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LES ALLEMANDS EN GALICIB

portance, a une très grande portée dans les pays gui touchent TOrient. La religion £ait en quelque mv\A partie intégrante de la nationalité et le rite est pour les nations peu civiUsées la religion ellemême. Cet attaclxement aux rites orientaux est tel que la cour de Rome, chaque fois qu'elle a trouvé répiscopat ruthène disposé à quitter Téglise de Constantinople pour rentrer dans l'union romaine, a fait sur les points les plus importants de la disci* plîne ei sur le rite les plus larges concessions, sadiant bien que les évêques ne réussiraient jamais à décider les paysans à renoncer au rite oriental. J'insiste à dessein sur ce point, car la similitude entre le rite des Ruthènes catholiques et celui des Russes schismatiques est telle que les comités moscovites trouvent là un moyen d'entretenir dans le dergé ruthène une active propagande ; on vient tout dernièrement d'en saisir le ôl en Galicie. Par contre» les Ruthènes qui n'ont parmi eux ni bourgeois ni nobles, et vivent côte à côte avec les grands propriétaires polonais, qui sont tous de rite latin, sont disposés à voir en eux des hommes de race et de religion différentes, ayant d'êtres tendances et d'autres intérêts qu'eux. — Cela permet de comprendre qu'à une e^iaine époque le gouvernement de Vienne ait pu espérer contrebalancer l'influence polonaise en Galicie en stimulant chez les Ruthènes

le sentiment national. Toutefois les Polonais ont réussi à reconquérir une influence prépondérante et à se faire élire dans presque toutes les circonscriptions ruthènes. De fait la Galicie tout entière ne forme actuellement qu'un seul groupe politique et le parti polonais y a seul la direction des aflFaires.

L'Autriche mise en possession de la Galicie au premier partage de la Pologne, y installa une administration composée exclusivement de fonctionnaires allemands. Elle établit dès mfô, dans chaque cercle des écoles normales pour propager la langue allemande devenue langue officielle, et Joseph II s'appliqua à réaliser dans cette province le plan de réformes qu'il avait adopté pour tout l'Empire. Lemberg, capitale du nouveau royaume, fut doté, en 1783, d'une imiversité allemande. L'abolition du servage, qui ne devait être réalisée complètement qu'en 1848, fut proclamée par Joseph II; En môme temps la confiscation des biens des églises et des couvents ainsi que les réformes introduites brusquement dans toutes les branches de la législation jetèrent le trouble le plus profond dans la société polonaise. En môme temps, l'Empereur fit venir des colons de divers points de TAUemagne et spécialement du Palatinat. Il les installa dans quelques terres domaniales [starosiies) affectées au traitement des juges royaux starostes.

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