‹ Situation de l'Indo-Chine (1897-1901) (volume 2)Chapitre 70 sur 190 · I. - TROUPES · texte numérisé non relu

I. - TROUPES

En 1905, nos efforts cessent de se porter uniquement sur le Tonkin ; la Cochinchine voit augmenter ses troupes et le corps d'occupation reçoit dans sa composition les modifications suivantes :

4° le 12 e régiment d'infanterie coloniale, en Gochinchine, est renforcé d'un bataillon ;

2° le 5 e régiment d'artillerie coloniale, en Gochinchine, est renforcé de 2 batteries de 75 ;

3° Au Tonkin, le décret du 24 mars 1905 groupe les deux bataillons dul" régiment de la légion étrangère en un régiment de marche, destiné à entrer dans la composition du corps mobile et organise en bataillons formant corps les deux bataillons du 2« régiment de la légion étrangère qui doivent être respectivement aflectés aux groupements de forces, face au Kouang-si et au Yunnan ;

4° Le décret du 20 juillet 1905 transforme le peloton de discipline des troupes coloniales en deux sections de discipline, stationnées au Tonkin et en Gochinchine et rattachées respectivement à un des corps d'infanterie coloniale ;

5° Le décret du 5 novembre 1 904crée en Indo-Chine deux compagnies du génie, en remplacement du détachement de pontonniers stationné au Tonkin. Ces compagnies, formées à la date du 1 er mai 1905, reçoivent commegarnison Hanoi et Saigon;

6° Par dépêche ministérielle du 18 novembre 1904, le Ministre renonce à la constitution d'unités recrutées avec des montagnards. Les tirailleurs thos déjà incorporés sont libérés ou versés dans les forces de police ;

7° 11 est est créé, par arrêté du Gouverneur général du 19 avril 1905, à Sept* Pagodes, une école de sous-olficiers indigènes, destinée à perfectionner l'instruction des sous-officiers de tous les corps et services de l'Indo-Chine.

L'Ecole d'enfants de troupe, dont le fonctionnement a été autorisé par cablogramme du 6 août 1904, a donné les meilleurs résultats.

Celte institution est un des meilleurs moyens, en élevant et en instruisant pendant plusieurs années des fils de militaires, de former des auxiliaires dévoués et instruits, utiles aussi bien dans l'armée que dans les services civils.

Page 1