DEUXIEME PHASE
1. TROUPES II. SERVICES. — III. DÉFENSE ET FORTIFICATIONS IV. MOBILISATION. — V. CASERNEMENTS
La situation anormale dans laquelle nous nous trouvions à la fin de 1904, au point de vuede la répartition des troupes, s'expliquaitpar l'espoir de pouvoir transporter, pendant la période de tension politique, une partie des troupes du Tonkin en Cochinchine, en les laissant profiter jusqu'au dernier moment du climat moins déprimant du Tonkin et, ultérieurement, d'établir les troupes européennes au plateau du Lang-bian, où elles auraient joui d'un climat relativement salubre. II faut bien convenir, toutefois, qu'avec un ennemi maître de la mer, le transport de troupes du Tonkin en Cochinchine était d'une réussite très incertaine, et que, d'un autre côté, l'établissement d'un effectif considérable de troupes au Lang-bian exigerait un délai important et des dépenses élevées au point de vue des transports, tant que la voie ferrée projetée vers le Lang-bian ne sera pas achevée .
Dès la fin de 1904, du reste, la situation générale s'était modifiée. Le Japon apparaissait, après ses premiers succès en Mandchourie, comme une puissance militaire de premier ordre, tandis que les relations s'étaient améliorées du côté de l'Angleterre. Il convenait, dès lors, de donner une nouvelle orientation à la défense de nos possessions indo-chinoises .
Nous devions organiser un système défensif tel que, nos troupes pourvues de l'outillage militaire convenable pussent, avec l'appoint des défenses maritimes et fluviales, retarder l'occupation totale du pays et nous permettre d'attendre l'arrivée des secours d'Europe. L'intangibilité de Saigon-Cap Saint-Jacques était la condition primordiale de la réussite du nouveau plan de défense, basé sur l'intervention de notre flotte et de troupes de renfort*
Cette nouvelle conception de la défense eut sur l'organisation des troupes et services, la mobilisation et la poursuite de l'organisation défensive, une répercussion qui est exposée ci-après :