IL Y A DEUX GAUCHES
Passons à gauche.
Passons au monde radical et au monde socialiste. Voilà encore deux mondes voisins et solidaires et débordants l’un sur l’autre. Plus égaux par la quantité que les mondes nationalistes. Un peu plus provinciaux que les deux mondes précédents ? Maïs ceux-ci sont aussi fortement provinciaux : alors disons moins parisiens. Et pourtant, la masse des petits bourgeois, des employés, des ouvriers radicaux et socialistes n’est pas négligeable dans l’ensemble du grand Paris — du vrai Paris avec toute sa banlieue — et c’est à Paris qu’elle a sa tête, puisqu'elle tient le gouvernement et remplit les administrations, mais, dans le climat de Paris qui est passionnel et intellectuel, et qui sublime dans la polémique quotidienne, les réalités, et se réduit aux extrêmes antithétiques, elle est prise entre deux mythes, nationaliste et communiste.
Il y a aussi un monde de familles radicales et de familles socialistes, à cheval sur la province et Paris, à cheval sur toutes les classes. Il y a de la bourgeoisie des deux côtés, de la paysannerie des deux côtés, du prolétariat des deux côtés. De la richesse, de la pauvreté, car il y a des riches radicaux ou même socialistes. Le monde des affaires se partage entre les mondes national ou monarchiste, et le monde radical, voire le monde socialiste.
Quelle est la caractéristique du monde radical et du monde socialiste ? C’est un monde plus social que national. C’est un monde de politique intérieure plus qu'extérieure. C’est un monde qui prétend parler plus social que national. En fait, le monde radical n’est guère moins national que les mondes dits nationaux. Le monde socialiste de même. Mais là le nationalisme est plus négatif, plus honteux. Il se veut honteux en face de l’autre qui se veut arrogant en face de lui. Mais à l’occasion il se réveille contre l’anti-nationalisme de certaines fractions socialistes ou en face du communisme. D'ailleurs c'est un monde qui est bien content qu’on l’oblige à discuter du nationalisme. Pendant longtemps, ce monde a prétexté la question cléricale, maintenant il prétexte la question de la guerre et de la paix. Il est bien content qu’on l’oblige à faire du nationalisme mineur contre le nationalisme majeur de la droite, parce qu'’ainsi il peut laisser en sommeil ses prétentions sociales. La masse de gauche ne fait du pacifisme que pour ne pas faire du socialisme. La preuve, c’est qu’elle gagne les élections
à 2 + Dé PACL ES pa TNT aruÉt : ” A 04 re ER dencre A, » + =” = re à cl F1 ss ke :
2 : L 6, LE EE BE s PES 7 . té CNE LL 1 = F PACS] n RE APR Sun rt a etérenur : cri | U 174 à ; ; ACER L :
pré 4 4 DÉS AË mn Lun 7e Pa 405 PP TE En D régner tar de e ra Li 1#} & : 1 L ER Gr 1: reg) ; F à Q UE. À , ad tr F4 { TE A Ki dre L ” : f y VER ; Fi
sur la question de la paix et de la guerre (1924-1952), puis, achoppant sur la question fiscale qu'elle ne peut se résoudre à trancher par le socialisme, elle passe la main au cours de sa législature à la droite (1926-1934) qui l'emporte dans la législature suivante (1919-1928).
Il doit tout de même y avoir quelque chose qui explique la permanence des formations opposées, en dépit de la facilité pour un bon nombre de passer de l’une à l’autre, prouvée par l’alternance des succès électoraux. Ce quelque chose nous expliquera en même temps pourquoi, malgré tout, c’est la gauche en France qui a fait la plupart de nos pauvres lois sociales si arriérées, si insuffisantes, si maladroites qu’elles soient.
Eh bien ! voilà : le monde de droite et le monde de gauche, qui reposent sur les mêmes bases mêlées — géographiques et sociales — participent de la même combinaison politico-économique, mais ils se séparent sur le partage des bénéfices.
En gros, le monde « national » de droite est plutôt celui qui prend les bénéfices économiques, et le monde « social » de gauche les bénéfices politiques. En gros, le monde radical est le monde qui s’attache à la machine politique plutôt qu’à la machine économique. Et le monde socialiste, par les syndicats des employés, fonctionnaires et des ouvriers travaillant dans les grands services publics, aussi. Le monde de gauche, secrètement national, vaguement social, n’est nullement socialiste, encore moins prolétarien. Il est bourgeois et paysan bien plus qu’ouvrier, et très fonctionnaire.
Il y a un troisième monde de gauche, certes, le petit monde communiste. Celui-là est prolétarien, mais nous verrons plus loin que son rôle est limité, comme celui de l'A. F.
Le monde radical et socialiste a besoin des deux choses les plus contradictoires dans le régime : des apparences les plus générales, des réalités les plus immédiates. Il se console avec celles-ci de l’insuffisance de celles-là. C’est le monde des places et des prébendes, des bureaux de tabac et des recettes, des croix et des retraites.
Mais voyez comme toutes les définitions que nous essayons sont insuffisantes tant se dérobe un univers entièrement roublard.
Le monde républicain-national et même le monde monarchiste-national a aussi des croix et certaines places. Et il y a beaucoup de fonctionnaires dans la droite : officiers, professeurs, grands administrateurs. Inversement le monde radical et socialiste touche et participe aux bénéfices économiques, soit par quantité de commerçants et d’industriels qui sont de ses mulitants, soit par les avocats politiques (qui ne sont pas moins nombreux et prospères à droite, d’ailleurs) et tous les fonctionnaires qui concussionnent. Et puis, il y a le monde paysan qui grapille à droite et à gauche.
Ce qui explique l'insuffisance de nos définitions massives, c’est que les deux paires de mondes que nous examinons, tout en s’opposant pour les nécessités du jeu politique parlementaire, se tiennent profondément
mn Dpt éme tone res — rmener aie eme
es
re LES NÉE ee a mme nine pere mer pes em
Ru %
present eerte
: Dames. .
… cils ape = Rs #7 SR Eee s = < pain aanenagho one dasen sou > 9 ITR TEL VAL nie TRES LB PR re Ur Cire
ZE LEA 1 À à 4 ue dl * À L | .
4 bit crc té : st.
ETES “2 , à Je sr Nas y
ABC RM ré Dé Er à < en 137 9 > d ne tres spliere TE % ANT PLAT rever . 120 2 5e + eee 1e rte te renp er arme te Er Eur 2 rente rs = der Ÿ e hs) n + nr à >. +
: ï ÿ | SX) 29 AA II TO TAN I re Pre Li ù es -
Die
= ea
et sont inextricablement emmêlées pour les nécessités du complexe économico-politique.