FAUNE
R k LE !
NET NE) PS: a
Ê rage de l'élargir, en rompant avec le mythe prolétarien ? | ie Ensuite, la France. La France a vécu dans un mou- +6 vement continuel de révolutions entre 1789 et 1870.
Dans ces révolutions nous voyons — ici comme ailleurs — un rythme parfaitement régulier. La révolution com-
ai È mence confuse et vaste, englobant des éléments sociaux 4 divers, confluant tout d’abord vers une vague conquête a démocratique (1789, 1830, Février 1848, 1870). Ensuite
ces éléments se distinguent entre eux et entrent en conflit. Les éléments modérés cèdent d’abord aux plus
DFA: : SIT
k à ” ri re a mn nt 2 ENT ES am baba, math dd mous + 06 Mt - NOR l + “ { # LA A Pt :
+0 ES 2 CR a A
ina
hr ntm
. æ : Pa DR. Viet soma } : FR CS « He: CUT de Ne cda.: riad Era RE tonte ni #5 Ads di dé rés dE, VA AP où ECRYTR : x. 4 ,
{ A 4 4 DR : pig der U
À k Le cdi sé A ”! «
ne
es M pbs SAT. he À Uede Pa, nr
nés
en cn ds "+
À * ue F Pr né e ” À Ne ue sat: 2 amsn ET , Ps se A : TR 0 = 00 8 0 ee AG DE RL RÉ rl Lg SN EL RE mn PR rm
violents où ne se dégage que lentement et insuffisamment l'élément prolétarien (1793, Mars-Juin 1848, 1871). Ensuite les éléments modérés refluent et balaïent les éléments violents. C’est la réaction thermidorienne, continuée et complétée pendant les quatre ans du Directoire par une série de coups d’État dirigés en partie contre les Jacobins en passe de devenir socialistes et même communistes (babouvistes). Le dernier et le plus grave de ces coups d’État est celui du 18 Brumaire. En 1830, l’élément modéré noie tout de suite l’élément violent qui éclate après coup dans des insurrections spasmodiques et sous un aspect assez vaguement socialiste entre 1832 et 1839. En 1848, après les tentatives des premiers mois, ce sont les réactions de Juin et du 2 Décembre 1851. En 1871, après la Commune, qui n’est point encore très précisément socialiste, c’est la réaction de Versailles.
| Et depuis lors, rien. Depuis soixante ans, l’histoire française ressemble à l’histoire anglaise. Il se constitue d’abord un parti radical qui a bientôt épuisé sans éclats | sa veine de réformes démocratiques et qui devient en | fait un élément de conservatisme social. Ensuite, une série de partis socialistes (1880-1904) finit par s’agglomérer, pour se disjoindre de nouveau moins de vingt ans plus tard (scission communiste 1920, scission néosocialiste 1934), et maintenant se rapprocher encore à travers des difficultés qui montrent l’absence d’homo-
ee
Le . ENSES sn béepro-qemeigies ASE
k généité dans la soi-disant classe ouvrière. F* . ‘ . . . ; | Le parti français se montre moins solidement constitué
Mari 6 tai ed nage mn sv api
De » + (4 + à ni
aù Mb UT CBS ARE iapnnance CS TT
PSI + w but #Æ 4 ,$
pi es
" MS Mal
He i 2, en. +
4 “A F; À L « : ; L L “ni CRE L £ P Le L & L La * ne Le ÿ & 4 3 4 4 dus à 15 Ac . L \ : À à x FAT M? A «LD À 242 : Rd - F nées éd dits 7 Là : À à à à ô v à à + # + 20 ati LS : : SŸ c : , à 5 * Ans d hs PE ESS TS CHASER ::: SRE | Pass EN Ka T. RTS CPE I? . sw à EAN 7, TT L ; % ; ré 1e. : ; Pa : s $ Î FA TOR | dé t Û PU | 4 D « 1 ROAD € RME ART c« OCUMESLS PAR RTC CAS DRE CHAR NANEA ET A A GRETA LE TN CENTS TASER Ed penser ah à fn dent à pute 4 TRY ass be ue er dé dd im D fra V sd be $ À ri Ééen'drs tal Ré : auf , 'r L * ? F” LE TG nt * Var "Re f : : À 7 ‘ s} La KR pot 4 6 VE RES en TR, à» n : : #2 R?
| 7 PES Tai ” : / ' 7 CTI », % hi v 4 . k. " rs.
rt rt 2 Ë OZ Leo # Ph j : né. il.» EVE rer A res: if r rt: ci. 4 s 2 t .
< 1 Wii: ur ; AT CPC) TUE 1% Lab Av Pt ta mb vanne pagina 29 hbo ill RL? { À à VAE ; ; | 1) #5 Et Ep lécaih TEE D Is. à : 1 : ' PA , A Le j . Le nt * ur, és F, à « 45 Æ ELLE , 7 À | | FU |
PL e ME
que le parti anglais ; plus audacieux en paroles, il est encore moins efficace dans l’action. Il hésite aussi entre la conception prolétarienne et une autre plus large. Le prolétariat français, n’étant pas encore né, ne pouvait certes se dégager dans la première révolution française, mais il a échoué nettement dans ses tentatives de révolution autonome en 1848 et en 1871. Et depuis il a nourri des partis divisés, incertains, sans force décisive, qui depuis un demi-siècle s’étiolent autour d'une idée fausse.
