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L - FONCTIONNEMENT DE L'ASSISTANCE MÉDICALE

Personnel médical

Conformément à l'arrêté organique du 30 juin 1905, la direction de l'Assis- Direction du ser tance médicale a été placée dans les attributions du médecin inspecteur, directeur ylce dey FAaèlsgénéral de la Santé, qui, en qualité de directeur du service de Santé du corps d'oc- tancc * cupation, a déjà sous son autorité les médecins des troupes coloniales servant en Indo-Chine.

Cette mesure était indispensable pour la réussite de l'œuvre et pour donner une même impulsion aux facteurs divers qui y contribuent : médecins militaires, médecins civils, médecins indigènes. Elle permettait, en outre, au directeur général de la Santé de travailler d'une manière plus efficace à l'assainissement du pays

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et A l'application des règles de l'hygiène, attendu qu'elle laissait à sa disposition les médecins de l'Assistance aussi bien que les médecins militaires. A ce double point de vue, cette organisation, également économique puisqu'elle n'a entraîné aucune création de personnel nouveau, a facilité dans une large mesure le fonctionnement du service ; elle a permis d'éviter les tâtonnements et l^s difficultés du début et a donné un rendement qui n'eût pas été obtenu dans d'autres conditions. Collaboration daa L a collaboration des médecins civils et militaires est, en effet, de toute nécessité. et militai re » * >our ex * culer ' e programme tracé par le Gouverneur général, il faut que le nom-

bre des médecins soit aussi élevé que possible, notre influence devant se faire sentir sur tous les points de l'Indo-Chine, jusque dans les provinces les plus reculées. L'effort resterait stérile s'il était limité à quelques centres privilégiés et l'Assisfance médicale deviendrait un luxe bien inutile si, à côté des succès opératoires enregistrés dans quelques hôpitaux du delta, devaient persister les chiffres considérables de décès par dysenterie, paludisme, fièvre récurrente, etc. . ., signalés chaque année dans l'intérieur des provinces.

D'autre part, la charge ne saurait être trop lourde et disproportionnée avec les ressources de la Colonie. C'est pour cette raison que le Gouverneur général, réujaissant tous les médecins sous la même autorité, a fait appel aux médecins militaires dans la plus large mesure possible et Ies»a employés au service de l'Assistance dans tous les centres où ils sont détachés pour le service des hôpitaux ou de la troupe. La solde de ces oificiers étant au compte du budget colonial, ils perçoivent, pou rie service spécial d'assistance qu'ils assurent, une indemnité annuelle dont le tarif moyen est d'environ 1 .500 francs, alors que le prix moyen de revient d'un médecin de r Assistance est de 13.000 francs (11.000 francs de solde et 2.000 francs de frais de service).

En 1906, ,38 médecins militaires ont ainsi collaboré à l'Assistance : on conçoit l'économie qui, de ce chef, a pu être réalisée.

Cette collaboration des deux éléments, civil et militaire, a donné les plus heureux résultats. La plus grande camaraderie n'a cessé d'exister entre les uns et les autres ; ils ont rivalisé de zèle pour l'exécution de leur tâche et tous ont accompli leur devoir avec le même sentiment d'abnégation et de dévouement, sans distinction d'origine.

■Hp^fl *** - À partir de 1907, un nouvel élément va entrer en ligne : le médecin indigène.

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Son rôle seraessenf iel dans l'assistance. Si le médecin européen est la tête qui diiige et contrôle, ie médecin indigène est l'instrument qui agit sur les populations, fût accepter à ses compatriotes nos méthodes thérapeutiques et mène auprès d'eux la pjXjpqgajade d'hygiène sans laquelle tous nos efforts seraient impuissants.

