‹ Six lecons sur les evangilesChapitre 11 sur 13 · LEÇONS · texte numérisé non relu

LEÇONS

gner toutes, celui d’Aia-Solouk, le nom moderne d’Éphèse, où l’on devine la mutilation du vocable Hagia Theologou, la « sainte sépulture de Jean le Théologien »!,

1. Dans cette lecon sur saint Jean (1897), je n'ai pu que présenter les données traditionnelles et faire abstraction de toute discussion. Le lecteur pourra désormais (1907) la compléter par le chap. x, de l'Histoire ancienne de l'Église, t. I, p. 134-143 (Paris 1906) de M# Ducuesne, — et par lc R. P. CALMES, L'apocalypse devant la tradition et devant la critique (Paris 1905).

alors par ton emploi à la cour, je t'ai vu près de Polycarpe, cherchant à acquérir son estime. Je me. ne souviens mieux des choses d'alors que de ce qui est arrivé depuis, car ce que nous avons appris dans. l'enfance croit avec l'âme, s’identifie avec elle; si bien que je pourrais dire l'endroit où le bienheureux Polycarpe s’asseyait pour causer, sa démarche, ses habitudes, sa façon de vivre, les traits de : son corps, sa manière d'entretenir l'assistance, comment il racontait la familiarité qu'il avait eue avec — Jean et avec les autres qui avaient vu le Seigneur. - Et ce qu'il leur avait entendu dire sur le Seigneur et sur ses miracles, et sur sa doctrine, Polycarpe le rapportait, comme l'ayant reçu des témoins ocu- « laires du Verbe de vie, le tout conforme aux Écritures. Ces choses, grâce à la bonté de Dieu, je les. écoutais dès lors avec application, Les consignant non sur le ? papier mas dans mon cœur, et PS

peux diiter. en présence de Dieu, que si ce His heureux etapostolique vieillardeûtentendu quelqu chose de semblable à tes doctrines, il aurait bouché. ses oreilles et se serait écrié selon sa coutume : « ) bon Dieu, à quel temps m'as-tu réservé pour que je doive supporter de tels discours! » et il eût pri la fuite de l'endroit où 1l les aurait ouïs.

De cette page charmante et émue, il u reten

se rappelait quelles relations personnelles saintPo- . lycarpe avait eues avec saint Jean et «avec les au- ‘tres qui avaient vu le Seigneur », « les témoins oculaires du Verbe de vie ». Polycarpe avait donc . rencontré en Asie des chrétiens qui étaient de ceux « qui avaient vu le Seigneur », mais de ces « témoins » le seul qu’il nommät, le plus grand, était » Jean. Ce même Irénée, dont les souvenirs se rattas. chent à ceux de Polycarpe, rapporte ailleurs que

«Jean, le disciple du Seigneur, celui qui reposa sur la poitrine du Maître, donna son évangile à Éphèse - d'Asie où il demeurait ». D'autre part, on trouve . des traces de l'existence de cet évangile selon saint Jean bien antérieures à la fin du deuxième siècle. : Des écrivains chrétiens le connaissent qui ont écrit & vers 150, comme saint Justin à Rome, comme Ta- Dre £ Rome, comme Hermas ë Rome, ( comme ne

un évangile que l’on attribuait à l'apôtre Jean. Mais - Ce que nous avons dit de la personnalité de saint

jerre, et combien elle fait empreinte sur l’évangile selon saint Mare, on peut le dire plus fortement de

Jait done, dèsla te moitié du done siècle,

faut-il dire l’apôtre Jean ou l’école de l’apôtre Jean?

Ja personnalité de saint Jean sur le quatrième évangile. Fidèle à la discrétion des premiers évangélis- ee

D) de" L

re SON 4

tes, l’auteur du quatrième évangile a voulu rester anonyme. Mais il parle d’un « disciple que Jésus … aimait » (x, 23; xIx, 263; xx, 2; xx, 7, 20). Et. | ce disciple est un des Douze (vi, 67; xx, 24). Or É notre évangile cite le nom des apôtres à l'exception d’un seul, qui est Jean. « Le disciple que Jésus aimait » est donc une périphrase qui désigne < Jean par ce qui fut, au milieu des Douze, sa personnelle prérogative. Cette prérogative est même si marquée par l'écrivain que l’on s’est demandé si cet écrivain était Jean lui-mème, y ayant quel-. que délicatesse à supposer que Jean ait avec cette insistance exprimé la prédilection dont le divin Maître l’honora. De même lorsque cet écrivain écrit : « Celui qui.a vu [le côté de Jésus percé d’une nc en rend témoignage, et son témoi= « . 8gnage est véritable, il sait qu'il dit vrai, afin que vous croyiez aussi » (xx, 35) : sûrement Celui qui a vu est Jean, mais on s’est demandé si Jean peut s'être rendu à lui-même ce témoigna de véracité? De même, au dernier chapitre de: tre évangile, en cette scène où Jésus révèle à Pi rre et à Jean la mission et la destinée qui les attend, . Fe Pierre d'être ” pasteur 0 agneaux et des brebis

