RICHARD, GEORGES
GEORGES
A tout à l'heure, mon oncle.
RICHARD, le retenant.
Ah ça! dis-moi, tu vois le danger?
GEORGES
Qae voulez-vous dire, mon oncle?
RICHARD
La franchise avant tout!... Tu me comprends, mordieu ! et je suis un vieux loupl... Je signale Técueil!
GEORGES
Vous me faites injure, mon oncle.
RICHARD
Le cœur est droit, je le sais, Thonneur est fort, mais le vent qui peut se lever est plus fort que tout! L'amiral est un frère pour tnoi, c'est pour toi un ami, un bienfaiteur... Ouvre l'œil, mon garçon.
GEORGES
Je n'ai jamais manqué à mon devoir,mon oncle; je n'y manquerai jamais en aucun cas, soyez tranquille.
RICHARD
Oui, je suis sûr de toi; mais un homme averti...
GEORGES, impatienté.
Je m'étais averti moi-même... vous auriez bien dû le penser!
RICHARD
Bon ! J'aime mieux encore avoir vu de mes yeux combien le doute seul t'offense !
Tenez, rassurez-vous entièrement, mon oncle; il y a une chose que tout honnête homme doit s'imposer à luimême : c'est le respect pour l'époux confiant... Il y a une chose, qui, d'elle-même, s'impose à tout le monde : c'est le respect pour une enfant sans défense!