ENSEIGNEMENT
public depuis 1
En 1896, l'Enseignement public, au Torikin, comprenait: 1°-Pour les Européens, des Marche du sen écoles primaires de garçons et de filles dans les villes de Hanoi, Ilaiphong et Nam-dinh ; «?Ji?i*5?L?S?™
2» Pour les Annamites, des écoles de langue française au chef-lieu des principales provinces et dans quel(|ues postes des territoires niiUtaircs, plus un collège d'interprètes indigènes à Hanoi ;
3* Pour les Français et pour les indigènes des écoles congréganistes.
Le programme des écoles primaires françaises était et est toujours celui de l'enseignement primaire métropolitain. Les enfants y sont admis dès qu'ils peuvent apprendre à lire.
Les écoles franco -annamites ont un programme spécial approprié aux besoins des indigènes et dans lequel la langue française, qui constitue la base des éludes, n'exclue pas cependant l'étude de I annamite et même du chinois usuel.
Deux opinions antagonistes, quant au principe de l'enseignement indigène, étaient en présence. Les uns préconisait l'enseignement à outrance delà langue française dans tous les milieux, et pensaient que nous devions poursuivre le rêve de l'assimilation de la race par la langue. Les autres, au contraire, professaient qu'il était préférable de laisser les indigènes à leurs mœurs et à leurs traditions et de n'enseigner le français qu'à ceux d'entre eux qui en pourraient avoir besoin pour servir leurs intérêts et les nôtres, c'est-à-dire aux indigènes que leur carrière mettrait en contact avec nous, soit à titre ofliciel, soit à titre privé.
M. le Gouverneur (îénéral semble avoir adopté cette dernière opinion. Le nombre des écoles franco-annamites des Résidences a été successivement augmenté, mais les établissements ont été localisés aux centres importants, ou plus exactement aux points où l'élément français, civil ou militaire, est sunisamment représenté pour créer de nouveaux besoins chez les indigènes. De plus, par ses arrêtés des 6 et 7 juin 1898, le Gouverneur Général décida que la connaissance de la langue française serait inscrite an programme du concours triennal pour les grades universitaires annamites.
Jusqu'en 1903, cette connaissance n'est que facultative, mais les mandarins sont néanmoins choisis de préférence parmi les bacheliers et les licenciés ayant subi avec succès les épreuves prescrites sur la langue française et sur la transcription de la langue annamite. A partir de 1903, ces connaissances seront obligatoires pour l'accès aux emplois publics.
Cette dernière mesure est la plus importante qui, en matière d'enseignement français, ait été prise au Tonkin depuis l'origine de notre intervention. Les études confucianiques officielles réunissent un nombre considérable d'étudiants qui, tous, ont en vue les emplois publics ou, tout au moins, l'obtention d'un grade universitaire. Les seuls examens de Nam-dinh reçoivent parfois, aux épreuves éliminatoires, dix mille candidats ; or, pour un qui se présente, trois au moins se sont préparés, et puisque cette préparation exige l'étude de la langue française, il n'est pas téméraire de dire qu'en y comprenant l'Annam, l'arrêté de M. Doumer suscitera dans le pays annamite, sans frais pour le budget, une quarantaine de raille étudiants de français et assurera la propagation de notre langue dans les classes supérieures de la nation. Les résultats administratifs et politiques de cette mesure sont, pour l'avenir, faciles à prévoir.
La diflusion dans les classes inférieures se fait progressivement. Pendant les premières années de notre occupation, tous les indigènes des écoles de français n'avaient en vue, à la fin de leurs études, qu'une place d'interprète dans l'Administration, et l'on put craindre un instant de voir l'enseignement français, au Tonkin, mériter le reproche qu'on adressait jadis à l'enseignement en Cochinchine, de former une nation d'interprètes.
