LA FORMATION DU TIERS ÉTAT POLONAIS 2Î
mente de la nation polonaise où le* patriotisme est le plus \ivace. Il est vraisemblable que si le tiers état n'avait pas été écrasé par la noblesse, il eût retardé, sinon empêché la chute de la Pologne.
La bourgeoisie se composait principalement' dé marchands et de fabricants des villes, les nobles s'appliquèrent à les ruiner. Les droits de douane qui protégeaient ces petites industries fUrent supprimés. Les gentilîshommes campagnardïsr n'à?vaiènt aucun besoin de cette protection pour ragrfculture, et cette mesure leur permettait méttie dfe faire venir de rétranger à meilleur compte tes^ pwduils manufacturés. Les villes une ft)isf ruinées, on lès dépouilla dfe leurs* droits politique». ETlës n'envoyèrent plus de représentants à la diète. La noblesse s'attaqua ensuite aux franchises municipales. Eïi vertu des chartes qui leur avaient éfé octroyées, les bourgmestres et l^s^ conseillers- municipaux devaient être pris parmi lès bourgeois ; les nobles se ^Yent attribuer Ife droit aux' fonctions dé bourgmestres dans Ifes ville» situées sur leurs domaines. A la fht du xvi,** siècite* les villes de Pologne n'avaient plus ancune signification dan» lé royaume; Le* tiers état avait vécu. '
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tiers état se reformer. C'est encore en grande partie à l'immigration continuelle des Allemands et des juifs que les villes, de 1815 à 1830, doivent leur retour à un état prospère. Comme au temps du royaume de Pologne, les Allemands et les juifs se fusionnent assez rapidement dans la masse polo« naise et deviennent de bons patriotes. Ce phénomène est étrange et prouve la force d'assimilation de la race polonaise qui, démembrée et exposée à toutes sortes de persécutions, a su encore, pendant le cours de ce siècle, absorber et transformer les éléments les plus hétérogènes. La préoccupation des Polonais est aujourd'hui de savoir si la nation a encore une vitalité assez grande pour s'assimiler la population juive toujours croissante.
Les Allemands ne sont dangereux que quand ils arrivent par masses et forment des centres nouveaux. Ainsi Lodz, où les Allemands sont arrivés tout d'un coup pour y créer de grandes industries, est une ville complètement germanisée. Mais on voit dans presque toutes les autres villes industrielles les Allemands perdre peu à peu leur caractère propre. Les centres de création récente ne sont pas encore devenus polonais, mais on ne peut déjà plus les compter comme des groupes allemands. Les habitants ne sonl ni Allemands, ni