‹ Sixte-Quint, d'apres des correspondances diplomatiques ineditesChapitre 53 sur 67 · SIXTE-QUINT AU GRAND-DUC FERDINAND DE MÉDICIS · texte numérisé non relu

SIXTE-QUINT AU GRAND-DUC FERDINAND DE MÉDICIS

Rome, 13 novembre 1388.

(Avènement de Ferdinand.)

Sixtus B. V. Dilecle fili, etc. J'ai reçu votre lettre du 25 passé, par messer Giovanni Nicolini que Votre Altesse a envoyé ici pour nous exprimer la juste dou-

leur que Lui a causée la mort du grand-duc Son frère, d'heureuse mémoire, et que nous partageons, et aussi pour nous communiquer Ses pensées au sujet du gouvernement dont la <;harge va peser sur Elle. Il nous a été d'une grande consolation d'être informé par vous de l'état de vos affaires, et d'après ce que nous voyons. Votre Altesse ne manque ni de la prudence qu'exige le bon gouvernement de Ses États, ni de la charité qu'il Lui faut pour conserver l'affection de Ses sujets, lesquels, nous l'espérons, auront encore plus de motifs de satisfaction. Parmi les actes de Votre Altesse, particulièrement dignes de Sa bonté et de la grandeur de Son âme, que nous signalerons, et que nous ne saurions assez relever, nous citerons les déboursés qu'EUe a fait faire, afin de rétablir la bonne entente avec la reine mère de France. Nous apprenons aussi que vous avez accordé son titre au duc de Ferrare, prouvant ainsi votre désir de vivre en bonne harmonie avec les princes. Dans l'intérêt de votre réputation, nous vous prions de persévérer dans ces louables et saintes intentions...

Arch. Fir. 3715.

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