‹ Six mois de drapeau rouge à LyonChapitre 4 sur 24 · X LETTRE DE M. A. DE PONTMARTIN · texte numérisé non relu

X LETTRE DE M. A. DE PONTMARTIN

rent les obsèques purement civiles du malheureux commandant Arnaud. Au fond, ce drapeau ne leur déplaisait pas : chacun de ces deux hommes le reconnaissait pour le sien.

N'oublions rien, et pour mieux nous prémunir contre l'oubli, recommandons à tous nos amis cette lecture qui nous a tour à tour émus, indignés, exaspérés, — et amusés, JRemercîons et félicitons Fauteur, publiciste courageux, spirituel et éloquent. Il a parfaitement saisi la gamme qui convenait à ce récit où il fallait, sous peine d'amoindrir l'effet général, passer du sévère au plaisant. Il sait redevenir grave et sévère, quand le sujet l'exige. Mais, en maint endroit, il a compris que Corneille et Juvénal devaient être suppléés par Aristophane. Cet intrépide petit volume, témoin de ce qu'il met en scène, mérite tout le succès qu'il obtient.

Arrivé déjà à sa quatrième édition, il fera son tour de

France Hélas ! y a-t-il en France une seule ville qui

puisse dire à ces Six mois de drapeau rouge : Passez voire chemin, je ne vous connais pas! — un seul département qui n'ait subi une.éclaboussure de cette boue, un contrecoup de cette secousse, un lambeau de cet étendard de désordre et de ruine, de scélératesse et de honte ?

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