Son concours est donc indispensable ; poursuivre un programme d'assistance 4ws 4'a*tres conditions serait poursuivre une chimère et renoncer à l'évolution que le Gouvernement général a eu l'intention de provoquer dans la masse de la

population. Par sa psychologie spéciale, par ses traditions* par ses mœurs, l'An* namite est 1res éloigné de nous, attaché à son passé, à ses habitudes, à sa manière de vivre. Il tient à ses médecins comme il tient à ses mandarins; d'une souplesse extrême, il accepte sans résistance nos conseils et nos médicaments, mais l'empiriste annamite ou chinois reste dans la coulisse et c'est lui qui est écouté. Malgré son zèle et son dévouement, le médecin européen, ignorant le plus souvent la langue et les coutumes du pays, ne peut faire face à cette concurrence latente, d'autant plus dangereuse qu'elle ne parait pas et qu'il ne peut que la soupçonner.

Dans certaines provinces, les médecins européens, servis par une connaissance approfondie de la langue et des mœurs locales, ont pu obtenir des succès remarquables. A Haiduong, le docteur Paucot est arrivé à réunir jusqu'à 3.000 consultants par mois et à annihiler totalement l'influence des empiristes traditionnels. Mais ce cas ne peut être généralisé et constituera pendant longtemps l'exception. C'est surtout dans la vulgarisation des principes d'hygiène que l'action du médecin annamite sera fructueuse. L'assistance des hôpitaux n'est, en effet, qu'une première étape du programme à réaliser ; éminemment locale, son objet immédiat est de secourir les malades, mais elle n'étend pas son rayon et ne peut servir à prévenir la maladie. Elle fait connaît» e aux populations la supériorité de nos méthodes, le succès de nos cures, elle met les esprits en confiance et les prépare à recevoir et à appliquer les conseils de nos médecins indigènes guidés par les médecins européens et devenus les éducateurs de leurs compatriotes. Déjà, dans plusieurs provinces, cette propagande a été commencée : aux séances de vaccine, les mères reçoivent des notions sur les soins adonner à leurs nourrissons, sur la façon de les alimenter ; aux réunions des marchés publics ou des grandes solennités, des conférences sont faites sur la variole et la vaccine, sur la prophylaxie de la fièvre typhoïde, de la peste, du choléra, sur la nécessité des désinfections préventives ùù curatives, etc. Ces conférences, rédigées sous la forme la plus élémentaire, sont traduites en quoc-ngu et affichées dans les villages, aux portes des pagodes. Eh même temps, des cours d'hygiène ont lieu dans toutes les écoles; les instituteurs sont façonnés par les médecins et deviennent à leur tour de véritables moniteurs chargés, eux aussi, de porter la bonite parole et de méfier le bon combat pour la grMdeuf et la prospérité de la race annamite.

Le rôle du médecin indigène, ainsi compris, sera considérable. Potrr être à hauteur de leur tâche, les praticiens annamites doivent faire preuve de dévotement et avoir une connaissance approfondie de l'hygiène et de la pathologie du

pays.

Les résultats acquis depuis la création de l'Ecole de médecine permettent de croire que les eep^rances fondées sur elle ne seront pas déçues. Les jeunet étudiants indo-chinois suivent avec empressement les cours qui leur sont faite à l'École aussi bien que les cliniques de l'hôpital. Servis pour la plufart par ude mémoire remarquable, ils retiennent facilement et s'efforcent de mettre à profit ce qu'ils ont appris. Très doux et extrêmement adroits, ils possèdent deux çafc-

lités essentielles pour un médecin : la patience et l'ingéniosité. Us excellent dans les pansements et font les appareils compliqués avec une véritable habileté. En outre, leur éducation ne laisse rien à désirer en ce qui touche l'asepsie et l'antisepsie, de sorte que les blessés les plus sérieux peuvent leur être confiés sans aucun inconvénient.

