I.E RKEL DANS L IDEAL
serrés l'un contre l'autre, se pressant amoureusement comme pour affirmer leur possession mutuelle, comme s'ils ne pouvaient assez se mêler 1 un à l'autre, ni défendre assez leur amour jaloux contre toute invasion du dehors, c'est vous seules, ou vous les premièresdu moins, qui êtes compétentes.
Je n'ai ])u que faire défiler rapidement devant vous quelques saintes Familles et deux ou trois Vierges de gloire. Les plus célèbres de ces Vierges sont la Vierge Ansidei, la Madone de Saint-Sixte ei la Vierge de Foligno. Je ne puis vous en parler en détail, car je ne les connais que parles livres. La seule dont j'aurais pu vous parler est la Vierge (ni baldaquin qui est au palais Pitti, mais elle n'a pas été achevée par Raphaël, et si, par l'ordonnance, l'architecture des groupes, leur équilibre, leur effet, on reconnaît le maître, les mains étrangères et la contrefaçon s'y reconnaissent trop aussi.
Une fois de plus, il nous arrive l'accident fâcheux de ne traiter r[ue la moitié de notre sujet : et encore non pas même la moitié, car il est évident que les Madones ne sont qu'une petite partie de l'œuvre de Raphaël et qu'elles donneraient, à les considérer toutes seules, une idée bien incomplète de son talent et de son génie. Pour le connaître, c'est à Rome qu'il faudrait aller et c'est dans les Loges et dans les Stances
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du Vatican qu'il a donné sa mesure, c'est-à-dire qu'il s'est aiïirnié comme le plus puissant, le plus harmonieux, le plus complet, le plus humain, disons le mot sans en avoir peur, le plus classique des peintres. C'est là que vous devriez aller le voir et vous me diriez ensuite que je ne vous ai point trompés en demandant toutes vos admirations pour ce génie, le plus grand peut-être et le plus complet qui fût jamais.
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