Dieu », — au « disciple que Jésus aimait et qui pen- dant la cène s'était reposé sur son sein », de «

eurer » jusqu'à ce que le Maître vienne, — notre évangéliste ajoute : « Les frères en prirent occasion e croire que ce disciple ne mourrait pas. Mais Jésus n'avait pas dit : Il ne meurt pas, mais je veux qu'il demeure jusqu’à ce que je vienne... C'est ce ême disciple quirend témoignage de ces choses et

est véritable » (xxr, 24). On en vient, dis-je, à se demander si Jean peut écrire de lui-même : « Nous f avons que son témoignage est véritable ». M. de Veizsäcker estime a ’une allégation de cette ne

Qui, mais à une condition difficile, qui sera d'oublier que la psychologie de l’apôtre n'est

int la psychologie commune. Il y a comme

Dieu peut écrire : «Je dis la vérité, je ne mens as, ma conscience m'en rend témoignage dans Esprit-Saint ». Cette hardie parole n’est pas de ean, ie ei ee us Paul (Rom. IX 0) RL ne

Ce

146). Et c’est dans ce sens que le disciple que Jésus

aimait peut écrire : « Celui qui a vu en rend témoi-

gnage et son témoignage est véritable. » Nous ne nous contenterons donc pas de dire, avec M. de Weiz-

säcker, que l’auteur du quatrième évangile était. sûrement en situation de se réclamer du nom de l’apôtre Jean; quela matière du quatrième évangile

s’est formée autour de lui et condensée sous ses yeux, ni que le quatrième évangile a été publié très peu de temps aprèssa mort. Si mystérieuse que doive rester à nos yeux la psychologie de l'apôtre,

c'est à elle que nous devons demander l’explica=

tion de cette apparente dualité. 5

Analysons d’abord les données historiques fournies sur lui-même par le quatrième évangile.

La première est que notre évangile a été écrit en" un grec qui, pour être plus correct et moins he braïsant que le grec de l’Apocalypse, n’en reste pas

style sans périodes, ces phrases brèves et disjoin-

tes, la chaîne souple du discours grec remplacée par des parallélismes de sentences, sont autant d'indices auxquels l’on reconnaît un juif qui écrit en grec ce qu'il a pensé en « hébreu ». On a :

Se

moins un grec plein d’idiotismes hébraïques. Ce …

ee

gx

LR SIXIÈME LEÇON. 117

… la preuve qu'il sait L’ « hébreu » aux mots hébreux comme Siloam dontil prend soin de dire à son lecteur qu'il signifie « envoyé » (1x, 7). On a la preuve. . qu'il connaît la Palestine en homme qui l'a habitée … ou traversée, à des détails topographiques comme b les distances de rivage à rivage sur la mer de Ti- bériade (vi, 19), ou les longueurs de route comme de Béthanie à Jérusalem (x1, 18). Le dialogue de … Jésus et de la Samaritaine est d’un narrateur qui con- . naît le puits de Jacob à Sichem, et le mont Garizim, etce qu'est un Samaritain, et ce qui le distingue d'un Juif. IL s'exprime sur le Temple de Jérusalem, et sur les solennités juives, et sur les institutions du | is hiérosolymite avec l'exactitude etle détail d'un historien qui a vu debout le Temple de Jéru- .… salem; debout les « cinq portiques » de la « Piscine x jprobatique [ou des troupeaux] qui est appelée en Le, hébreu Bethsaïda » (v, 2); debout le tribunal de Pi- late sur la place « qui est appelée Lithostrotos [ou . payée! et en hébreu Gabbatha(xix, 13); et debout sous ces portiques et sur ces places la foule des juifs, … aussi bien ceux du peuple que du monde pharisien, dont aucun autre évangéliste n’a représenté les . sentiments avec plus de justesse.