On aurait pu craindre que toutes ces qualités, entretenues à l'Ecole par une surveillance constante, par l'obligation des cours et par la préparation des examens, ne disparussent ensuite pour laisser percer l'esprit de préjugé et la foi dans l'empirisme déjà signalé. On aurait pu redouter également que les sentiments de charité et de bonté, développés et entretenus avec soin chez ces jeunes gens pendant la durée de leurs études, ne fussent remplacés par l'orgueil ordinaire des mandarins et des lettrés ou par leur mépris pour les castes intérieures. Or, depuis un an, les élèves les plus anciens sont sortis de l'Ecole et ont été attachés à divers services provinciaux: ils servent d'auxiliaires aux médecins européens, font des tournées d'hygiène et des conférences, donnent des consultations et pratiquent des vaccinations. L'avis de leurs chefs est unanime: leur zèle n'a jamais fait défaut et leur valeur professionnelle n'a cessé de s'affirmer chaque jour.

Quant aux concussions et aux abus, toujours à craindre avec les Annamites, il est facile d'y remédier: d'abord par le contrôle du médecin européen, ensuite par la surveillance des autorités administratives. En tout cas, ce danger, s'il existe, ne saurait pas plus faire exclure les médecins que les autres fonctionnaires indigènes dont l'utilisation, par une heureuse évolution de notre politique coloniale, tend au contraire à devenir chaque jour de plus en plus grande.

Cette année, de nouveaux cours ont été ouverts à l'Ecole de médecine indigène; des laboratoires ont été créés et l'on peut affirmer que les élèves, assouplis par des exercices pratiques, par des voyages d'études, par des travaux personnels, seront suffisamment armés pour veiller sur la santé de leurs congénères, travailler à l'assainissement du pays et aider au développement de sa population.

6ag«8-foihmes En Cochinchine et au Tonkin sont formées des sages-femmes indigènes. Cellesindigènes* ci constituent une section spéciale de l'Ecole de médecine, celles-là sont rattachées

à l'Ecole des infirmiers-vaccinateurs de Ghoquan et font leurs éludes à la Maternité de Cholon.

À leur sortie, les sages-femmes qui le désirent sont admises dans l'Assistance et affectées à des maternités. Leur rôle n'est pas seulement d'assister les femmes en couches et de soigner les nouveau-nés : elles doivent également veiller à l'observation des règles de l'hygiène et en faire sentir la nécessité aux mères de famille. Elles signalent aux médecins celles qui sont atteintes de syphilis, surveillent l'application des traitements spécifiques, suivent avec soin les grossesses et deviennent des guides précieux pour élever les enfants et combattre la mortalité qui les décime.

Personnel auxiliaire de l'Assistance

Le personnel auxiliaire de l'Assistance comprend des infirmiers, des infirmières el des vaccinateurs indigènes. En outre, quelques hôpitaux ont encore des sœurs, provenant en grande partie des établissements militaires laïcisés.

Le personnel infirmier, recruté suivant les besoins, est groupé dans chacun des pays de l'Union en corps spéciaux dans lesquels l'avancement, la solde et la retraite sont prévus dans les mêmes conditions que pour les autres corps indigènes, celui des interprètes en particulier.

D'une manière générale, ce personnel, naturellement fort adroit, est rapidement éduqué et rend le concours d'auxiliaires européens tout à fait inutile.

Les infirmières sont recrutées dans les mêmes conditions et jouissent d'avantages similaires.

Les vaccinateurs indigènes ont été créés en Cochinchine avant l'organisation de l'Ecole de médecine de Hanoi. Ils sont formés à une école spéciale annexée à l'hôpital de Choquan et sont particulièrement dressés aux vaccinations, & la pratique des pansements et aux soins d'urgence à donner aux malades et blessés.

Destinés aux provinces de la Cochinchine et du Cambodge, ils participent au service des formations sanitaires, effectuent les tournées de vaccine et donnent des conseils d'hygiène. Leur rôle sera de plus en plus restreint et réduit à celui d'infirmiers quand les jeunes médecins de l'école de Hanoi deviendront plus nombreux.

Infirmiers et Infirmières.

Vaccinateurs.

Ressources budgétaires

Les ressources de l'Assistance médicale proviennent :

4* Du budget général ;

2o Des budgets locaux ;

S* Des budgets provinciaux ;

¥ Des dons volontaires ;

5° Des sociétés de bienfaisance.

