‹ Situation de l'Indo-Chine (1897-1901) (volume 2)Chapitre 30 sur 190 · VII. - POSTES CONSULAIRES · texte numérisé non relu

VII. - POSTES CONSULAIRES

Le Gouvernement général de FIndo-Chine a étendu aux postes consulaires de la Chineetdu Siam, subventionnés par lui et placés dans sa sphère d'influence, le bénéfice de l'Assistance médicale dont l'arrêté du 30 juin 1905 a posé les bases.

Ces postes, qui comptent déjà plusieurs années d'existence, ont pour objet, non seulement de donner à l'influence française la plus grande extension possible, mais encore de mettre en confiance les populations et de faciliter les transactions commerciales avec la Colonie, aussi bien que la pénétration par nos ingénieurs ou industriels.

Déjà les résultais obtenus sont des plus sensibles ; la courbe des consultations et des hospitalisations n'a cessé de suivre une marche ascendante et, dans plusieurs villes, notamment à Canton, Yunnan-fou, Long-tchéou, le médecin a su acquérir une telle autorité qu'il est devenu le conseiller du vice-roi et qu'il est appelé à donner son avis sur des questions concernant l'hygiène, l'agriculture, l'enseignement, etc . .

Une grande part de ce succès revient aux consuls, qui ont habilement dirigé les efforts de nos médecins et n'ont cessé de les appuyer de tout leur crédit auprès des autorités locales. Quant au personnel médical , constitué presque en totalité par des officiers du corps de Santé des troupes coloniales, il a su, en toutes circonstances, se montrer à hauteur de la tâche délicate qui lui est confiée et il a toujours fait preuve de dévouement et d'intelligente initiative. Afin de donner à l'œuvre entreprise toute la stabilité désirable, les mutations ont été soigneusement évitées ; les médecins des consulats ont été maintenus dans leurs postes respectifs pendant toute la durée de leur séjour colonial et leur retour dans les mêmes emplois a été favorisé dans la plus large mesure.

Ces postes sont au nombre de sept, dont un au Siam, celui de Battambanget six en Chine: Canton, Pac-khoi, Long-tchéou, Mong-tseu et Yunnan-fou.

La plus grande partie des dépenses qui s'y rapportentsontsupportéesparlebudget général de l'Indo-Chine. Quelques donateurs généreux, au premier rang desquels doit être cité M . Lebaudy, contribuent en outre au développement de ces services et à la prospérité de l'œuvre, ,

La charge incombant au budget général est de 54.819 piastres ; les dons volontaires s'élèvent à 10.000 piastres environne qui représente un total de 64.819piastres, soi ri 62.047 francs.

Les résultats obtenus en 4906 sont indiqués dans le tableau suivant :

Page 1