kilos de grains.

De l'inga broyé est journellement distribué dans les mangeoires et les animaux en sont très friands. Les sujets délicats sont mis au régime de la farine de maïs ou de riz. Elle est donnée sous forme de bouillie, et administrée à la bouteille ou à la seringue.

Les animaux en reçoivent jusqu'à 4 litres par jour, en deux fois.

Le sevrage se fait le plus tard possible ; nous avons remarqué que le mieux est de laisser les poulains se sevrer tout naturellement Eu les sevrant trop tôt, on risque d"exercer une influence néfaste qui poursuit le sujet dans son développementfutur.

Outre l'exercice en liberté que prennent les juments, les poulinières et les pou- Dreeeage; exercice lains, des exercices de dressage ont lieu, dès le sevrage, pour les poulains, afin de les familiariser avec l'homme et de les habituer à se laisser conduire à la main et

panser. Puis, à 3 ans, les poulains sont dressés à porter le cavalier et à se laisser conduire montés. Enfin, un assez grand nombre de chevaux et de juments notamment sont dressés au service du trait, pour les voilures, le manège, ia faucheuse mécanique, etc., des établissements. Il y a une quinzaine d'animaux utilisés tous les jours pour le charroi des fourrages des litières dans les écuries, la conduite des fumiers dans les prairies en hiver, la rentrée des foins en été, le fonctionnement du manège qui actionne le concasseur, le broyeur à inga, la pompe du puits, etc. Un roulement est organisé, de façon que ces travaux constituent une gymnastique salutaire et non une fatigue.

Animaux dômes- Outre les efforts faits pour améliorer l'espèce chevaline, les établissements zootiques autres que techniques et d'acclimatation de Hanoï ont toujours saisi toutes les occasions qui se

ceux de l'espèce g^ p r £s en tées pour doter la Colonie de races étrangères d'animaux domestiques chevaline. ^ ■ *■• i - . *

ou pour améliorer les races existantes.

Race ovine. Les expériences faites sur les moutons depuis une quinzaine d'années, soit aux

établissements zootechniques de Hanoi, soità l'ilede la Table, avec les races chinoises du Yunnan, du nord de la Chine et des races berrichonne, mérinos et southdown importées de France, ont échoué, parce que les sujets decesdiversesracesn'étaient pas doués de l'immunité qui convient aux ovins pour résister aux nombreuses affections qu'engendre, chez eux, la chaleur humide de la Colonie.

Cette expérience négative doit-elle être considérée comme une condamnation définitive ? Les observations faites depuis plus de quinze ans ont démontré que l'ennemi du mouton réside dans l'atmosphère saturée d'humidité en Indo-Chine, qui doit favoriser, dans l'organisme des ovins, des microbes et des parasites palhogènesdu sang, lesquels engendrent l'anémie, puis la mort. D'où l'indication pratique de chercher à constituer des troupeaux uniquement composés de sujets ayant montré de la résistance et n'ayant pas été incommodés par l'humidité dn climat. L'étude comparative de plusieurs races de moutons pouvait seule permettre de sélectionner ces sujets. Or, parmi celles-ci, il a été constaté que les races françaises d'importation sont douées d'une résistance assez grande et que, parmi les trois importées, la race berrichonne a fait preuve d'une réelle endurance ; puis vient la race mérinos. La race southdown n'a rien donné, mais elle devait probablement sa susceptibilité à ce fait que les produits envoyés étaient des croisements, et ce qui tendrait à confirmer dans cette opinion, c'est que des races plus pures, primitivement envoyées en 1895, avaient bien résisté.

Pour compléter ces intéressantes expériences, la direction de l'Agriculture, des Forêts et du Commerce a pris l'initiative, en 1906, de faire venir de la presqu'île malaise des types de moutons qui lui avaient été signalés dans cette contrée. Ces sujets importés au nombre de trois lots, composés chacun de cinq brebis et d'un bélier, furent ainsi répartis : deux lots dans les stations expérimentales agricoles et le dernier lot, réduit à un bélier et quatre brebis par suite de la mort de l'une de ces dernières, fut envoyé aux établissements zootechniques de Hanoi,

le 17 août 4906. Ces sujets sont de taille réduite, à pelage composé exclusivement de jarre et non de laine, les uns à oreilles moyennes et les autres presque sans apparence d'oreilles. Leur pelage varie du blanc au café au lait, au roux et au noir, ces différentes couleurs étant souvent mélangées. Les béliers sont munis de cornes légèrement recourbées en arrière et en dehors et sont très combattifs entre eux.