Le budget général a à sa charge les dépenses d'assistance qui se rapportent à l'entretien des postes consulaires ressortissant au Gouvernementgénéral de l'Indo- Chine. Il supporte, en outre, les frais de l'Ecole de médecine qui, bien que n'appartenant pas à l'Assistance médicale, en fournit l'élément le plus essentiel ; il subventionne l'Institut de médecine coloniale de Paris et verse chaque année à l'Institut Pasteur une somme de 150.000 francs pour la fourniture des séruras et vaccins nécessaires à la Colonie. Ces dépenses, en raison de leur caractère spécial, ne figurent pas dans la répartition des crédits qui est donnée ici.

La part des budgets locaux et provinciaux dans l'Assistance médicale est très

variable, selon les pays. Au Tonkin et au Cambodge, les provinces remboursent au

budget local la totalitédes frais d'assistance (constructions, personnel et matériel) ;

.en Annara, le budget local prend à sa charge les dépenses de personnel, les pro»

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vinces supportant celles de matériel ; au Laos, où les budgets provinciaux n'existent pas, c'est le budget local quia la charge de toutes les dépenses médicales ; en Cochinchine, il paie la plus grande partie du personnel ainsi que certaines dépenses d'intérêt commue, comme celles de la léproserie de Culao-rong, de l'hôpital de Choquan et de l'Ecole des infirmiers ; le reste est supporté par les budgets provinciaux et surtout par les sociétés de bienfaisance et les œuvres privées.

Ces sociétés ont pris en Cochinchine une importance considérable. Elles sont constituées par de riches propriétaires fonciers annamites, des commerçants chinois et par de généreux donateurs européens. En certaines provinces, elles sont remplacées par les associations de communes qui s'engagent à verser, pendant une période déterminée, une subvention proportionnelle à la fortune et au nombre de leurs habitants.

Au Tonkin et en Annam n'existent pas de sociétés de bienfaisance, mai* les dons volontaires ont été une précieuse ressource pour la construction de plusieurs hôpitaux. Certaines provinces, comme Thai-binh, ont versé jusqu'à 40.000 piastres pour l'organisation de l'assistance au chef-lieu.

Dans les postes consulaires, ce sont les maisons de commerce françaises et les autorités chinoises, plus rarement les congrégations, qui ont soutenu l'effort du Gouvernement général. A Canton, M. Lebaudy a offert la construction d*uo pavillon qui porte son nom et qui renferme un laboratoire de bactériologie, un cabinet de radiographie et une bibliothèque.

Quant aux Hissions, la part qu'elles ont dans l'assistance est surtout importante en Cochinchine. Les établissements de charité sont, pour la plupart, des orphelinats et des asiles pour incurables et vieillards; quelques-uns sont subventionnés par la Colonie.

Répartition des ressources budgétaires de F Assistance

Pendant Tannée 1906, les dépenses proprement dites de P Assistance se sont ainsi élevées à environ 3 millions de francs. Si, à ce chiffre, on ajoute l'entretien de l'École de médecine, celui des Instituts bactériologiques et vaccinogènes, ainsi que les crédits consacrés aux divers services d'hygiène et de protection de la santé publique, on dépasse le total de A millions de francs.

C'est pour la Colonie un sacrifice considérable, qui a été largement consenti et qui indique nettement les préoccupations humanitaires du Gouvernement général, en même temps que son intention d'améliorer de toutes les manières les conditions de l'hygiène et de l'existence dans ce pays, encore si meurtrier.

Résultats obtenus

Depuis un peu plus d'un an que fonctionne régulièrement l'Assistance médicale, les résultats obtenus sont des plus remarquables ; ils montrent la faveur dont jouit cette institution et permettent de se faire une idée des services rendus.

Toute ingérence de l'autorité administrative a été soigneusement écartée : les malades se présentent à la consultation sans formalité préalable ; leur hospitalisation n'est pas plus compliquée et, en retour des soins et des médicaments qui leur sont donnés, il n'est exigé d'eux ni argent, ni corvée d'aucune sorte.

