LETTRE IV
du même , au même.
Le 1 1 mai.
Je l'ai vue ! le commandeur de Bouille m'a présenté chez elle.
Comme tout ce cercle et cet accueil
NOUVELLE \ réserve d'une personne qui ne vous connaît pas, ont réprimé mon imagination ! Apres tant de douces rêveries qui nous ont familiarisés àtec l'objet de notre amour , que nous sommes étonnés de lui paraître si étrangers ! En comparant cette situation avec mes espérances et cette perspective de prospérités que mon cœur s'était formée , je demeurai d'abord interdit. Bientôt, ce l'ut l'impression de sa beauté si touchante qui m'occupa tout entier , et je De parlais pas davantage. Pour elle, qui ne suivait que les simples règles de la politesse , ou peut-être un mouvement naturel de bienveillance ( car elle m'en a vraiment témoigné), elle <st venue me parler avec autant de grâces que de bonté. J'ai vu , ou j'ai cru voir qu'elle me reconnaissait ; et pourtant , elle ne m'en a rien dit.
n4 SOPHRONIE.
Que je serais heureux , mon ami , si elle avait cru nécessaire de tenir secrè le une seule pensée dont je fusse l'objet ï