‹ Smilis: drame en quatre actes, en proseChapitre 48 sur 69 · SCÈNE XI · texte numérisé non relu

SCÈNE XI

L'AMIRAL, RICHARD

L*AMIRAL

Il a beau direl... c'était grave. Il a fallu une présence d'esprit, une possession de soi-même...

RICHARD

C'est un bon garçon, mais puisqu^il n'est pas mort, parlons d'autre chose... parlons de toi!... A chaque instant nous perdons de vue, nous autres marins, ce qui nous touche le plus! Ahl tu m'avais glacé le sang dans les veines, la nuit où je te dis adieu! Tu avais une fièvre, une exaltation !

l'a m I R a L, tranquillement.

...Dont je souris, quand j'y pense! Que l'homme est un étrange animal! De combien de manières différentes il peut voir une même chose! £tais-je assez hors de moi !... Et c'est toi qui avais raison. Tu fis appel aux habitudes d'énergie du marin, à ma volonté... et, tu vois, la ferme raison a pris en moi le dessus !...

RICHARD, an pea surpris.

Je te félicite!

Nous arrivâmes ici peu de jours après le mariage.

RICHARD

J'étais parti avec mon commandement.

l'amiral.

Je me mis au travail, qui est la grande consolaion... Je ne veux pas laisser à mon esprit le temps de

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