‹ Socialisme, communisme et collectivism, coup d'oeil sur l'histoire et les doctrinesChapitre 16 sur 24 · Malon, Exposé des doctrines socialistes · texte numérisé non relu

Malon, Exposé des doctrines socialistes

2. Le mot collectivisme, que le Dictionnaire de l'Académie (1878) ne donne pas, figure pour la première fois dans le supplément du Dictionnaire de Littré (1877); l'exemple cité par Tauleur est emprunté au Journal des DébatSfiS69: le mot était employé, depuis longtemps, par les écrivains socialistes, notamment deTécole belge (1850) ; il s'applique actuellement à toute doctrine socialiste poursuivant la destruction de l'appropriation individuelle des

dans rexamen duquel nous devons maintenant entrer.

Bien que le collectivisme ait la prétention de faire un tout, de s'appliquer au système social entier, et aussi bien aux moyens de production fonciers qu'aux instruments de travail, pour plus de clarté, nous en diviserons Têtu de en deux chapitres principaux : collectivisme industriel qui s'applique aux moyens de production autres quelesol,et collectivisme agraire, celui qui concerne la propriété foncière; dans ces chapitres nous insisterons beaucoup plus sur l'évolution des doctrines que sur l'histoire des faits ou les transformations des partis socialistes, qui se ratinstruments de travail et des moyens de production, et n'admettant la possession individuelle que des fruits à titre de rémunération du travail. V. Leroy-Beaulieu, le Collectivisme ^ préface, etMalon, Socialisme intégral, p. 318. Celui-ci définit le collectivisme : « L'inaliénabilité des forces productives mises sous la tutelle de l'État, ce dernier les confiant temporairement et moyennant redevance aux groupes professionnels, et dans ceux-ci la répartition des produits se faisant au proratia du travail ». M. Mal on reconnaît chronologiquement l'existence successive de neuf formes de collectivisme qu'il intitule : emphy théotique y industriel, colinsien, internationaliste,- révolutionnaire, marxiste, anarchiste, agraire ou anglo-américain et réformiste. Cette répartition chronologique nous semble très arbitraire et nous ne nous y conformerons pas. L'auteur reconnaît d'ailleurs que souvqqt de simples nuances distinguent les dilt'érents syst^ipes.

tachent à des événements politiques impossibles à faire rentrer dans le cadre où nous nous sommes enfermé, et qui constituent en réalité une partie, non la moins essentielle, de l'histoire contemporaine. Nous indiquerons cependant brièvement quelques-unes des conclusions pratiques que les chefs du mouvement socialiste, s'appuyant sur les revendications des classes ouvrières, ont cherché à donner à leurs théories, et les ébauches d'organisation qui en sont résultées.

Collectivisme industriel et socialisme contemporain.

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