‹ Sixte-Quint (volume 2)Chapitre 22 sur 41 · GIOVAlfKI GRITTI AU DOGE · texte numérisé non relu

GIOVAlfKI GRITTI AU DOGE

Rome, 13 septembre 1586.

(Propos du pape sur la France et sur Paul IT.)

Dans mon audience d'hier, j'ai causé avec Sa Sainteté de l'état satisfaisant de Sa santé et de la rue qu'EUe fait tracer pour mettre en communication le Monte Cavallo avec le Vatican. Le pape me parla ensuite « des ambassadeurs de France, et de l'honneur qu'il leur avait fait en les engageant à faire leur entrée solennelle le jour où l'aiguille a été érigée sur la place de Saint-Pierre. Il avait l'air d'être fort content. A cette occasion, il s'étendit sur le triste état où, à sa grande douleur, se trouvait le royaume de France. Il déplorait ces malheurs, d'abord parce que les rois très-chrétiens avaient toujours protégé l'Ëglise, et, aussi, parce que ces calamités dataient de l'intervention du roi Henri (II) qui, pour complaire à Paul IV et sur sa demande, avait,

fait à leur souverain et à lui dire que la Seigneurie lui est fort dévouée, et a toujours agi pour le bien de cette couronne. »

a On voit bflb, Saint-Père, ai-je dit, l'affection que Votre Sainteté porte à la République, puisque non-seulement Elle lui est favorable, mais qu'EUe tâche aussi de la mettre dans les bonnes grâces des autres princes, 410 qui est, non-seulement faveur, mais abondance et plénitude de grâces... »

Arch. Yen. Disp. Roma.

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