AGRICULTURE
Est restée ce qu'elle était au moment de notre arrivée dans le pays. Pourtant les rizière:^ ont augmenté d'étendue, répondant à l'augmentation de la population.
L'élevage des bœufs et des bufOes s'est de beaucoup développé pendant ces dernières années, el sans l'épizootie qui a sévi en 1898-1899 et jusqu'en 1900, les résultats auraient été remar- (|uables : il sont quand même fort beaux.
L'élevage des chevaux commence également à être en honneur : pour l'encourager, des arrêtés en date des tA février 1899 et 'iS juillet delà même année ont créé des dépôts d^étalons dans les commissariats, et institué des primes à l'élevage et à la reproduction.
\ signaler également rélevage des élépliants tenté avec succès pendant ces dernières années.
œNCESSlOxNS.
Le régime des concessions minières ou agricoles est le même que celui en vigueur dan^ les autres pays de l'Union.
CONCLUSION
l/urifanisatiOQ du Laos peut être considérée comme aciievée ; elle n'est pas parfaite sans doute et quelques modifications reconnues nécessaires par l'usag*^ pouront y être apportées, mais teUe qu'elle est, elle suffit amplement aux besoins du moment et surtout est en accord complet avec les besoins et les coutumes des habitants qui se sont franchement ralUés à nous.
Non seulement les anciennes coutumes ont été conservées et remises en vigueur, l'impôt même et le nombre des journées de prestation ont été diminuées et ramenés à 2$ 00 et à il) jours, au lieu de 2 d 50 et de nombreuses corvées et réquisitions de toutes natures exigées par les Khaluongs siamois et leurs agents qm' traitèrent les Laotiens en sauvages ; par suite l'épargne est maintenant connue et il n'est pas une famille qui n'ait un petit pécule devant elle ; il n'en est pas de même sur l'autre rive où les populations ne cachent pas leur désir de vivre elles aussi sous notre domination.
La sécurité y est presque absolue, et partout, à moins toutefois de situation exceptionnelle, un Européen peut voyager et commercer sans aucune escorte.
Notre pénétration chez les tribus Klias de l'Est, encore insoumises pour la plupart, il y a deux ans, est presque achevée.
Le commerce français commence à tenir dans le pays une place honorable.
Les recettes croissent d'année en année ; et tout fait prévoir qu'avant peu d'années le ÏJios pourra solder toutes les dépenses que nécesssitent son occupation et sa mise en valeur.
Vien-tiane, le 29 décembre 1901.
Le Rétident Supérieur au Laof^ TOURNIER.
NOTE
SUR LA