Les critiques qui sont le moins favorables au

ES dé RC

admettent comme certain que notre quatrième

évangile a connu les trois premiers, Marc, Mathieu, VE à ue

Luc. Pour le récit de la Passion, les ressemblancesdu récit de Jean et du récit des trois Synoptiques sont » décisives. Pour le reste de l’évangile, les coïnciden= ces d'expressions ne se produisent que sur un. ; récit, le récit de la multiplication des pains; par= tout ailleurs Les récits ou les discours de Jean n’ont aucun analogue chez les Synoptiques. Et c’est un. fait que cette indépendance du quatrième évangile £ par rapport aux Synoptiques : l’auteur du qua trième évangile n’a pas copié les évangiles existants, il s’est appliqué à ne répéter pas ce qu'ils rapportaient, comme s’il avait une tradition à lui. Di- « rons-nous qu'il a donné sa tradition « sans sine |

fragments qu'aux récits si naturellement variés des Me Sy die est dans la pensée de l’évangéliste un. DE

tout ent de la plénitude d’un esprit qui gouverne é les: ue dont il dispose avec une liberté ,

HE

précision sur celui des Synoptiques, et il est plus complet; quant aux événements de la vie de Jésus qu'il rapporte et que les Synoptiques ne rapportent pas, ils constituent une narration dont les vraisemblances sont sensibles à tel point qu'on ut y reconnaitre ce que Renan appelait des «souvenirs d’une prodigieuse fraicheur ».

iéme évangile : l'intention ne de D > évangéliste.

n a longtemps enseigné que notre évangéliste

rait ft en vue de PRÈS cette forme ns 2

porain de saint Jean. Un souvenir, rapporté par saint Polycarpe à saint Irénée, veut que Jean aitun jour rencontré Cérinthe sous un portique d'Éphèse,

cruel ad, :

et que, l’apercevant, saint Jean se soit écrié : « Fuyons, l'édifice va s’écrouler, puisque Cérinthe y entre, qui est l'ennemi de la vérité ». Et, de fait, s dans les trois épitres que nous avons de saint Jean 1 et qui sont certainement du même auteur que le. F

quatrième évangile, tous les critiques reconnaissent la préoccupation qu'a l’auteur de combattre des erreurs docétistes (II Jo, 7; 1Jo.1, 1-3). Pareille” préoccupation est absente du quatrième évangile, qui n'est, dirons-nous avec M. Jülicher, ni gnostique, ni antignostique. Mais il faut dire qu’il est écrit. pour réfuter, ou,si vous préférez, pour convertir les Juifs.

Aucun écrivain du Nouveau Testament, et pas.

connaîtrez la vérité et la on vous D 2 Si le Fils vous débivre, vous serez libres véritable-

de la loi (Gaz. 1v, 5), lesa faits enfants de la fée $ libre et libres eux-mêmes de la liberté du Christ.

mieux que nulle part ailleurs la fin du vieux culte … juif?« Vous dites que c’est dans Jérusalem qu'est le ….. Jieu où il faut adorer? Jésus lui dit : Femme, croismoi, l'heure vient où à Jérusalem pas plus que sur le mont Garizim on n’adorera plus... L'heure vient — et elle est venue, semble interrompre l’évangéliste, — où les vrais adorateurs adoreront le Père —… dans l'esprit et dans la vérité » (1v, 20-22). L’au- {eur de l'épitre aux Hébreux disait moins quandil disait: « Plus de sacrifices de taureaux ou de boues, plus d'holocaustes, mais la volonté de Dieu » (Hes. … x,4-10). — Leprivilège d'Israël n’existeplus. Saint Jean nous montre en Jésus la victime qui a été immolée « pour la nation », pas « pour la nation seulement », c'est-à-dire pour le peuple juif, « mais . pour ramener en un tous les enfants de Dieu dis- … persés » (xr, 52). Plus de distinction de juif, d’hel- *: lène, de barbare, disait saint Paul; et voici recueilli … par saint Jean l’adorable symbole du bon pasteur. «Jesuis le bon pasteur, celui qui donne sa vie . poumses brebis. Je suis la porte des brebis... Qui “4 passe par cette porte sera sauvé; et il entrera, et il sortira, et il trouvera des pâturages. Et j'ai d’au- ; “tres brebis qui ne sont pas de cette bergerie; et 1l à & faut que je les amène; elles entendront ma voix, Es etiln/y aura qu’un troupeau et qu'un pasteur... » … (x, 7-16). Ce troupeau unique de l’unique pasteur est l'Église de Dieu dont parlait saint Paul.