Leur poids moyen, à l'état adulte, est de 25 kilos. Ce petit troupeau, dans l'espace d'une année, a doublé son effectif et se maintient dans un état de santé irréprochable ; ces sujets ont passé l'été sans paraître en être incommodés. Cette race semble particulièrement intéressante et mérite de retenir l'attention.

Elle semble douée de l'immunité réclamée plus haut, à l'égard des maladies microbiennes ou parasitaires du sang engendrées par l'humidité et la chaleur, par ce fait qu'elles proviennent d'un pays qui offre une très grande analogie avec l'Indo- Chine, tant au point de vue climatérique que tellurique .

Plus tard, si elle faisait souche dans la Colonie, Userait facile de l'améliorer par l'alimentation et des croisements judicieux avec des races françaises.

Enfin, une tentative qui parait indiquée consisterait dans l'introduction d'un mouton de race stéotopoiesique, élevé couramment à Java. Ce mouton doit également, en raison de la similitude du climat de son pays d'origine avec celui de l'Indo-Chine, être en situation de vivre dans la Colonie.

Cette race permettrait, sans doute, de faire d'intéressants croisements à brève échéance, avec les moutons de la presqu'île malaise.

On peut signaler pour mémoire les moutons indiens de la région de Bombay, Calcutta, dont des spécimens ont été introduits en Cochinchine et dans le sud de l'Annam, ces sujets n'ayant pas fait preuve de la résistance désirable et leur chair, à odeur de suint, n'étant pas recommandable pour la boucherie.

. Quelques tentatives de croisements avaient été entreprises en 1901, avec la race du pays et avec un taureau de race fribourgeoise qui avait été acheté, ainsi qu'une vache de même provenance, à un colon du Tonkin qui les avait importés.

Les résultats ont été des plus satisfaisants.

U reste encore maintenant des produits provenant de ces croisements, qui sont très réussis et témoignent d'une grande amélioration, tant dans les formes que sous le rapport des aptitudes laitières.

Depuis quelques mois, les établissements zootechniques de Hanoi sont en possession d'un taureau breton et de trois taureaux et de deux génisses demi-sang breton-annamite, nés au Lang-bian et donnés par la direction de l'Agriculture, des Forêts et du Commerce de l'Indo-Chine.

Ces différents reproducteurs sont tenus à la disposition des propriétaires de vaches de la région pour les saillies.

Il existe une petite porcherie composée de 2 verrats et de quelques truies d'Europe. Les sujets sont très réussis. Un certain nombre de reproducteurs sont livrés annuellement aux éleveurs.

Raée bovine.

Raee porcine*

2° Etablissement zoolechniqve de Vile de la Table

Kn vue de donner de l'extension aux établissements zootechniques de Hanoi qui étaient devenus insuffisants, le Gouverneur général a choisi, en janvier 1904, l'Ile de la Table pour y installer un établissement d'élevage au compte de l'Administration. Cette île, située dans le golfe du Tonkin, fait partie du groupe d'îles de l'archipel des Fai-tsi-long et possède, à elle seule, une superficie approximative de 9.000 hectares. Elle se prête tout spécialement à l'élevage du bétail, en raison de sa végétation herbacée, de l'abondance de ses cours d'eau qui ne tarissent jamais, de l'absence des fauves et de la sécurité qu'y trouvent les animaux à l'égard de la contamination par les épizooties.

L'établissement de File de la Table, qui ne date que de trois ans, s'organise peu à peu. Des sentiers, des routes ont été aménagés, permettant déjà la circulation sur un parcours d'environ 15 kilomètres.

Deux centres principaux d'élevage sont déjà installés ou en voie d'installation sur la côte est de l'Ile :

L'un, vers le nord, dans la région dite de Pak-a-mun, qui possède une gorge d'une superficie d'environ mille hectares, est déjà installé ;

L'autre, vers le sud et le centre de Pile, dans la région dite des Sommets verts, qui possède une superficie d'environ trois mille hectares, est en voie d'installation.

