LA LUTTE DANS LK GRAND-DUCHÉ
champs les font revenir à Tidiome national et l'aimand est oublié pour toujours.
Si le système adopté par les Prussiens n'a que de médiocres résultats, en revanche il cause un grand dommage aux Polonais. En faisant la classe aux enfants dans une langue dont ils n'ont pas l'usage familier on entrave l'éducation populaire.
L'enseignement secondaire et supérieur sont aussi rendus très difficiles aux Polonais. Dans les gymnases,, même dans ceux qui sont d'anciennes fondations polonaises, tous les cours sont faits en langue allemande. Enfin, tandis que chaque province de Prusse est dotée d'une université, seule la province de Pojsen en est privée. Les étudiant» po-louais . du Grand-Duché sont obligés de s'éloigner de leurs familles et d'aUer dans des universités^ allemandes pour y recevoir le haut enseignement. Us se rendent généralement à Breslau, Berlin, Kœnigsberg, Leipzig^ Heidelierg,. Wuèrzbourg, Munich, ou bien en Autriche, à Vienne ou dans la petite université de Czernowitz, nourellement créée en Bucovine.