LES PAROLES DE SKOBELBW
qu'on a noué cette ligue austro-allemande qui isole la Russie et lui barre la route de l'Occident.
« A moi le norfl de l'Europe avec les Allemands, à vous le sud avec les Slaves, » a dit le prince de Bismarck au comte Andrassy disposant ainsi au profit de TAutriche da domaines que religieusement les Russes considèrent comme les leurs. C'est de Berlin qu'on pousse les colonies allemandes qui rongent les pays slaves du nord, et qu'on rejette déjà sur là Turquie le courant d'émigrés qui allait par le passé se perdre en Amérique. C'est
aux mains des Allemands que passent peu à peu
l'administration, le commerce et l'industrie de la Turquie. Ce sont des officiers prussiens qui s'ins^ tallent à Constantinople pour y réorganiser l'armée du Sultan.
La grande route de Pétersbourg au Bosphore passait autrefois par Vienne, aujourd'hui il faut faire le grand tour par Berlin, et ftl Jamais les Russes trouvent libre le chemin de Constantinople, les Allemands y seront déjà installés en maîtres.