‹ Socialisme fascisteChapitre 63 sur 103 · PEROU EG MER · texte numérisé non relu

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dans ses maisons, attendant le résultat des coups donnés

par les gardes mobiles, et le 12 suivait mollement la Jeunesse communiste.

Cette jeunesse, mon rêve composait son élan selon un double vœu. Puisqu'était loupé le coup de la Société des Nations, démocratique et parlementaire, je la voulais prête à un nouveau mode d'entente, peut-être plus efficace parce que plus viril, avec les jeunesses nationalistes de Russie, d'Allemagne, d'Italie, de Pologne dans une nouvelle Genève. Je la voulais donc pacifique, parce qu’européenne, parce que soucieuse du salut européen, parce que niant l’inhumanité de la guerre moderne, et en même temps je la voulais sportive, durcie par le sport, revirilisée par le sport, et entraînée à la guerre civile, préparée à la révolution nécessaire dans des formations de combat intérieur.

Je voulais donc la jeunesse guerrière et non guerrière | Mais telle est la vie. Si nous voulons la regarder en face, elle s’offre à nous sous la forme ambiguë d’une contradiction. Mais disons-nous que seuls les imbéciles et les lâches ne voient pas, n’admettent pas la contradiction dans laquelle doit s'engager tout élan; les sincères et les courageux voient dans cet élan même le moyen de sortir du tragique défilé par où il faut d’abord passer. Ils contraignent leur élan en effort réfléchi et 1ls se fient à la vertu résolutive de la sincérité.

Mars 1954.

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