‹ Situation de l'Indo-Chine (1897-1901) (volume 2)Chapitre 21 sur 190 · MÉDECINS · texte numérisé non relu

MÉDECINS

militaires concourant à

l'assistance

Tonkin

Postes consulaires . . .

Quant aux élèves de l'Ecole de Hanoi, ils n'ont encore donné lieu qu'à une promotion de 8 médecins indigènes. Ceux-ci, détachés dans quelques provinces, y ont déjà rendu de signalés services. Désormais, les promotions iront en s'échelonnant d'une façon régulière el seront formées d'une quinzaine de sujets en moyenne.

Les postes médicaux et établissements divers de l'Assistance, officiels et privés, Etablissements de sont au nombre de 115. l'Assistance.

Dans la plupart des pays de l'Union, ils comprennent des postes sanitaires où les malades reçoivent, à la consultation publique, les soins et les médicaments qui leur sont nécessaires et des hôpitaux. Quelques établissements spéciaux appartiennent aux Missions. Mais c'est surtout en Cochinchine, sous l'effort de l'initiative privée et des sociétés de bienfaisance, que ces œuvres ont acquis un développement considérable : on compte ainsi des orphelinats, des crèches, des maternités, des instituts pour aveugles, pour sourds-muets, une léproserie, une maison d'assistance pour les jeunes vagabonds, des asiles pour incurables et vieillards, etc..

À la plupart des hôpitaux sont rattachés des services d'accouchement et des consultations de nourrissons. Ces mesures de puériculture, qui ont déjà donné de très bons résultats et ont été très favorablement accueillies par la population, doivent peu à peu être généralisées.

La pratique des vaccinations a été jusqu'à ce jour la plus féconde en résultats Vaccinations, immédiats el c'est celle qui a eu la répercussion la plus directe sur le mouvement démographique des populations. En Cochinchine, elle a produit un abaissement de la mortalité de un dixième environ, la variole ayant presque disparu ; au Tonkin et en Annam, où les tournées de vaccine sont effectuées depuis moins longtemps, les foyers de cette terrible maladie présentent parfois des réveils, mais les épidémies meurtrières d'autrefois ne sont plus signalées. Même au Cambodge el au Laos, le fléau recule devant la lancette de nos vaccinateurs et, cette année, on n'a pas vu des provinces entières décimées par la petite vérole, comme en 1904 et en 1905.

Ces résultats ont décidé les gouvernements locaux du Tonkin et de la Cochinchine à réglementer la pratique de la vaccine et à la rendre obligatoire dans tous les cas possibles. La vaccination doit être effectuée, sous la responsabilité des parents, dans le cours de la première, de la onzième et de la vingt-el-unième année, lorsqu'un médecin européen ou indigène se trouve sur les lieux. En Cochinchine, la plus grande partie de la population est vaccinée. Ce sont les infirmiers-vaccinateurs de l'école de Choquan qui assurent le service ; au nombre de deux ou trois par province, ils en parcourent tous les ce n 1res. Au Tonkin, en Annam, au Cambodge et au Laos, ce sont des médecins européens qui, à défaut d'indigènes, assurent le service de la vaccine mobile ; des séances périodiques ont lieu d'ailleurs dans toutes les formations sanitaires.

Vaccinations pratiquées en 1 006.

Le vaccin est récolté en totalité dans la Colonie. Les deux principaux centres de production sont :

1° L'Institut Pasteur de Saigon, qui approvisionne la Cochinchine,le Cambodge et le Laos ;

2° L'Institut vaccinogène de Thai-ha-ap, qui fournit le Tonkin, l'Annam et la plus grande partie des postes consulaires.

Un parc vaccinogène a été, en outre, installé à Xieng-khouang, pour le haut- Laos.

Le vaccin de ces diverses provenances est d'excellente qualité et donne une proportion de succès qui oscille entre 70 et 80 %.

Le tableau suivant indique le nombre des vaccinations pratiquées en 1906 dans les différents pays de l' Indo-Chine et les postes consulaires :

PAYS

Tonkin

Annam

Cochincbine

Cambodge

Laos

Postes consulaires. .......

Total

VACCINATIONS

Services bactério- À Nbatrang et à Saigon fonctionnent, sous la direction du docteur Yersin, des logiques et anti- succursales de l'Institut Pasteur de Paris. Elles sont subventionnées par le budget rablquee. général de l'Indo-Chine (150.000 francs) et doivent fournir à la Colonie, jusqu'à

concurrence d'une somme de 100.000 francs, tous les sérums qui lui sont nécessaires. L'établissement de Saigon assure, en outre, le traitement antirabique de toutes les personnes mordues en Cochinchine, au Cambodge, dans le Sud-Ànnam et au Laos par des chiens suspects.

A Hanoi, un institut similaire fonctionne à l'hôpital de Lanessan. Il est subventionné par le budget local du Tonkin et son directeur est chargé de toutes les recherches, de tous les examens bactériologiques qui intéressent le Protectorat. Un service antirabique y est annexé, où sont traitées les personnes mordues au Tonkin, sur le territoire de Kouang-tchéou-wan et dans le Nord~Annam.

Consommation des En 1906, la consommation des sérums a été la suivante :

sérums. Sérum antipesteux 9.911 doses (de 20" 3 )

— antidiphtérique 1 .372 —

— antitétanique 1.530 —

209 personnes mordues par des chiens suspects ont été soumises au traitement antirabique à Hanoi et 107 h Saigon.

En résumé, l'Assistance médicale a fonctionné en 1906 avec 96 médecins européens, civils et militaires. Elle a disposé de :

33 postes médicaux et cliniques ; 57 hôpitaux; 7 maternités ; 5 léproseries ;

7 asiles pour incurables et vieillards ; 1 7 crèches et orphelinats ; 2 institutions pour aveugles et sourds-muets ; 1 école d'infirmiers-vaccinateurs.

Elle a enregistré :

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