‹ Situation de l'Indo-Chine (1897-1901) (volume 2)Chapitre 63 sur 190 · I, - TROUPES · texte numérisé non relu

I, - TROUPES

Ainsi que nous l'avons indiqué, l'idée dominante, en 1902, était de concentrer tous nos efforts sur la défense du Tonkin.

Nous trouvons à ce moment les troupes suivantes : Effeetlfa en 1 902 .

TONKIN

Infanterie européenne

9* régiment d'infanterie coloniale 3 bataillons

10 e régiment d'infanterie coloniale 4 —

Légion étrangère • 3 —

Infanterie indigène

1er régiment de tirailleurs tonkinois 3 bataillons

Bataillon de tirailleurs chinois 1/2 —

Artillerie (4* régiment)

Batteries de montagne 6 batteries

Batteries à pied 2 —

Détachement d'ouvriers. 1

Une section du génie.

Un escadron de cavalerie.

COCH1NCH1NE

Infanterie européenne i 1« régiment d'infanterie coloniale 3 bataillons

Infanterie indigène

1 er régiment de tirailleurs annamites 3 bataillons

Tirailleurs cambodgiens 1 compagnie

Artillerie (5 e régiment)

Batteries de montagne 3 batteries

'Batteries à pied 3 —

Détachement d'ouvriers 1

Au total, 1 3 bataillons européens, 17 bataillons et demi indigènes, 14 batteries, 2 détachements d'ouvriers, une section du génie et un escadron de cavalerie.

Renforcement du corps d'occupation. — Création de nouveaux corps

Au moment de la dissolution du corps expéditionnaire de Chine, fin 1901, il fut constitué au Tonkin, en prévision de la reprise des troubles en Chine, une brigade mixte, dite brigade de réserve du corps d'occupation du Pe-tchi-li, destinée à être transportée en Chine au premier signal. Cette brigade, constituée d'abord avec les 17 e et 18 e régiments d'infanterie coloniale et 5 batteries provenant du Pe-tchili, devait également coopérer à la défense de la Colonie, sauf dans le cas de conflit avec la Chine. Le 17 e régiment d'infanterie coloniale> peu après, fut transformé en u n régiment indigène (5 e tonkinois), et la brigade de réserve de Chine comprit alors :

18 e régiment d'infanterie coloniale, à 4 bataillons ;

5 e régiment de tirailleurs tonkinois/ii 2 tataillons ;

5 batteries ;

1 compagnie de conducteurs ;

1 parc d'artillerie ;

1 convoi administratif.

La création de la brigade de réserve correspondait & un renforcement efiectif du corps d'occupation. Néanmoins, cette mesure était encore jugée insuffisante. On comprenait de plus en plus l'obligation, pour faire face aux nécessités de la défense, de faire appel à l'élément indigène et d'y faire participer les diverses races de l'Indo-Chine. Un bataillon de tirailleurs cambodgiens est créé (décret du 28 mai 1902), puis un bataillon de tirailleurs chinois (décret du 20 juin 1902).

En outre, conformément à une dépêche ministérielle du 23 j uillet 1 903, un certain nombre de montagnards Thos et Méos étaient incorporés dans les bataillons de la haute région, destinés à devenir bataillons formant corps. Le régiment d'artillerie, augmenté de 2 batteries montées (décret du 8 mai 1902), est dédoublé (dépêche ministérielle du 18 novembre 1902) et constitue les 4 e et 5 e régiments.

La légion étrangère, en exécution d'une dépêche ministérielle du 25 juillet 1903, est renforcée d'un 4 e bataillon . Deux compagnies mixtes d'ouvriers et d'artificiers de l'artillerie coloniale sont créées au Tonkin et en Cochinchine (décrets des 15 août 1902 et 19 septembre 1903) et rattachées aux directions d'artillerie du Tonkin et de la Cochinchine.

En exécution de l'instruction ministérielle (Guerre) du 19 novembre 1902, il est créé une section d'infirmiers militaires des troupes coloniales. De même, il est constitué un détachement mixte de secrétaires et ouvriers du Commissariat et une section de télégraphistes coloniaux.

Enfin, le décret du 28 octobre 1902, portant réorganisation des corps disciplinaires coloniaux, transforme la compagnie de discipline coloniale de l'Indo-Chine en un peloton de discipline coloniale. De même, conformément aux prescriptions de l'instruction ministérielle (Guerre) du 12 novembre 1902, la compagnie! de discipline indigène, instituée en Indo-Chine à la date du 33 juillet 1897, est remplacée par deux sections, l'une au Tonkin, l'autre en Cochinchine. En outre, une section de discipline est créée au Tonkin

Au commencement de 1902, la création d'une compagnie du train régimentaire était décidée en principe, afin de doter le corps d'occupation de l'Indo-Chine des moyens de transport nécessaires au service de l'arrière (arrêté du Gouverneur général du l« r janvier). Par la suite, le Ministre ajournait la formation de cette compagnie qui, trop divisée entre les détachements de la haute région, aurait été difficile à concentrer pour assurer le service des transports des troupes mobilisées, et prescrivait, avec les ressources en animaux, de constituer des trains régimentaires.

Les décrets du 19 septembre 1903, portant organisation des troupes coloniales, Effectifs en 1908. consacraient ces augmentations justifiées par les événements qui se préparaient en Extrême-Orient.

Le corps d'occupation comprend alors :

TONKIN

Infanterie européenne

9 e et 10e régiments d'infanterie coloniale, à 3 bataillons ... 6 bataillons Légion étrangère 4 —

Infanterie indigène

1 er , 3 e el 4 e régiments de tirailleurs tonkinois, à 4 bataillons . 1 2 bataillons

2 e régiment de tirailleurs tonkinois, à 5 bataillons 5 —

Bataillon chinois, à 2 compagnies 1/2 —

17 bat. 1/2

Artillerie (4 e régiment)

Batteries montées 4 batteries

Batteries de montagne 4 —

Batteries à pied 2 —

Une compagnie d'ouvriers.

Un escadron de cavalerie.

Un détachement de télégraphistes coloniaux.

COCHINCHINE

Infanterie européenne

11<* régiment d'infanterie coloniale, à 3 bataillons 3 bataillons

12e régiment d'infanterie coloniale, à 2 bataillons 2 —

Infanterie indigène

1er et 2 e régiments de tirailleurs annamites, à 3 bataillons. 6 bataillons Bataillon de tirailleurs cambodgiens, à 2 compagnies 1/2 —

Tbat. 1/2

Artillerie (5 e régiment)

Batteries montées 4 batteries

Batteries de montagne 3 —

Batteries à pied 5 —

Une compagnie d'ouvriers.

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