‹ Situation de l'Indo-Chine (1897-1901) (volume 2)Chapitre 24 sur 190 · DES HOPITAUX · texte numérisé non relu

DES HOPITAUX

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A cette liste, il convient d'ajouter quelques établissements particuliers qui, par Etablissements leur caractère, relèvent de l'Assistance médicale : levant de l'Assis-

1o La léproserie de Té-truong, installée à une douzaine de kilomètres de tance médicale. Hanoi, fonctionnant à titre d'annexé de l'hôpital indigène du chef-lieu et ayant déjà 347 pensionnaires. Elle doit être progressivement agrandie, de manière i recevoir la plus grande partie des lépreux du delta ;

Hanoi.

Haiphong,

2° L'asile d'incurables de Té-truong, placé dans le voisinage de la léproserie et qui a recueilli 37 infirmes, incapables de travailler et de subvenir à leurs besoins;

3° L'orphelinat de la Sainte-Enfance à Hanoi, qui appartient aux Missions et reçoit les enfants abandonnés, particulièrement les petits; il possède une douzaine d'orphelins ;

4fi L'hôpital de Ke-so, dans la province de Phu-ly, qui est, à proprement parler, un hospice de vieillards et d'incurables et donne asile à tous les miséreux qui vont y chercher un abri.

Dans les chrétientés les plus importantes, la Mission donne également les soins les plus urgents aux indigènes, recueille les enfants abandonnés et assure aux infirmes leur subsistance (1 ) . Ces œuvres sont très restreintes et ne méritent pas une mention spéciale.

Quant aux hôpitaux de Yen-bay et de Son-tay, qui appartiennent à la Mission et sont administrés par elle, ils sont placés sous le contrôle technique du médecin de l'Assistance et subventionnés par l'Administration. A ce titre, ils doivent rentrer dans la catégorie des établissements officiels.

L'Assistance médicale de la ville de Hanoi est assurée ;

1° Par deux médecins militaires des services extérieurs, qui doivent leurs soins à tous les fonctionnaires européens et indigènes ;

î2° Par deux médecins civils, qui sont chargés du service municipal et de ceux de l'état civil, du dispensaire, des épidémies et des vaccinations ;

3° Par l'hôpital indigène, acheté à la Mission. Agrandi, doté de pavillons neufs et d'une maternité, il répond aujourd'hui à tous les besoins. Placé sous l'autorité du directeur de l'Ecole de médecine, il sert d'hôpital d'instruction aux étudiants annamites. Le service y est fait par les deux médecins civils, professeurs à l'École, et par un médecin militaire hors cadres qui remplit les fonctions de médecin résident. En 1906, il a hospitalisé 13.074 malades ayant donné lieu à 276.779 journées de traitement; les crédits qui lui sont affectés se montent à 86.348 piastres.

Deux cliniques sont en projet: l'une pour européens, l'autre pour indigènes. Les consultants y seront tous admis, sans distinctions.

A Haiphong, le service de l'Assistance est assuré :

1° Par un médecin militaire des services extérieurs ;

2° Par un médecin civil libre, chargé du service des épidémies et de celui du dispensaire ;

3° Par un médecin de l'Assistance, affecté à l'hôpital indigène.

Cet établissement, créé en 1905, se compose de petits pavillons en maçonnerie pouvant admettre une quarantaine de malades. Le nombre des hospitalisations a été de 568 et celui des consultants de 1.030.

(1) A Haiduong, Thai-binh, Hung-hoa et Cam-ké, la Mission possède en outre des léproseries rudimentaires formées de quelques cases, où sont reçus les indigènes atteints de lèpre. Ces établissements ont peu d'importance.

L'Assistance médicale de la province de Haiduong a été organisée en 1906 par Haiduong, le docteur Paucot, médecin des troupes coloniales démissionnaire.

L'hôpital provincial, qui comprend trois pavillons en maçonnerie et des dépendances» dispose de 36 lits. Le nombre des hospitalisations a été de 714- et celui des consultants de 6.552.

L'hôpital de Nam-dinh, fondé en 1900, est dirigé par un médecin de l'Assis- Nam-dinh. tance. Il contient une centaine de lits répartis dans quatre pavillons et peut recevoir deux européens, en cas d'urgence. Le succès de cet établissement s'affirme de plus en plus, les malades venant aujourd'hui des points les plus reculés de la province pour y chercher la guérison. En 1906, le nombre des hospitalisés a été de 1 .398 et celui des consultants de 30.790.

214 opérations chirurgicales ont été pratiquées.

L'hôpital de Ninh-binh a été créé en 1905. Il se compose d'un bâtiment en NInh-binh. maçonnerie dont la partie centrale est représentée par une salle de 10 lits. Aux extrémités sont aménagés, d'une part un cabinet pour les consultations et la pharmacie, d'autre part, une salle d'opérations. C'est un poste médical plutôt qu'un établissement hospitalier proprement dit. Au cours de l'année dernière, il a cependant reçu 189 malades et 5.184 consultations y ont été données.