Pierre dans ce mouvement qui élargit progressi-

vement la « voie du Seigneur ». Mais Jean a sur-

vécu à Pierre et à Paul ; il a vu Jérusalem disparai-

tre, et Israël, loin d'ouvrir les yeux à la lumière qui luisait dans les ténèbres, s’'aveugler pour ne : la point connaitre. La pensée que le Christ est” Ne venu dans son propre héritage et que « les siens. 7 ne l’ont pas recu », semble l’arrêter doulourt sement comme un scandale. Saint Jean pour.

rait par des textes de l'Ancien Testament mo trer que Jésus est le Messie attendu par les Juifs

- il sait que les Écritures rendent témoignage Jon mais il sait aussi que se de Juifs récase

pudier.

Le premier sera le témoignage des apôtres.

Verbe s’est fait chair et il a habité pes 1

$ Date

dans la plaie béante de son côté, je ne croirai pas. c’est lui aussi qui nous rapporte la parole de sus : Parce que tu m'as vu, Thomas, tu as cru x, 29). Jésus le dit à Thomas sans reproche; angéliste le rapporte sans autre pensée que de ÿ: justifier le témoignage apostolique.

Le second témoignage est celui de Jean- Baptiste. Jévangéliste s'applique à mettre en toute sa vale témoignage « que rendit de Jésus le Baptiste | ie rsque des juifs de Jérusalem prêtres et lévites ie 14 qui étaient des pharisiens — vinrent ui demander : Qui es-tu » (1, 19-37)? Et le Baptiste He nclut sa our comme pourrait faire un ôtre : « Moi j'ai vu et j'ai témoigné que celui-là u e fils de Dieu » (3%). Que si vous vousrappelez ue nous vous disions dans notre précédente onférence des premiers chrétiens d’Éphèse et de Du * l'éminente valeur que leur christianisme incom- P et. attribuait au baptême de Jean-Baptiste, vous ee 2 amenées à penser que notre osse

ptiste. É un FES plus grave qe CE de.

vres que le Père m'a données à faire, ces œuvre: que je fais, rendent témoignage de moi, que © 'est le Père qui m'a envoyé » (v, 34- -36). Quels miracles l’évangéliste va-t-il produire? Ceux qui ont eu des juifs de Jérusalem pour témoins. Relisez 1e récit dela résurrection de Lazare : la scène se passe … à Béthanie, « qui n’est qu'à quinze stades de Jérusalem »; des Juifs sont venus pour consoler Mar et Marthe, ils les suivent au tombeau, ils assistent à la scène comme un chœur dans une tragéc ils se parlent entre eux, et lorsque Lazare a pa les uns « croient en Jésus à la vue de ce qu'i fait », les autres vont le dénoncer aux Pharisiens le Sanhédein s’assemble pour délibérer sur (Es nombreux miracles que fait cet homme » (x, 1-4 Relisez le récit de la guérison de l’aveugle-né : scène se passe à Jérusalem ; l'aveugle est guér par Jésus à la sortie du Temple; on conduit l'a veugle guéri aux pharisiens, ses père et mère so appelés, le miracle est constaté par les juifs, et uns de dire de Jésus: Il est démoniaque! les a tres : Le démon peut-il ouvrir les yeux des aveugle (1x, 1-x, 21)?

LE

ouver que « Jésus est le Christ fils de Dieu » (Jo. Xx, 31), et de le prouver, non point par l'Écriture, mais par le témoignage contemporain. Le témoignage! Toute la méthode d'évangélisme des 3 one se noue ainsi dans la méthode sé ions

Ron harmonie avec la nature de la Ga , contrastent avec le ton mystique des dis-

cours que Jean prète à Jésus. Telle est la « ques- =. tion johannine ». <

Pour faire à cette question une réponse réfléchie À et positive, je vous prie d'ouvrir l’évangile même ; de saint Jean, et voici ce que vous y lirez : « Si. vous m’aimez, dit Jésus, gardez mes commandements, et moi Je prierai mon Père etil vous don=… nera un autre Consolateur qui soit avec vous sans fin, l'Esprit de vérité, celui que le monde ne peut. recevoir et qu'il ne voit ni ne connaît, mais que vous connaissez parce qu'il demeure parmi vous

et est en vous... Encore un peu et le monde 1 me verra pie mais vous me verrez, parce ques

que j'étais avec vous : mais a Consolateur, lp saint que mon Père enverra en mon nom, celui-k a

rendrez ue que dès le commenceme vous êtes avec moi » (xv, 26-27). « J'ai enco beaucoup de choses à vous dire, mais vous n’ête

en état de les porter présentement. Lorsque rendra ce [Consolateur], l'Esprit de la vérité, il ous instruira dans la vérité tout entière : il ne arlera pas de lui-même, il dira ce qu'il entend :

ne annoncera 1% avenir. Celui me Se

oncera. Tout ce qu'a mon Père est à moi, voilà ourquoi je vous dis que l'Esprit prendra ce qui st à moi pour vous l’annoncer » (xvi, 12-15). … Vous cherchiez une réponse? Saint Jean lui-même

