VI. -*» LAOS
Le Laos français est divisé, au point de vue médical, en quatre circonscriptions correspondant chacune à une ambulance :
1° La circonscription de Vien-tiane, comprenant les provinces de Vien-tiane, Savannakhel et Cammon ;
2° Celle de Khong, formée des provinces de Khong, Bassac, Attopeu et Saravane;
3<> Celle de Luang-prabang, avec les provinces de Luang-prabarig, Muong-hou .et du haut-Mékong;
Âo Celle de Xieng-khouang, avec les provinces de Xieng-khouang et des Huapanhs •
A la tête de chaque ambulance se trouve un médecin, qui est actuellement un médecin civil de l'Assistance pour Xieng-khouang, un médecin militaire hors cadres pour chacune des provinces de Khong, Luang-prabang et Vien-tiane.
Un médecin vaccina leur, dont l'emploi fut créé par arrêté du 42 janvier 4 905, Station vacclnoassure le service des inoculations jennériennes dans tout le Laos. Etant donné, ène de x *engd'une part,l'énorme distance séparant ce pays de Saigon et de Hanoi, d'autre part, ouang.
la difficulté du ravitaillement en pulpe vaccinale, une station vaccinogêne fut établie, en 4 905, au Tran-ninh et placée sous la direction d'un médecin de l'ambulance de Xieng-khouang.
Les diverses ambulances du Laos ont été fondées les unes après les autres : celle de Luang-prabang, il y a une douzaine d'années ; celle de Khong, en décembre 4 903. D'abord isolées, dépendant les unes du Tonkin, les autres de la Cochinchine, elles eurent, en 4903, une direction unique : celle du médecin le plus gradé qui» relevant de l'autorité immédiate du Résident supérieur, devint chef de l'Assistance-
L'Assistance médicale a reçu, depuis quelques années, la plus énergique impul" sion. Les ambulances sont installées pour recevoir les indigènes, tout en leur laissant la plus grande liberté ; elle sont ouvertes à tous les parents, à tous les amis, de sorte que l'appréhension première a disparu et que les Laotiens n'hésitent plus
à venir demander leur guérison au médecin français. Au surplus, des tournées médicales ont été organisées dans toutes les provinces. La plus grande importance est donnée aux vaccinations et, pour remédier à l'insuffisance des médecins, tous les gradés français de la garde indigène, dressés à faire des inoculations, sont rendus responsables des épidémies de variole pouvant survenir dans leurs districts respectifs.
En vue de compléter cette œuvre et de faire pénétrer les saines notions d'hygiène dans les régions le£ plus reculées du Laos, le Résident supérieur a l'intention de recruter parmi les bonzes les plus intelligents quelques sujets d'élite et de les envoyer à l'Ecole de médecine de Hanoi. De retour dans leur pays, ils deviendron l - ainsi les auxiliaires immédiats des médecins français et les aideront à combattre l'ignorance et la superstition.
Les crédits affectés au service de l'Assistance sont supportés en totalité par le budget local du Laos. Ils sont de 48.241 piastres.
Résultats obtenus. Les résultats obtenus dans les différentes formations sanitaires sont résumés
dans le tableau récapitulatif ci-après :
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Totaux