‹ Smilis: drame en quatre actes, en proseChapitre 46 sur 69 · RICHARD, GEORGES · texte numérisé non relu

RICHARD, GEORGES

GEORGES

A tout à l'heure, mon oncle.

RICHARD, le retenant.

Ah ça! dis-moi, tu vois le danger?

GEORGES

Qae voulez-vous dire, mon oncle?

RICHARD

La franchise avant tout!... Tu me comprends, mordieu ! et je suis un vieux loupl... Je signale Técueil!

GEORGES

Vous me faites injure, mon oncle.

RICHARD

Le cœur est droit, je le sais, Thonneur est fort, mais le vent qui peut se lever est plus fort que tout! L'amiral est un frère pour tnoi, c'est pour toi un ami, un bienfaiteur... Ouvre l'œil, mon garçon.

GEORGES

Je n'ai jamais manqué à mon devoir,mon oncle; je n'y manquerai jamais en aucun cas, soyez tranquille.

RICHARD

Oui, je suis sûr de toi; mais un homme averti...

GEORGES, impatienté.

Je m'étais averti moi-même... vous auriez bien dû le penser!

RICHARD

Bon ! J'aime mieux encore avoir vu de mes yeux combien le doute seul t'offense !

Tenez, rassurez-vous entièrement, mon oncle; il y a une chose que tout honnête homme doit s'imposer à luimême : c'est le respect pour l'époux confiant... Il y a une chose, qui, d'elle-même, s'impose à tout le monde : c'est le respect pour une enfant sans défense!

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