CHAPITRE XIII
LE CRÉDIT
(Banque foncière de la noblesse. — Banque foncière des paysans. — Les Caisses d'épargne. — Les Lombards ou Monts-de-Piété. — Les Banques populaires. — Les Artèl.)
I. — La Banque foncière de la noblesse et la Banque foncière des paysans.
L'émancipation des serfs avait créé à la noblesse la nécessité de se constituer des ressources qu'elle réalisait par voie d'emprunts hypothécaires. Dès 1873, l'administration avait enregistré des prêts hypothécaires pour une somme de 150,00U,000 de roubles qui alla sans cesseens'augmentantdansdelarges proportions. — Pour assurer ces prêts, des banques se fondèrent, la première en titre fut la Banque provinciale de Kkers, pour lg sud de la Russie, puis vinrent successive-
LE CRÉDIT
ment celles des Provinces Baltiques, la Banque hypothécaire de Finlande, la Société de Crédit, mutuel de Pologne et enfin le Crédit foncier mutuel, subventionné, par le Gouvernement, d'un subside de 5,000,000 de roubles.
D'autre part, les paysans cherchaient à acquérir des terres, de gré à gré, aussi le ministre Bunge, sur l'es idées de Vojeikovv et Ignatiew, créa-t-il en 1882, au capital de 500,000 roubles, une Banque d'État dite foncière des paysans, dont les résultats ne répondirent' pas malheureusement; au programme qu'on s'était proposé. La Banque se vit obligé, en effet, de conserver une trop grande quantité d'immeubles invendus, et l'on se rendra compte de l'importance de cette déconvenue en songeant que ces immeubles représentaient, l'année dernière, 12.50 p. 100 des prêts effectués au profit des paysans.
Il y a lieu de craindre que cette Banque
ne se trouve obligée de faire gérer un tr
rop
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grand nombre d'immeubles qui faute d'acheteurs resteraient sa propriété.
Il existe de cette Banque 38 succursales ou sections.
La Banque foncière de la noblesse futcréée en 1 885, pour fournir des capitaux à des taux moins élevés que ceux exigés par la Banque de crédit mutuel foncier. — Elle effectue des prêts dans 30 sections. Les résultats des opérations de ces établissements ne sont pas consolants, etl'on peut àbondroits'inquiéter du grand nombre de paiements à terme qui ne sont pas servis à l'échéance par les emprunteurs.