‹ Sixte-QuintChapitre 34 sur 66 · GIOVANNI GRITTl AU DOG£ Rome, 12 juillet 1S · texte numérisé non relu

GIOVANNI GRITTl AU DOG£ Rome, 12 juillet 1S

(Angleterre et Alger.)

. . . Parlant des affaires d'Espagne, Sa Sainteté m'a dit que l'ambassadeur du roi catholique s'était complu à s'appesantir sur les forces des royaumes de son

souverain. Selon lui, le roi était maître d'une partie du monde plus grande que celle où commandait le Turc, et, en mettant en regard, soit les États, soit les peuples, les sujets du roi d'Espagne étaient, sans comparaison , plus valeureux que ceux du Turc, qui étaient une race asiatique et peu propre à l'action. À ce sujet, Sa Sainteté m'a fait observer que, néanmoins, une femme (la reine Elisabeth), tenait tête à ce puissant monarque, que des bâtiments anglais côtoyaient l'Afrique, en dehors du détroit, détruisant dans les eaux du cap Vert toute la navigation espagnole, et que le corsaire Drake avait ravagé l'île espagnole (Saint- Domingue) qui érait la fleur de l'Occident, pendant que le roi de Navarre faisait avec succès des incursions sur le territoire espagnol. Le pape ajouta que le roi catholique lui avait fait espérer de vouloir faire quelque entreprise (contre les Barbaresques) mais qu*il s'était refroidi et comptait se diriger contre l'Angleterre...

Arch. Ven. Disp. Roma.

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