‹ Situation de l'Indo-ChineChapitre 172 sur 257 · SUITE · texte numérisé non relu

SUITE

donnée par le

a>noeniooiiaire

En culture

En cul lare

En culture

en instance

Provisoire

7 avril 1899 —

En culture Sursis

En culture

DATE

de la

demande ou de

l'occupation

mars 1 897

mai 1875

mars 1899

juin 1899

30 oct. 1898

20 mai 1901

«0 avril 1900

mars 1901

NOMS

des concessionnaires

CONTENANCE dos concessions

18 avril 1900

Report

ProTince de Phan-Rang

Baron Pérignon ....

Gnggino, négociant.. .

De Montfoi t, planteur.

Maheu, missionnaire..

Bazé, planteur

Arnavon Honoré planleur

Marquis de Barthélémy.

Province de Binh-Thuân

Dousdebès, négociant.

Province de Hant-Donnal

Grosieux, négociant. .

Totaux

Antérieures

Postéfieores à 4897

DATE

de l'arrêté de

conc«88ioD

28juil. 1897

28 sept. 1895

lOjuil. 1899

10 nov. 1899

10 avril 1900

6 déc. 1901 18 ocL 1901

CONCESSION

en instance

provisoire

ou définitive

Provisoire

18 oct. 1901

18 oct. 1901

SI ITE donnée par le concessionnaire

Travaux d*irrigation

En culture

D'autre part, les justifications réglementaires de mise en valeur ayant été faites, les concessions provisoires suivantes ont été converties en concessions définitives :

DATE

de concession

provisoire

NOMS d^ concessionnaires

Avant 4897

Après 1897

DATE de la concession définitive

10 sept. 1898 18 sept. 1898

25juiL iS96 27 août 1 896

Nghé-An Succession Poquet...

Société «La Laotienne»

Toarane Lombard et Ci©

Binh-Dinh

De Montpezat

29 avril 1901 23 octobre 1901

7 juiUet 1901

7 octobre 1901

Une Hude plus approfondie des ressources du pays a fait constater l'existence dans nos forêts, en ^ranJe abondance, des lianes à caoutchouc de différentes variétés.

11 ne fallait pas subordunnerau fonctionnement d'un régime forestier, dont rinstallation est difficile dans la région impénétrable, l'exploitation de cette richesse; un arrêté du 14 février a décidé que tout citoyen français qui en ferait la demande, pourrait se livrer à cette industrie dans une zone forestière réservée, limitée provisoirement à 5.000 hectares, sans autre charge que le repeuplement de la région à lui concédée .

D'autre part, les indigènes sont autorisés à récolter le caoutchouc sur tous les points non réservés, sous la seule obligation de se mjnir d'une autorisation délivrée par le chef de la province.

Ces mesures de surveillance étaient indispensables pour la conservation de la précieuse liane; elles ont eu pour résultat immédiat la création d'un marché très important à Vinh.

D'autre part, les autorisations d'exploitation en zone forestière réservée ont été accord«!es :

Par arrêté du 28 mai 1901, à la Société industrielle et commerciale du Tonkin, sur une superficie de 2.812 hectares au Ha-linh.

Par arrêté du 28 août 190i, à M. Perre, chimiste, sur une superficie de 430 hectares dans la province de Binh-dinh.

A M. Rideau, pl.mteur sur une superficie de 400 hectares dans la même province.

Une autre demande portant sur une superficie de 3.000 hectares, à Dalat, dans la province du Haut Donaï, formulée par M. Amavon, est en instance et recevra incessamment une sohition.

Une Ordonnance Hoyale du 29 novembre 1899 a créé à Hué une école professionnelle pour former des ouvriers de divers métiers : maçons, tailleurs de pierre, menuisiers, charpentiers, forgerons, ajusteurs, etc. A un point de vue différent, cette école répondait aux mêmes besoins que l'école d'Agriculture.

Il était nécessjiire de préparer des ouvriers habiles et de ftiturs contre-maîtres pour les grands travaux qui commençaient et pour les industries qui s'établiront dès que les voies de communication auront rendu plus faciles les relations et les transports.

L'école fonctionne depuis deux ans, et on peut juger de ses bons résultats car un certain nombre d'ouvriers sont déjà sortis de l'école et ont été immédiatement employés chez les entrepreneurs européens.

La côte d'Annam, entre Phan-thiêt etTourane, renferme de nombreuses baies et rades pou. vant offrir un abri sûr à la navigation en cas de mauvais temps, mais où les bateaux seraient dans l'impossibilité de renouveler, en cas de besoin, leurs approvisionnements, même s'il s'agissait uniquement de faire de l'eau.

L'Administration a dû se préoccuper de créer en un point de la côte, d'accès facile et d'abri sûr, un port qui puisse faire face à tous les besoins de la navigation ; la magnifique rade de Tourane était toute indiquée pour cette destination.

Le voisinage des gisements de charbon de Nong-son, fournissant un combustible d'excellente qualité, permettra d'établir des dépôts considérables.

11 fallait toutefois favoriser la reprise de l'exploitation de ces gisements houillers, suspendue depuis près de quatre ans, et c'est ce qui a été réalisé par la combinaison arrêtée entre l'Administration et MM. Pila et Malon, et aux termes de laquelle ceux-ci se sont engagés à établir des dépôts de charbon à Tourane, provenant des mines de Nong-son remises en activité, contre le droit à ceux concédé de créer, dans fflot de l'Observatoire,

des docks et entrepôts, et -l'y construire un appontement de 76 mètres, en eau profonde. Cel arrangement a fait l'objet d'une convention du 29 janvier 1898.

Les installations des docks et eiitrepôts de Tilot de TObservatoire sont en bonne voie ; les travaux de construction de Tappontemenl sont en cours, les mines de Nong-son reprennent de l'activité, et dès à présent, les navires trouvent à Tourane un excellent refuge et un centre de ravitaillement.

Mais l'établissement prochain des voies ferrées, devant faire de Tourane une tête de ligne, et le point central de tout le commerce de TAnnam, indiquait à l'Administration la nécessité de rapprocher la navigation des entrepôts commerciaux de la ville ; les étu«les fjiites par le service des Travaux publics, ont établi la possibilité de doter Toqrane de quais protégés par une jetée-abri permettant aux navires de fort tonnage d'accoster par des profondeurs d'eau de 8 à 9 m.

Le résultat de ces études a été soumis au Conseil supérieur de l'Indo-Chine dans sa session de i9()0 et le projet de construction du port de Tourane, dont le devis s'élève à 9 millions 1/2 de francs, a été définitivement adopté.

Un appel est adressé aux entrepreneurs pour l'adjudication des travaux de construction de la première jetée-abri, dont le devis s'élève à 5.000.000 de francs.

Une ordonnance Royale du 15 janvier 1901 rendue exécutoire par un arrêté dn 26 janvier 1901 a étendu les limites de la concession française de Tourane. Plusieurs petites agglomérations voisines ont été ainsi englobées dans la concession. Cette mesure comme dans les autres ci'Utres urbains facilit Ta l'installation des colons européens en leur permettant et en leur facilitant l'achat régulier et la pleine possession des terrains (jui leur sont nécessaires.

Le budget local de TAnnam a contribué aux travaux d'intérêt général, pendant les années 1897, 1898, 1899 et 1900, pour une somme totale de 1.259.382 :? 03 soit —au taux moyen du 2 fr. 50 la piastre — 3.148.455 francs se répartissant sur les divers exercices et, selon la nature des travaux, d'après les indications du talileau ci-après:

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