ROUTES DE PÉNÉTRATION
Ne pouvant espérer obtenir dans un avenir prochain un chemin de fer pour relier l'Annam au Laos, le Résident supérieur a fait entreprendre la route de Savannakhet à Quang-tri, par Lao-bao.
Faute d'agents techniques, il n'a pu être fait d'étude complète, ni de projet, et le choix de Lao-bao comme point de passage a été déterminé, non seulement d'après l'avis des missions Pavie et Odend'hal, mais aussi après de nombreuses tournées faites par le Résident supérieur lui-même.
Actuellement, la route de Savannakhet â Lao-bao, qui doit avoir une longueur d'environ 230 kilomètres en territoire laotien, est tracée sur toute sa longueur, terrassée sur 150 kilomètres, empierrée en débris de limonite ferrugineuse sur 30 kilomètres, et munie, sur les 150 kilomètres terrassés, de ponts provisoires en bois qui dureront en moyenne jusqu'au 1 er janvier 1910.
Cette route, bien qu'imparfaite dans son tracé, a des pentes inférieures à 3°/° et pourrait rendre de grands services si on pouvait trouver dans la région des véhicules et des animaux appropriés.
En même temps, dans la province du Cammon, on construisait un bon chemin muletier reliant, jpar Hatrai et Cammon, Vinh à Pak-hin-boun. Cette voie, établie sommairement, est très fréquentée présentement et pendant neuf mois de l'année elle constitue la voie d'accès la plus courte et la plus commode de l'Annam vers le Mékong.
A la même époque, on construisait un assez bon chemin muletier mettant en relation Yinh et le Tran-ninh par Tha-do (sur le Song Ca) et Ran-ban, au pied du plateau Méo, route encore très suivie maintenant.