Le développement industriel, agricole, commercial et minier de la Colonie a ouvert de nombreux débouchés aux indigènes parlant le français. Contrairement à la Cochinchine qui est un pays exclusivement agricole, on sait que le Tonkin possède en nombre considérable des industriels, des artisans et des commerçants. Or, il n'est pas un artisan tonkinois, pas un commerçant des villes populeuses de Haiphong, Nam-dinh et Hanoi, pour ne parler que de celles-ci, qui ne rêve pour son fils de bonnes et lucratives affaires et ne l'envoie, dans la pensée de les kii faciliter, à l'école de français. Les grandes administrations, les services publics, nécessitent un personnel indigène nombreux qui, tout entier, sort des écoles du Tonkin : Résidences, Tribunaux, Travaux publics, Postes et Télégraphes, Police, Douanes et Régies, Agriculture, Enseignement public, Services administratifs. Bureaux et postes militaires. Chemins de fer, etc.
Nos écoles ont en outre fourni des commis, des ouvriers aux maisons de commerce, aux exploitations agricoles, aux compagnies de navigation, aux imprimeries, aux usines, chantiers, entreprises et exploitations de toute nature.
La colonie chinoise, nombreuse dans les villes de Hanoi, Haiphong et Nam-dinh, qui possède en outre des membres dans tous les centres provinciaux où l'administration française est représentée, entretient dans chacune de nos écoles un fort contingent d'élèves. 11 n'est pas une maison de commerce, pas une entreprise chinoise qui ne soit en état de traiter en français, avec l'administration et avec les particuliers, ses affaires d'intérêt et au besoin d'établir en langue française sa correspondance et sa comptabilité.
Depuis 1897, des écoles françaises, pour les indigènes, furent successivement ouvertes à Thai-binh, à Dap-câu, à Rac-kan, à Tuyên-quang et à Thai-nguyén. A Nam-dinh, où fonctionne l'école la plus importante du Tonkin, une école spéciale de français, pour les édudiants de l'enseignement indigène qui préparent leurs examens, a été ouverte en octobre dernier ; elle compte près de trois cents élèves et on a dû, faute de place, en refuser un nombre à peu près égal. D'autres écoles encore sont en voie d'organisation, qui vont incessamment s'ouvrir.
Mais les résultats généraux de l'enseignement français échappent à la statistique, car s'il est facile de donner les tables de la fréquentation des écoles depuis l'installation du service, il est plus difficile d'évaluer le nombre des indigènes qui, dans la sphère de rayonnement de nos écoles, s'instruisent auprès de répétiteurs improvisés, anciens élèves pourvus d'emplois, ou élèves actuels des premières classes de nos cours.
Une association de nos anciens élèves s'est donnée pour mission de nous aider dans notre tâche et, sous le titre de Société d'Enseignement mutuel des Tonkinois, a ouvert des écoles et des cours dans un certain nombre de localités du Tonkin.
Le Collège des interprètes indigènes qui, depuis 188G, fonctionnait à Yèn-phu dans une ancienne pagode, a été ramené dans la ville, installé dans un immeuble confortable et pourvu d'un personnel suffisant de professeurs. Cet établissement, où les principes de l'éducation sont appliqués concurremment avec ceux d'une inslruclion appropriée, est devenu le type par excellence de l'école franco-annamite.
La langue française a été portée jusqu'aux parties reculées du pays qui confinent au Laos. Les chefs des populations Thai, de la haute Kivière noire, ont envoyé leurs enfants à Hanoi pour les y faire instruire ; un cours spécial de français pour ces jeunes montagnards fonctionne à la Résidence supérieure, sous la surveillance directe du Service des affaires indigènes. Une école franco-chinoise a été ouverte à Lang-son, par les soins de l'autorité militaire.
Bien plus, notre enseignement a franchi la muraille de Chine ; à Tabri de notre pavillon consulaire, les instituteurs français enseignent notre langue à Mong-tzé, Long-tchéou, longhinh, Pak-hoi et Hoi-how.
En prenant, d'une part, pour base d'évaluation des statistiques de la fréquentation des écoles, tant de celles du Protectorat que de la Mission, de TAlliance Française et de rEnseigncmenl mutuel ; en tenant compte, d'autre part, des résultats des écoles des territoires militaires, des écoles libres des villages et des quartiers, de la propagande des répétiteurs autour des écoles dans les régiments de tirailleurs et de miliciens, on peut^ sans être taxé d'exagération, porter à huit mille le nombre des annamites étudiants de langue française et dont la moitié environ échappe à la statistique ofQcielle.
