KES
ses désirs, commencent à compter pour quelque chose ; cela
prouve peut-être aussi que les nations ne sont plus regtidéee pmme des troupeaux humains dont quelques familles peuvent transmettre la propriété de génération en génération.
Notre demande enfin forme le premier jalon de la voie nou- Ile où le dix-neuvième siècle a poussé le droit public, et je is convaincu d’une chose, c’est que nos adversaires ne la âment si fort que parcequ’ils y voient une preuve tangiblé ue l’esprit réactionnaire est désormais rcé dans ges derniers btranchements.
Nos hommes du passé, voyant que très souvent le progrès olitique des nations était retardé plutôt qu’accéléré par la réstance physique ; et ne pouvant s’élever jusqu’à l’idée que > Canada püût jamais devoir son indépendance à autre chose u’une révolution, spéculaient, pour ainsi-dire, sur les pasons humaines et désiraient que quelques imprudences parelles missent l’Angleterre à même d’écraser encore le pays. , Eh bien, ces hommes ont été frustrés dans leur coupable gspoir, et ils hurlent de dépit aujourd’hui, parce qu’ils sont æorcés de s’avouer auc les annexionistes ont été plus sensés u’eux.
D'ailleurs, Messieurs, vous avez vu avec quelle force et uel ensemble la presse métropolitaine a fait justice de toutes >s servilités de notre presse locale! Vous avez vu comme bus les journaux Anglais ont discuté froidement, cordialement nême le manifeste annexiomiste ? Un seul journal important n a contesté l’apropos, tout en admettant Îe droit de la coie d’obtenir plus tard une séparation ! mais aussi le Times dit que cette démarche devait être accueillie avec respect
66 CR dE D
mr AQ) un
par les autorités ! idée trop vraie ettrop n” ‘elle à ce qu’il paraît pour être comprise ici de tout le monde!
— Mais Lord John Russell a dit en pleine Chambre des
Jommunes, que le cabinet ne pouvait répondre à la demande des annexionistes que par un refus formel !
—-C’est vrai, et cette réponse était parfaitement rationnelle : il ne pouvait pas dire autre chose, car voici expression dont il s’est servi : Quelques personnes ont parlé de séparation.”
Or a quelques personnes, le ministère ne peut pas faire autre- | ment que de répondre par un refus, car le Parlement Im- | périal lui-même ne prendrait sur lui de l’accorder qu’à une | majorité du peuple du pays! Dans un cas semblable, le ! ministère n°a ni la mission nile pouvoir de dire oui. Loin K
de là, son devoir est de dire non, car il est chargé de maintenir l’empire anglais dans le même état qu’il l’a trouvé lors
de son avènemeut au pouvoir. Pourquoi Lord Grey, qui | disait, quand il était Lord Howick, “ que la connexion du !
‘€ Canada avec l’Angleterre devrait cesser, du moment qu’il ‘6 y aurait une majorité des membres de la législature colo-
‘ hiale en faveur de la séparation,” pourquoi Lord Grey |
parait-il aujourd’hui contredire ces paroles? (C’est parce-
qu’aujourd’hui qu’il est ministre, il ne lui est pas loisible | d’agir en tout dans le sens des opinions qu’ila pu émettre À
avant de l’être. Il a aujourd’hui des devoirs qu’alors il n’avait pas! D’ailleurs il n’a pas contredit l’opinion qu’il
avait émise il y a quelques aunées! Ila seulement recom- } manué de sévir contre les individus qui violeraient la loi ; il n°y a pas de mal à cela! Tant qu’il n°y aura que des dé- | marches partielles, on ne peut pas s’attendre à autre chose | d’un ministre ! Mais qu’une majorité du peuple du pays À ou qu’une majorité de la chambre se prononce en faveur de | ’annexion, vous verrez, Messieurs que le langage de Lord # Grey sera bien différent de celui qu’il a tenu dans sa dé- } pêche! Vous verrez qu’alors la question sera de suite portée à devant le Parlement Impérial ! Vous verrez tous les hommes Ë publics de l’Angleterre et toute la presse anglaise l’accueillir M avec respect, suivant l’expression du Times et adopter un À point de vue moins rétréci que celui de nos connexionistes à ministériels! Vous verrez Lord John Russell dire au nom ! du peuple anglais. ‘ Eh bien, puisque le temps est venu,
ceu) toute J” limi de 14 faire j'ai 6 vous les pour que sistil et cr bien!
vous anne
r ‘elle à ce qw’il le !
dre à la demande
ment rationnelle :
expression dont lé de séparation.” t pas faire autre-
> Parlement Im- | ‘corder qu’à une | as semblable, le !
> dire oui. Loin k
chargé de main- ?il l’a trouvé lors Lord Grey, qui
la connexion du !
du moment qu’il
législature colo- | irquoi Lord Grey | s? C’est parce- | est pas loisible | ’ila pu émettre À evoirs qu’alors il }
it l’opinion qu’il
me Chambre des |
eulement recom- | ioleraient la loi; aura que des dé- !
e à autre chose | peuple du pays À e en faveur de | angage de Lord # nu dans sa déa de suite portée Ë tous les hommes À plaise l’accueillir !
s et adopter un À hs connexionistes | bell dire au nom !
temps est venu, |
bte
un peu plutôt que je n’avais dit le prévoir, puisque les ‘ liens qui vous ont unis à l’Angle..rre vous sont onéreux ; ‘ puisque, sous notre tutelle vous êtes devenus capables ‘ de vous gouverner vous mêmes, faites-le, Messieurs, et ‘ quand à nous, 1l ne nous reste qu’a nous féliciter d’avoir ‘ contribué au bonheur du monde.”
Voilà la seule signification du discours de Lord John Russell, et plaignez, Messieurs, plaignez du fond du cœur ceux qui n’ont su y voir qu’une protestation absolue contre toute tentative de séparation.
J’ai eu l’honneur, Messieurs, de vous développer les préliminaires indispensables à la discussion du mérite propre de la question qui doit dorénavant nous occuper. Pour vous
LS
La
La
LS
faire exactement apprécier notre gouvernement responsable, j’ai exposé quelques uns de ses résultats : j’ai essayer de vous faire voir jusqu’à quel point ce systéme avait dominé les hommes qui ont cru pouvoir en tirer quelque chose d’utile pour le pays. Les faits que j’ai cités me paraissent prouver que loin d’avoir rien dirigé, ils ont été au contraire irrésistiblement entrainés dans une voie désa’ireuse pour le pays et cruellement compromettante pour eux-mêmes. J'espère bientôt avoir l’honnenr de discuter rius directement, devant vous, les immenses avantages que piocurera à ce pays son annexion aux Etats-Unis.
C’est le seul moyen, Messieurs, qui nous reste de réorganiser efficacement une société qui se mine elle-même par l’absence d’idées communes, l’oubli des principes, le mépris du patriotisme, l’indifférence en matière de devoir.
‘ Les intitutions démocratiques des Etats-Unis ne sont aujourd’hui, pour le Canada que le beau idéal en fait de gouvernement : puissent-elles bientôt devenir pour lui le fait pratique !