La liberté absolue qui leur est laissée n'est pas une des moindres causes du succès de l'assistance. Dans la mesure du possible, elle doit être élargie ; il faut qu'à l'hôpital les malades oublient le caractère officiel de l'établissement et, en dehors de l'intervention du médecin, ne subissent le contrôle ou la pression d'aucun européen, soit laïque, soit religieux. Pour cette raison, les Annamites, très jaloux de leur liberté de penser, très soucieux de leurs rites et traditions, désertent peu à peu les hôpitaux que leur offraient les Missions : ils y trouvaient des soins dévoués, à défaut de soins médicaux, mais ils y étaient contrariés dans leurs convictions et avaient toujours l'appréhension de funérailles catholiques ne répondant ni à leur croyance, ni à leur volonté. Le rôle de ces établissements tend donc k se restreindre de plus en plus ; ce sont surtout des asiles dont la clientèle est composée de vieillards et d'incurables, miséreux sans ressources, qui viennent demander aux Missions un gite et une ration de riz.

L'opposition la plus tenace au développement de l'assistance fut faite, dès le Opposition des médébut, par les médecins indigènes non diplômés. Le conflit était fatal : les repré- declns Indigènes sentants de l'empirisme traditionnel défendent leur existence; il est bien évident non d *P^ mé> que l'organisation des cliniques gratuites a déjà tari en beaucoup d'endroits la source ordinaire de leurs revenus. Us s'efforcèrent d'entretenir la crainte naturelle des Annamites pour les interventions chirurgicales et de répandre parmi les masses la croyance que les médecins français, dans un but de magie, découpent les vivants et continuent leurs expériences sur les morts. Les esprits les plus prévenus désarmèrent peu à peu en voyant qu'aucune interventiQn n'avait lieu sans motif sérieux et sans le consentement des malades, en constatant les résultats

inespérés parfois obtenus; quant aux autopsies, des instructions furent données & tout le personnel médical et aucune ne fut pratiquée, sauf dans le cas exceptionnel d'expertise médico-légale ordonnée par l'autorité judiciaire.

Un autre argument qu'ils s'efforcèrent de faire prévaloir, c'est que nos méthodes thérapeutiques n'ont pas la sanction du temps et qu'elles ne sont pas inscrites dans les livres de caractères chinois. Les règles millénaires de Confucius étant préférables aux règles françaises pour maintenir la santé de Pâme, doivent de même être préférées aux règles de la médecine occidentale pour conserver la santé du corps. Ces sophisraes, habilement répandus, trouvent encore des partisans, dont le nombre diminue d'ailleurs chaque jour.

Dans une mesure beaucoup moindre il est vrai, les vieillards et les bonzes ont, eux aussi, fait de l'opposition. Les premiers, instruits par l'expérience des nom- . breuses drogues chinoises qu'ils ont absorbées, donnent volontiers des conseils et n'hésitent pas à prendre la direction thérapeutique d'une maladie. Quant aux seconds, ils n'interviennent que rarement, leurs pratiques coûtant fort cher et n'étant guère plus efficaces ; elles ont du moins l'avantage d'offrir peu de dangers .

Ainsi qu'il a été dit précédemment, on ne peut qu'enregistrer aujourd'hui les résultats immédiats obtenus dans les hôpitaux, dans les consultations ou dans les séances de vaccinations. Plus tard, quand les notions d'hygiène auront pénétré les masses, que les maladies évitables auront disparu et que les divers habitants de l'Indo-Chine, façonnés par nos médecins et nos instituteurs, mèneront une vie plus rationnelle, les statistiques permettront de faire ressortir l'accroissement progressif de la population et montreront que l'Assistance a atteint son véritable but. On doit actuellement se borner à énumérer les moyens mis en usage et à établir les profits réalisés.

Effectif^ du per- Au commencement de l'année 1907, le nombre des médecins européens consonnel médical courant à l'Assistance était de 96, ainsi répartis entre les différents pays de l'Union en 1907, e t i es postes consulaires :

Tableau de répartition du personnel médical

PAYS

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