COMMERCE DE TRANSIT AVEC LA CHINE
Echanges avec le «) Commerce de transit avec le Kouang-si, — Le mouvement d'échanges entre le Tonkin Kooang-Si et le kouang-si n'a jamais été bien important. L'achèvement du chemin de fer de Hanoi à
la frontière de Chine n*aura pas ou peu d'effet, tant que les rails n'auront pas atteint Long-tchéou ou Nang-ning-fou, et même alors il ne faut pas se dissimuler que nous abordons, de ce côté, le Kouang-st dans sa partie la moins riche. Long-tchéou continue à occuper le dernier rang parmi les ports ouverts de Chine (valeur globale de commerce en 1899 : 300.000 rancs et 526.000 francs en 1900). Le Tonkin ne fournit toujours qu'un commerce insigniGant à l'importation, puisque, sur le marché de l^ang-son, ce sont encore les objets européens importés de Chine que Ton trouvait surtout en novembre 1900. Deux mauvaises années de récolte de badiane (1898-1899) n'ont pas contribué à améliorer la situation.
b) Commerce de transit avec le Yunnan. — Mais ce qu'il faut dire, c'est que le conmerce Echanges avec le de transit avec la Chine s'effectue surtout par la voie du Fleuve Rouge, sur la ville ouverte de Yun-nan
Mongtsé et le Yunnan central. Le transit sur le Sud Ouest du Yunnan (Semao) n'existe pas jusqu'ici. Tout se borne à des échanges entre marchés frontières. Nous avons vu, à propos du commerce d'exportation du thé, que la Rivière Noire, si la route de terre entre Lai-châu et la Transit sur Semao. frontière de Chine était améliorée, pourrait devenir une voie de pénétration dans la région de Semao, qui reçoit actuellement toutes les marchandises étrangères de la Birmanie (Moulmein) par Xieng-mai (Chieng-mai, ou Zimmé des Anglais).
Bien que les importations de Semao en marchandises étrangères ne représentent pas un gros Faible valeur de ce chiffre : maximum, pendant la période triennale 1897-1899; 850.000 fr.mcs en 1898; et que Commerce.
cette partie du Yunnan n'ait rien de spécial à nous offrir en échange (Exportation maxima: 158.000frs en 1899), il y aurait peut-être un léger effort à tenter en ce sens; mais il ne faut pas oublier que la véritable voie d'accès au Yunnan, et à la partie la plus intéressante de la province est la Vallée du Fleuve Rouge.
Le commerce de transit vers le Yunnan a participé aux progrès que nous venons de constater Progrès du commer-
pour le commerce intérieur de l'Indo-Chine de 1893 à 1901 . C'est ce que prouvent la série de ©e de Mongtsé. tableaux suivants (que nous extrayons, en les réduisant en mesures et en valeurs françaises, des
statistiques annuelles des Douanes Impériales chinoises). Il nous parait intéressant de voir Pourquoi nous pre-
confirmer et au delà nos constatations par un contrôle étranger, qui n'a rien de suspect. (2) nonslesstatiUques
Voici d'abord le tableau du comm-îrce général de Mongtsé (valeur de 1897 à 1899, en riales Chinoises, tenant compte chaque année, de la valeur au change du Haikhouan taël (taêl de la Douane).