L'hôpital de Thai-binh est l'un des plus anciens hôpitaux provinciaux du Ton- Thal-blnh kin. Fondé en 1899, il a été installé dans quelques maisons achetées à des particuliers et confié aux sœurs de Saint-Paul de Chartres. En 1900, la province en prit la gestion. Il s'est développé très vite depuis cette époque : des constructions nouvelles ont pu être entreprises à l'aide des sommes provenant de souscriptions généreusement consenties par les indigènes fortunés du pays, de sorte que les anciennes masures ont été abandonnées et remplacées par un établissement tout à fait moderne et que l'on doit considérer aujourd'hui comme un modèle du genre:

L'emplacement sur lequel il a été édifié est un vaste terrain d'une superficie de deux hectares, autrefois occupé par des rizières et qui a été complètement remblayé. Les bâtiments destinés aux malades sont an nombre de trois, à rezde-chaussée surélevés de 1 mètre, entourés d'une véranda de 1 m. 50 et longs de 30 mètres; chacun d'eux renferme 50 lits. Le pavillon des consultations, pansements et opérations, mesure 21 mètres sur 10; parfaitement éclairé, avec dallage en mosaïque et murs passés au ciment, il est d'un nettoyage facile et toujours maintenu dans le plus grand état de propreté. Une belle maison à étage sert de logement au médecin, le rez-de-chaussée étant occupé par la pharmacie. L'établissement est complété par une construction pour aliénés et prisonniers et par un lazaret destiné aux contagieux.

En 1906, le nombre des hospitalisations a été de 1871.

L'hôpital indigène de Thi-cau, situé entre Bac-ninh et Dap-cau, reçoit les ma- Bac-nfnh, lades de ces deux centres. Etabli sur le flanc d'un mamelon dans d'excellentes con-

Cao-bang.

Ha-giang.

Lang* son.

Lao-kay*

Moncay

Sontay.

That-khé.

Yên-bay.

dirions hygiéniques, il comprend quelques pavillons en maçonnerie pouvant admettre 45 malades.

Le service d'Assistance à Cao-bang est, comme à Bac-ninh, confié & un médecin militaire. Le commandant du territoire lui a Jonné une vive impulsion : un hôpital de 20 lits a été construit par ses soins, une léproserie est en projet et des conférences d'hygiène ont lieu dans toutes les écoles.

L'Assistance médicale a été organisée d'une manière très satisfaisante dans la province de Ha-giang. Les Thos et les Mans, habitants de la région, ont pleine confiance aujourd'hui dans le médecin français et n'hésitent plus à se rendre auprès de lui. Une construction provisoire en paillote où sont données les consultations, permet aussi d'y traiter les malades graves.

La population de la province de Lang-son n'a pas, jusqu'ici, montré beaucoup d'empressement et le petit hôpital en maçonnerie, récemment édifié, ne reçoit guère que les prisonniers et les filles publiques.

L'hôpital indigène de Lao-kay est particulièrement utile pour recueillir les coolies malades qui proviennent des chantiers de construction du chemin de fer du Yunnan. Situé sur la rive droite du fleuve, à Coc-leu, il rend, à ce point de vue, les plus grands services.

Une formation sanitaire de 1 5 lits a été installée à Moncay ; elle est dirigée par le médecin de l'ambulance.

Le service de l'Assistance est assuré à Sontay par un médecin militaire. Les résultats obtenus ont été considérables. Avant son arrivée, l'hôpital delà Mission, qui sert d'établissement officiel d'assistance, n'était fréquenté que par des incurables et des gens sans ressources. Par sa bonhomie, sa bonté, et aussi par des cures heureuses, il sut inspirer une confiance telle que bientôt les notables et les lettrés se rendirent à sa consultation. Des points les plus reculés de la province, on vient à Sontay demander des conseils au médecin français.

A That-khé, un petit hôpital d'une douzaine de lits a été installé dans le courant de 190(5; il est appelé à rendre de grands services dans la région.

C'est le médecin-chef de l'ambulance de Viétri qui assure les services de l'Assistance à Yên-bay. Les indigènes sont traités à l'hôpital delà Mission, créé en 1902 pour les ouvriers des chantiers de construction du chemin de fer et maintenu dans la suileà litre d'hôpital provincial. Il est fait pour 80 malades, mais en reçoit parfois plus de 100.

Les autres postes de l'Assistance ne sont pas pourvus d'hôpitaux. Les médecins, militaires ou civils, qui en sont chargés, donnent leurs soins aux fonctionnaires, aux colons et à la population indigène. Ils doivent porter tous leurs efforts sur le service des consultations, faire des tournées fréquentes dans l'intérieur, répan-

dre de toutes manières les notions d'hygiène et de prophylaxie des maladies. Dans la mesure du possible, ces tournées coïncident avec les jours de grands marchés et les diflérentes réunions publiques.

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