L'importance toujours croissante delà population européenne a fait augmenter le nombre des enfants dans les écoles françaises. Les locaux des écoles de Haiphong sont devenus insuflisanis et on étudie les moyens d'en doubler la surface. La municipalité de Hanoi a complété l'installation de ses écoles primaires et jeté les bases de l'Enseignement secondaire. Les frères des écoles chrétiennes et les Sœurs de Saint Paul de Chartres ont donné une grande extension à leurs établissements scolaires de Hanoi ; enfin, de nouvelles écoles primaires pour les jeunes européens des deux sexes ont été ouvertes à Phu-lang-thuong, à Ba£-ninh et à Hanain.
TRAVAUX PUBLICS
Avant la création des Services généraux, le Tonkin et TAnnam étaient administrés au point de vue des Travaux publics, par une direction et un personnel affectés spécialement à ces deux pays. Ce service organisé par l'arrêté du 11 novembre 1895 relevait des Résidents supérieurs du Tonkin et de l'Annam et était indépendant de celui des autres pays de Tlndo-Cliine.
La création du budget général devait amener l'organisation d'un service des Travaux publics de rindo-Chine pour l'étude et la préparation des travaux d'intérêt général et l'exécution de ceux prévus au budget de l'Indo-Chine.
L'arrêté du 9 septembre 1898 a réglementé le service des Travaux publics qui a été ,
placé sous l'autorité directe du Gouverneur Général en ce qui concerne les travaux d'intérêt i'^^^^iiîavaM du-
général pour nos possessions françaises d'Extrême-Orient et sous Tautonté des chefs d'adminis- ],iiQg ^q l'Indo-
tration locale pour les travaux d'intérêt local gagés sur les ressources des budgets locaux et Chine, provinciaux.
La nouvelle organisation a été complétée parles arrêtés du 11 octobre 1899 et du 2 mars 1900 qui déterminent, l'un, les grades, classes et soldes du personnel des Travaux publics, Taure, la répartition des services permanents de cette administration.
dget extraordi- Indépendamment des sommes inscrites au biidgel général et au budget du Tonkin pour les lire de rAnnam travaux d'intérêt général ou local, le l*rote(torat trouve depuis 1896, dans le budget extraor- • dinaire, alimenté par les fonds de l'emprunt de Humiliions, les ressources nécessaires à la réa-
lisation des travaux prévus ch.aque année à ce budget spécial.
incipaux travaux En 1897, avec les ressources ordinaires de son budget, l'Administraiion du Proiectorat a [écutés au Ton- fuit continuer les travaux de quais et de digues construits à Hanoi sur la rive droite du Fieuve nen 1897. {{ouge, et terminer les travaux de routes sur les terrains livrés à la ville de Hanoi dans l'inté-
rieur de la citadelle. Des bureaux de poste el de douane ont été construits à Yen-bay, Rao-lia et Lao-kay ainsi qu'un bâtiment pour le trésor à Rac-nînb.
La même année, sur les fonds d'emprunt, ont été exécutés, en partie : l** Les travaux de démolition de la citadelle de Hanoi, et ceux concernant la conduite et la distribution d'eau à la ville de Haiphong ;
^ Les travaux de construction du cbemin de fer de Hanoi à IHm-lang-tbuong, de Lang-son à la frontière de Chine, et de traniformation de la voie entre tMm-lang-tbuong el l^ng-son ; 3o Les travaux relatifs à l'amélioration du port de Haiphong.
lyaux exécutés En 189"^, de nombreux travaux d'irrigations, d'assèchements eldc digues ont été construits en 1898. sur les crédits du budget ordinaire du l'rotectorat.
A partir de janvier 1899, le Service des Travaux publics a été érigé en administration générale.
La loi du 26 décembre 1896 a affecté la plus grande partie du reliquat de l'emprunt de 80 millions, — reliquat qui s'élevait, à cette date, à environ six millions de francs, à la construction de routes eu territoires militaires, aux irrigations, assèchements et autres travaux utiles à l'agriculture.
Il n'est pas besoin d'insister sur Tintérét que présentent des travaux de cette nature pour le développement économique du Tonkin.