Ces paroles du Sauveur, en effet, supposent qu'il

“à deux pos Æ sa RS De

ie et que l'Esprit apprendra aux disciples ce ils ne sont pas capables d’ entendre lèvres

en lui un Esprit capable de rappeler : js que disait Jésus, capable de lintroduire

dans la vérité intégrale, capable de témoigner de

F Jésus avec plus d'autorité encore qu’un témoïn ocu-"

laire, parce qu'il procède, non point del’ homme, mais du Père. 21% L'œuvre de cet Esprit sera de rappeler ce que. Jésus a dit et fait, sans doute, mais aussi de suggé-" rer le sens profond des paroles de Jésus et de ses actes. — Par là s'explique la présence dans le quatrième évangile d’un élément symbolique ou allégorique. La guérison du paralytique de Bé” thesda, la guérison de l’aveugle-né, la résurrection de Lazare, sont des miracles choisis par x l’'évangéliste pour la signification allégorique *: laquelle ils prêtent : si le paralytique a marché, c'est que Jésus est la vore; si les yeux de l’ aveugle ; se sont ouverts à la a c'est que Jésus est la. vérité; si Lazare est sorti du tombeau, c’est que Jésus est la ve. Les faits évangéliques ont aux yeux de l’évangéliste une valeur symbolique, cel: a estindéniable, sans que pour autant la valeur his Pa torique de ces mêmes faits soit diminuée, — C'est. ce que nous appelons le sens profond découvert | aux faits par saint Jean. Et s’il en est ainsi desfails, n’en pourra-t-il pas être de même des paroles? Il y a ROUE différence bien frappante entre les Sr

mps est venu où Jésus ne veut plus user de « proverbes », mais où il entend « parler ouvertement » -(xvr, 25, 29). Ne pourrions-nous pas supposer que bien des expressions données par Jean à la pensée nd de Jésus, sont des traductions de « proverbes » “ en langage « ouvert »? Cette hypothèse n’est pas interdite.

Symbolisme et traduction n'expriment pas en- 07e toute la part de l'Esprit. Voici un troisième ment. On ne peut lire certains discours de Jédans saint Jean sans être tenté de les ponctuer es incessamment fermés ou rouverts.

4-29) : : en cette page vous trouverez un dalles e suite parfaite, d'un tour très hébreu, d’un imagé qui rappelle admirablement celui des optiques : mais vous trouverez aussi des explins abstraites exactement dans la manière du gue du quatrième évangile; ces explications - s'introduisent à l'improviste dans le dialogue sans — en dévier un instant le fil (6 et 8); puis tout à coup la voix du dialogue se tait (11-21) et l’exation parle seule. Elle parle seule et elle déve- DE la pensée de Jésus, mais elle ne s'adresse s à Nicodème : Jésus lui disait toi et elle dit è : elle s'adresse à des disciples qui ne sont pas

24 de par la prière, les membres de .s

teurs de l'Évangile. Peut-on dire que nous à sous les yeux l'entretien de Jésus et de Nic

paraphrasé par l’évangéliste? Des exégètes.

Sraves que le R. P. Corluy répondent affir vement.

Mais parlons de cette communication al

De Lo. ce es et dans des églises étaient probablement pas des églises d'Asie.

(ous marquerons à chaque pas les rencontres LT de cette prière Sante et dé

(xv, 1) de David, ton serviteur, que tu nous connaitre (xvir, 26) par Jésus, ton fils. A toi re pour toujours! Sur le pain «Nous te renis grâce, notre Père, poùr la vie et la science

. De pour ton saint nom à (xvi, 11)que t habiter en nos cœurs, et pour la science # o et POnens (xt, ee que tu

par ton fils... Souviens:toi, Seigneur, de ton. Église, de la its de tout mal (xvur, 15), de, donner la perfection dans ton amour (xvn, 23), e de la rassembler, sanctifiée (xvir, 19), des qua vents dans ton Royaume (x1, 52). ; |

ristiques de la Doctrine des douze Apôtres son saturées d'expressions johannines, — non que l’a

Page 1