POSITION DU PROBLÈME
Au premier abord, attaqué par la vivacité du souvenir, l’homme mûr a envie de s’écrier : que la jeunesse soit contre la guerre, il n'y a rien d'autre à penser, à dire.
Mais aussitôt qu'on y regarde d’un peu près, on voit qu'il y a la guerre militaire et la guerre civile, la guerre entre les nations et la guerre entre les partis. Et la guerre civile, c’est le chemin de la révolution. Je pose ici comme postulat que la jeunesse ne peut se refuser à la révolution, quelles que soient les conditions nationales et les conséquences internationales de cette révolution. Et, en effet, beaucoup nient dorénavant la fécondité révolutionnaire d’une guerre entre nations ; mais, en tous cas, ceux-là qui sont le plus passionnément engagés dans cette négation, les communistes, ne veulent pas se priver de l'espoir révolutionnaire qui exige une guerre civile.
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