‹ Sixte-Quint (volume 2)Chapitre 15 sur 41 · GIOVAMia GRim AU DOGfi Rome, 13 juillet · texte numérisé non relu

GIOVAMia GRim AU DOGfi Rome, 13 juillet

(Angleterre et Alger.)

... Parlant des affaires d'Espagne, Sa Sainteté m'a dit que l'ambassadeur du rof catholique s'était complu à s'appesantir sur les foaces dès royaumes de son

souverain. Selon lui, le roi était maître d'une partie du monde plus grande que celle où commandait le Turc, et, en mettant en regard, soit les États, soit les peuples, les sujets du roi d'Espagne étaient, sans comparaison , plus valeureux que ceux du Turc, qui étaient une race asiatique et peu propre à l'action. A ce sujet, Sa Sainteté m'a fait observer que, néanmoins, une femme (la reine Elisabeth), tenait tête àoe puissaut monarque, que des bâtiments anglais côtoyaient l'Afrique, en dehors du détroit, détruisant dans les eaux du cap Vert toute la navigation espagnole, et que le corsaire Drake avait ravagé l'ile espagnole (Saintp Domingue) qui élait la fleur de l'Occident, pendant que le roi de Navarre faisait avec succès des incursions sur le territoire espagnol. Le pape ajouta que le roi catholique lui avait fait espérer de vouloir faire quel* que entreprise (contre les Barbaresques) mais qu'il s'était refroidi et comptait se diriger contre l'Angleterre...

Arch. Yen. Disp. Roma.

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