‹ Smilis: drame en quatre actes, en proseChapitre 43 sur 69 · ACTE TROISIÈME · texte numérisé non relu

ACTE TROISIÈME

NoD, monsieur Georges, j*aime mieux causer, (n va pour sortir.) Est-ce que vous me quittez ? Vous me laisseriez à ma tristesse? Ah! je suis malheureuse!

Elle pleare.

GEORGES

Ne pleurez pas... ne pleurez pas ainsi. Je serais faible devant vos larmes. Ne pleurez pas!

Que voulez-vous dire? Faible, vous ! Les larmes, la faiblesse, cela est d'une femme, cela est d'une enfant commç moi!... Je sais bien que vous êtes fort et brave, au contraire! Je sais bien que la grande mer, — qui entoure ma patrie perdue, — n'a pas de meilleur soldat que vous ! C'est ce qui fait que je vous admire.

GEORGES

Adieu !

SHILIS.

Oh ! non ! pas encore ! Restez encore un peu !

GEORGES, revenant.

Ecoutez-moi... Il ne faut plus être malheureuse, entendez-vous? Il faut dire à l'amiral que vous désirez faire un beau voyage... vous en aller là-bas, dans votre patrie! Il peut quitter la préfecture, la marine même. Qu'a-t-il besoin de grades et d'honneurs, celui qui vous possède? Ne vous doit-il pas le repos, les consolations, un peu de bonheur? Ici l'ennui vous tuera... Dites-le lui... Dites-lui de vous emmener, que vous le voulez... qu'il le faut! Diteslui, dites-lui... tout ce que vous m'avez dit & moi!... Adieu!...

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