Passons à l’Italie. Au lendemain de la guerre de 1914- 1918, les partis appuyés sur le prolétariat, socialiste et communiste, semblaient avoir le pouvoir à portée de la main. Ils se sont laissé écraser et disperser facilement par un ancien ouvrier qui a fondé son pouvoir sur la négation de la lutte de classes.
En Allemagne, le prolétariat a tenté une révolution en 1918, une autre en 1923. Ici, l'impuissance des partis construits sur la doctrine prolétarienne apparaît plus cruellement qu'ailleurs. En 1918, le parti socialiste se dérobe, se refuse à la révolution prolétarienne ; il ne se montre ni désireux ni capable de la produire. Ce qui prouve que la doctrine prolétarienne n'est qu’une prétention dans les partis socialistes. Le parti communiste qui en dépit de son cuisant échec de 1923 semble plus cohérent, conscient et violent, s'effondre pourtant sans bruit en 1932. En Allemagne comme en Italie tout cède devant une formule qui nie la lutte de classes.
La Russie, Il n’y a de contrariété entre l’enseignement
: ee | à
2 FA om .
nt, mn
ter Ÿ er , SE re
d’un siècle européen et l'enseignement russe de quelques années, que pour une vue superficielle. La Russie, en 1917, était encore au Moyen Age, elle n’avait atteint que la première des étapes qu’avaient parcourues depuis la Renaissance les principaux États européens : l’étape de la monarchie absolue. Décomposée par une longue guerre malheureuse, elle a soudain parcouru, ou plutôt brûlé, deux ou trois étapes. Les équipes de rechange qui attendaient dans l’ombre du tzarisme, se sont présentées au pouvoir successivement. Comme dans la France de 89, ou l’Angleterre de 1650, mais plus rapidement, les modérés ont cédé aux violents. Le pouvoir s'est trouvé aux mains de l’équipe bolchévique. Cette équipe était nourrie de la doctrine prolétarienne de Marx, qui, née en Europe mais y ayant fait long feu, a semblé trouver un terrain plus favorable en Russie. L'équipe léninienne a enveloppé sa méthode de gouvernement dans le vocabulaire de Marx, elle a même appliqué brutalement et presque entièrement à deux moments les thèses de Marx.
On a cru au triomphe du Marxisme. Mais voyons la réalité. Le prolétariat n’a pas fait seul la révolution russe. [Il y a contribué comme 1l a contribué à toutes les révolutions. D'abord, les équipes révolutionnaires ont bénéficié de l’immense appui de toutes les classes russes, qui dans l’état économique où elles entraient, ne pouvaient plus supporter le régime tzariste. Le grand capitalisme naissant, la bourgeoisie, les intellectuels, la noblesse, les paysans — tous autant que le proléta-
te Tu HE jé 4 + ARR y:
(et ALL AU A RE RERTERNERTAEE Ré LE ti NA | { à X a de ——— - OR ce A td D 0 8 A CD GS à 07 65 ARE EDR GRR YU IN ES ER RS ms Zi s ; |
Fr
ne" 4
riat, considéraient comme insupportable l’absolutisme. N'oublions pas que Lénine ne peut se comprendre sans Kérensky, que Février précède Octobre. Et cela, après la destruction de la société russe par une force extérieure, l’armée allemande, l’armée japonaise (1).
Selon le langage marxiste, on a proclamé la dictature de la classe prolétaire. Mais ce n’est qu'un mot : la masse prolétarienne ne gouverne pas plus sous Staline, à travers le subtil filtrage de la hiérarchie soviétique que la masse bourgeoïse sous les Napoléon, ou à travers les équipes ministrables de la Restauration. Et le prolétariat n’est pas la classe privilégiée : la nouvelle classe privilégiée en Russie est une bureaucratie, une nouvelle classe qui se compose, selon le processus que nous avons indiqué, d’éléments pris partout. Les bolcheviks, intel-
(1) Le nœud qu’on voit toujours se faire entre révolution intérieure et guerre extérieure mériterait une étude particulière. Là encore nous verrions la thèse de la lutte de classes complètement débordée ou controuvée. Toute révolution reçoit de la nécessité de faire face à l’étranger un appoint de force énorme qui facilite l’avènement, puis le maintien des factions extrémistes, jusqu’au jour où celles-ci donnent naissance au despotisme personnel qu’elles portent en germe. Les puritains ont tiré leur force de la lutte contre les Écossais et les Irlandais, de la jalousie contre les Hollandais, de la haine contre les Français — tous sentiments dont les Stuarts prenaient le contre-pied. Et Cromwell fut adoré comme vainqueur des Irlandais encore plus que du Roi. Les Jacobins ont pris le pouvoir à la faveur de l’invasion prussienne, et l’ont gardé dans la guerre perpétuelle jusqu’à le céder à Bonaparte. Lénine a bientôt profité de la défense nationale, Staline en profite plus que jamais. Mussolini et Hitler sont nés de réactions au traité de Versailles. La passion nationaliste fait plus que toute autre pour le triomphe des révolutions et des dictatures qui en découlent.