En eifet, le Tonkin est un pays assez mal partagé an point de vue climatérique : tantôt des pluies torrentielles tombent sans interruption pendant plusieurs jours, font déborder les fleuves et les arroyos qui inondent les campagnes et détruisent les récoltes souvent au moment de la moisson; tantôt des .«sécheresses persistantes mettent les cultivateurs dans Ti m possibilité d'amener l'eau dans les rizières et la récolte périt avant d'arriver à sa maturité. L'abondance des pluies, le manque d'eau sont deux dangers également redoutables et qui n'ont que trop souvent provo(|ué dans certaines provinces de véritables disettes.
Pour obvier aux inconvénients parfois désastreux de l'irrégularité des saisons, il était nécessaire d'entreprendre dans le Delta une série de travaux destinés soit à l'évacnitiou des eaux dans la région où elles sont en surabondance, soit, au contraire, à les amener et h les dtS" Iribuer dans les campagnes éprouvées par la sécheresse. Ces travaux auront pour résultat d'assurer presque en tout temps, dans I os provinces où ils auront été exécutés, une récolte moyenne, sinon très bonne, elpermettront aux agriculteurs de faire dans divers endpoits,deux récoltes au lieu d'une : c'est ainsi que les travaux de vannage exécutés dans la province de Hanam favorisent l'évacuation des eaux d'été dans certaines régions basses et donnent aux habitants la facilité de faire sur ces terrains une récolte supplémentaire. Les travaux de canalisation effectués dans la province de Cau-do pourront amener, à la saison sèche, dans les rizières d'une grande partie de cette circonscription, l'eau du Fleuve Rouge qu'une usine hy« di aulique, établie à Bazan, élèvera au niveau nécessaire pour la faire écouler dans les canaux d'iingation.
Les éludes de nivellement elfectuées à l'heure actuelle par les soins du service géographique permettront de continuer^ pour le plus grand bien de la population et du pays, la construction des travaux d'irrigation et d'assèchement inscrits sur les crédits, conformément & la loi du :26 décembre 1898, au budget extraordinaire et qui s'élèvent à 2,500.000 francs.
AGRICULTURE. — COMMEHCR. — INDUSTRIE
Le service de l'Agriculture au Tonkin a été organisé, pour la première fois, en i897, par l'arrêté du 30 avril poitant création dune direction d'Agriculture et ayant pour objet la recherche des moyens de développer la richesse agricole du Protectorai, Tintroduction dans le pays de cultures nouvelles et Tétude des perfectionnemenis h apporter aux procédés de culture en usage dans le pays.
La Direction locale d'Agriculture a vu augmenter son importance et ses attributions avec le développement de la colonisation agi'icole.
Le service des concessions de terrains domaniaux ayant pris une extension considérable^ par suite du nombre sans cesse croissant des concessionnaires, a été rattaché à la Direction d'Agriculture.
Un laboratoire d'analyses et de recherches agricoles et industrielles a été créé à Hanoi par Qp^ation d'un labol'arrêté du 20 septembre i899. Le chimiste, directeur du laboratoire, est placé sous l'autorité ratoire d'analydu Directeur de l'Agriculture du Tonkin. ses.
L'an-été du 26 septembre 1900 a créé au Tonkin un service spécial de géomètres rattaché h la création d'un corps Direction locale de l'Agriculture. Ce service est chargé du levé des parcelles domaniaies, de de géomètres, 'exécution des bornages, demandés par des particuliers ou par l'Administration, des expertises en cas de contestations entre propriétaires de biens immeubles.
Aux termes de ;ariété du ti décembre 1899, le domaine national, dans les possessions françaises de l'Indo-Chine, se divise en Domaine public et Domaine privé. Le Domaine public se compose de l'ensemble des choses qui ont pour destination d'être asservies à l'usage on à la protection de tous et sur lesquelles la puissance publique exerce sa souveraineté. Il est inaliénable et imprescriptible. Le Domaine privé se compose de l'ensemble de biens mobiliers et immobiliers et de tous les droits appartenant, soit d'une manière générale à l'Indo-Chine, soit en particulier, aux autres possessions françaises de l'Indo-Cliine, soit aux provinces, soit aux villes réguHèrement organisées en municipalités.
