‹ Sixte-Quint (volume 2)Chapitre 36 sur 41 · GIOVANNI GRrrn AU DOGE · texte numérisé non relu

GIOVANNI GRrrn AU DOGE

Rome, 7 dicembre 1588.

(Pourquoi Sixte-Quint aime la France.)

... Le pontife semblait apprécier le raisonnement que je lui avais fait au sujet des Turcs : « D'après ce que vous venez de me dire, ces seigneurs de Venise connaissent le danger auquel ils sont exposés du coté de h\ Turquie, s'il y a des discordes entre les princes chrétiens. Tant mieux qu'ils le sachent, car, en effet^

Ses propres Étais. Le pape me parla longuement de son affection pour le royaume de France, dont «le salut, disait-il, lui tient fort an cœur, non-seulement parce que le Saint-Siège est l'obligé de la couronne de France et désire le salut des âmes de ce royaume, mais aussi dans l'intérêt de la conservation de la juridiction ecclésiastique et parce que, pour des raisons d'Ëtat, chacun des grands princes chrétiens doit avoir son contre-poids, car si un seul d'entre eux prévaut, les autres sont en grand danger qu'il leur demande bien des choses peu agréables. »

Et ici se termina le susdit raisonnement.

Ârch. Yen. Disp. Roma. fil. 22.

Page 1