Les années 1 904, 1 905 et 1 906 ont été employées à aménager la station de Paka-mun qui, bien que plus réduite comme superficie que la première, était tout indiquée pour commencer l'occupation, parce que c'est presque l'unique point où les chaloupes puissent aborder la côte et où elles trouvent un abri de toute sécurité contre les typhons .

La station des Sommets verts est en voie d'organisation depuis le mois de janvier 1907.

Elle est située à l'entrée d'une vaste gorge qui est desservie par une route d'environ 5 kilomètres qui vient d'être construite.

Station La station de Pak-a-mun possède des étalons, des juments poulinières, des pou-

de Pak a-mun lains et un troupeau de vaches.

Les poulinières,qui prôvienuent toutes des établissements zootechniques et d'acclimatation de Hanoi, sont, ainsi que cela a été relaté précédemment, au nombre de 48. Les poulains nés en 1 907 sont au nombre de 10, au 30 juin. Les 2 étalons

viennent du haras de Hanoi.

Le troupeau de vaches comporte une moyenne de 150 têtes; elles sont conduites alternativement de la station de Pak-a-mun à celle des Sommets verts. pour maintenir la végétation à l'état de pâturages accessibles aux juments et poulains.

Station des Som- La station des Sommets verls, qui est trois fois plus étendue que celle dePak-amets verts. mun, sera en mesure, en octobre prochain, quand son écurie actuellement en

construction sera achevée, de recevoir les 48 poulinières qui sout en ce moment

dans cette station. La station de Pak-a-mun pourra être affectée au logement et à l'entretien des poulains mâles, qui demandent à être complètement séparés des femelles.

L'établissement zootechnique de l'Ile de la Table fonctionne sous la direction du chef du Service zootechuique et des épizooties, avec le concours de deux surveillants européens qui sont affectés chacun à une station et avec laide de la maind'œuvre pénale.

Un effectif moyen de cent prisonniers est réparti entre les deux stations proportionnellement aux travaux.

La station des Sommets verts, où s'accomplissent des travaux de route, de construction de bâtiments, dispose de 80 prisonniers.

Ils sont gardés par un détachement de 35 linh de la garde indigène.

3o Jumenterie de Nuoc-hai

C'est vers la fin du mois d'octobre 1906 qu'a commencé l'installation delà jumenterie de Nuoc-hai, en vue de doter d'un établissement modèle la région de Cao-bang dans le 2e territoire militaire qui est un des plus propices pour l'élevage du cheval.

Nuoc-hai était un ancien poste militaire dont les locaux existants ont pu être utilisés tout de suite, moyennant certains aménagements, en attendant l'édification des bâtiments définitifs en voie de construction et dont l'achèvement est prévu pour fin 1908.

La mise en état des terrains a été poussée très activement ; actuellement, dix hectares de terre environ ont été labourés et hersés et une vingtaine d'hectares ont été débroussaillés. D'ici la fin de Tannée, un second labourage, le chaulage et l'ensemencemeut en plantes fourragères pourront être effectués sur les terrains déjà travaillés. Des paddocks vont être incessamment installés, pour être mis à la disposition, dès Tannée prochaine, des juments eu état de gestation avancée ou suitées, les autres animaux étant laissés au pâturage dans les terrains simplement débroussaillés.

La jumenterie possède 43 juments françaises du midi de la France et 26 juments australiennes, soit un total de 09 poulinières.

De plus, le 2| c territoire militaire est en possession de 20 étalons qui assurent Dépote d'étalon* tout à la fois la monte des jumentsde la jumenterieelqui sont répartisdans l'intérieur du territoire en dépôts d'étalons, pour opérer la sailliedes jumentsdeséleveurs indigènes. Ces dépôts sont actuellement au nombre de 10 et vont être augmentés en 1 908, en raison de l'empressement que mettent les propriétaires à amener leurs juments aux étalons de l'Administration. Ce résultat favorable est dû à la persistance qu'a mis le Service zootechnique à entretenir des étalons dans cette région depuis huit ans et aux avantages de l'arrêté du 7 avril 1905, accordant des primes à la saillie des juments, à la naissance et aux produits de deux ans.

Le total des saillies s'élève pour Tannée 1907 à 395, celui des naissances à 95, contre 272 saillies et 41 naissances en 1 906 .

Ces chiffres démontrent éloquemment ce que peut produire, en matière d'élevage, en Indo-Chine, une intervention réellement technique et compétente,

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