Le Domaine privé se subdivise de la manière suivante :
lo Domaine privé de l'Indo-Chine, ou Domaine colonial ;
2o Domaine privé des différentes possessions françaises de l'Indo-Chine, ou Domaine local ;
3« Domaine privé des pro\inces, ou Domaine provincial ;
io Domaine privé des villes régulièrement érigées en municipalités, ou Domaine municipal.
Un arrêté du 25 février 1900 a institué en Cochinchine, en Annam, au Tonkin et au Cambodge, à raison d'une commission dans chacun de ces pays, des commissions chargées de dresser l'état des immeubles qui, par suite de leur affectation, font partie du domaine colonial, du domaine local ou du domaine provincial. Le 30 juillet de la même année, une commission a été chargée, sous la présidence du Directeur des Affaires civiles, d'élaborer les règlements prévus par l'arrêté du 22 décembre 1899 portant définition et réglementation du domaine en Indo-Cliine. Ces règlements concernent la procédure des concessions, adjudications aux enchères publiques, ventes de gré à gré, échange de biens immobiliers du domaine colonial.
Le régime des concessions de terrains domaniaux est actuellement réglementé par l'arrêté Concessions de 1erdu 18 août 1896. Les concessions sont accordées d'abord à titre provisoire après enquête du rains domaniaux. chef de la province intéressé et après délibération du Conseil du Protectorat du Tonkin qui est obligatoirement appelé à donner son avis sur toutes les questions ayant trait au domaine. Le Résident Supérieur, toutes formalités accomplies, et le Conseil du Protectorat consulté, signe les arrêtés de concessions provisoires de terrains dont la superficie est inférieure à 500 hectares. S'il s'agit d'une surface plus grande, le dossier est envoyé au Gouverneur
Génc^ral qui, avant do délivrer la concession, prend l'avis de la section permanente du Conseil Supérieur.
Le concessionnaire, sous peine de se voir r<'tirer la totalité des terrains qu'il n*aurait pas «léfri' liés dans les délais prescrits, doit avoir mis en valeur le cinquième au moins de la concession dans le délai do deux ans et la concession entière au bout de cinq ans. Si le concessionnaire n'a pas rempli dans ces délais les diverses conditions requises par l'arrêté du \^ août 1896, la déchéance totale ou partielle est prononcée après avis du Conseil du Protectorat. L'arrolé de concession définitive n'est pris qu'après procès-verbal établi par une commission chargée de vérifier l'éUU de la concession et après remise par l'intéressé d'un plan du lerrain, dressé conformément aux indications de l'arrêté de 1896.
En vertu d'instructions spéciales du Gouvernement Gén^'-ral, les parties boisées demeurent, jusqu'à nouvel ordre, réservées et ne peuvent être concédées. Il est également fait des réserves, conformément aux vœux de la Direction des Travaux publics, pour les gisements miniers, s'il y a lieu.
fglementation de La main-d'œuvre indigène employée soit sur les concessions, soit dans les villes a été
*di ^*^'*"^'^'*^^ réglementée par l'arrêté du l-2 août 1896 et par celui du 26 Août 181)9. Ce dernier arrêté
^ * consacre la possibilité pour les commerçants, indusiriels et planteurs de passer des contrais
d'engagom(Mil d'une certaine durée avec leurs ouvriers ou employés à gagi; et impose l'obligation du livret, sorte de carte d'identité, de séjour et de circulation, à tous les indigènes du Tonkin ou asiatiques étrangers travaillant comme domestiques ou ouvriers dans les villes et dans les campagnes. Ces mesures ont donné satisfaction pendant quelque temps aux desideratii de la Chambre d'Agriculture du Tonkin, qui avait demandé l'application d'une réglementation susceptible d'amener la fixité de la main-d'œuvre annamite et de donner aux colons les moyens juridiques de faire respecter leurs contrats avec leurs ouvriers ou employés indigènes.
rdes champêtres. Un arrêté du 23 janvier 1901 a donné aux planteurs l'autorisation de recruter des gardes
champêtres particuliers, européens ou indigènes, pour la surveillance des exploitations agricoles. Ces gardes champêtres sont destinés à remplacer les linh-co' laissés provisoirement à la disposition des colons européens et qui ne seront plus remplacés quand ils auront achevé leur engagement actuel.
Tableau G Etat de terrains donnés en concession au Tonkin au i^^ janvier 1902