LETTRE XIV
f/'Azolinc , femme de chambre de madame deThémines, à M* d'Armoville.
Le 22 juiu.
ONSIEUR LE COMTE,
Je ne perdre pas une occazion de vous faire voir conbien vos intérais me sont chair. Vous alcz être bien étoné de ce que je vai vous dire, et je ne le sui pas moins, après la réputassion de madame, réputassion quelle méritait à mes yeux mêmes , quoiq je la serve depuis cinq ans. Le croirié-vous , monsieur le comte , elle a ressû un homme cete nuit; je ne sai ni cornant, ni par où ; ce n'est toujours pas par la porte; car j'y était; ne perdan pas de vu vos in-
io2 SOPHRONIE.
térais un seul instan , monsieur le comte. Ce qu'il y a de certin , c'est que, jusqu'à quatre heures du matin ? j'ai entendu, par-ci par- là , les propos les plus romanesc. Et tellemari que, quoiq jaye lu beaucoup de romans, et des plus forts, je n'ai pu y rien comprandre du tout. Madame ne parlait sûrement pas toute seule. La place est prise, et voilà où vous ont conduit tous vos respect ; quoiq vous ayez été très ardi avec moi. En dernière analise , monsieur le comte, vous savés combien je suis censible , vous dite que j'ai de la figure , j'ai des meurses ; si vous vouliés me prendre elles vous, je sui sur que nous serion parfaitement heureux. Et madame serai bien atrapés.
Je sui avec respect, etc.
sul \ ELLE Y. iu5