gi a 00, 0j 4 ns Lies 7 pi rte der Lt AE RS
are ef Pt amis Te
S'ÉRUERRQN ES. L EST PEAERs 2 ES SEM PR SE ER NE PR =
pen
Pete EURE RS ENT ET ie REC
- mn Ce + RS PES SN
lectuels nourris d'histoire, ont prétendu, selon une fausse interprétation de cette histoire, confisquer la révolution russe immense et vague au profit du prolétariat comme ils croyaient qu’on avait fait avant eux pour la bourgeoisie. Mais ils ont seulement créé une nouvelle équipe gouvernementale aussi étroite ou plus étroite que les autres, et une nouvelle classe de privilégiés. Sous ce double cercle, la masse russe (paysans et ouvriers) demeure forcément exclue du pouvoir politique — cette réalité à jamais interdite aux masses. D'autre part, la dictature exercée au nom du prolétariat n'a aboli ni l'existence des classes, ni leur multiplicité. On voit subsister, ou se reformer, les unes en face des autres, au moins trois classes : ouvriers, paysans et bureaucrates. Et cette division tripartite dissimule mal déjà une plus grande variété.
La force prolétarienne ne se dégage pas non plus de facon décisive au Japon, ni en Chine (où les Soviets sont simplement démocrates), ni aux Indes. D'autre part, les États-Unis n’ont encore que de maigres partis prolétariens : ils viennent seulement de découvrir l’activité syndicale, alors que déjà les nouveaux mots d'ordre de collaboration de classe élaborés en Europe passent l'Océan.
Telest le bilan, quatre-vingt-six ans après la parution du Manifeste Communiste où s'inscrit la thèse prolétarienne. En Europe, des révolutions démocratiques ou fascistes faites par toutes les classes ; aucune révolution prolétarienne qui réussisse. En Russie, à peine la révo-
lution démocratique est-elle bloquée sous le nom du prolétariat, que les règles qui excluent les classes intellectuelles du gouvernement, à cause de leur nombre sans cesse renaissant et de leur instabilité, et maintiennent les classes manuelles dans une infériorité relative, manifestent de nouveau leur puissance, et la manifestent même extrêmement.
Que ressort-il de tout cela ? Que le procédé de l’évolution n’est pas ce que croit Marx.
Les formes sont stables. La société présente toujours une hiérarchie. Cercle gouvernant, classe d'appui, double masse des classes intellectuelles et manuelles. Les révolutions renouvellent le contenu mais n’altèrent pas le contenant. Marx croit que d’une révolution à l’autre, il y a un élargissement de la base qui participe au gouvernement et profite des avantages économiques. Mais cela est faux sur le premier point et cela n’est vrai sur le second que sous un aspect tout à fait diffus qui n'est pas celui qu’entendait Marx.
Notre conclusion est-elle donc réactionnaire ?
Nullement. La réaction croit que les révolutions sont inutiles. Nous croyons joyeusement qu’elles sont nécessaires. La réaction s'oppose à de nouvelles révolutions, du moins qui prolongeraient pour quelque côté les précédentes. Nous les voyons en train et nous en réJouissons.
En effet, après la série des révolutions commencées en Angleterre au xvrie siècle et finies en Espagne en
à ‘y : ‘ £ ci à FR ar} A ; ÿ | 4 LME d en? \ : ER RL AU à | he j e UT Æ À CS \ d LE H y ï N L F ’ D mal A c Le td É ne G À à ta ; | Pr d er 4 1 FTP a te , sd clcb Loi Le PATIENCE F - : | VAE ALU 2" s1 AT C4 ' : LCR 7 ai MALO ESA Gant SRE : TR PEN A ES OP PP I AR A 17 , MARNE 701 LU RSS TS ‘ : à \ de ‘ : 2 u n * ? N RESTAN | Fee d ù É : 1 CO 4 } n | .
pa A RARE VA ONE DE
1930, il y a une nouvelle série de révolutions qui chevauche sur la première et qui débute en Russie en 1917. Après les révolutions démocratiques et parlementaires, des révolutions socialisantes et autoritaires.
La révolution qui s’est faite à Moscou, plutôt la première du xx° siècle que la dernière du xix®, à Rome, à Berlin, à Washington, viendra aussi à Paris et à Londres.
Cette révolution pour ne pas être prolétarienne n’en est pas moins profonde. Rendue nécessaire par la ruine de l’économie capitaliste, du système parlementaire, de la civilisation démocratique, elle détruit le complexe des vieilles classes et en crée un nouveau.
Pour ne pas être marxiste, elle ne sonne pas moins le glas pour tous ceux qui ne sont antimarxistes que du point de vue de la conservation de la vieille technique et des vieux privilèges.